Burgille

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Burgille
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Saint-Vit
Intercommunalité Communauté de communes du Val marnaysien
Maire
Mandat
Thierry Decosterd
2014-2020
Code postal 25170
Code commune 25101
Démographie
Population
municipale
549 hab. (2014)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 07″ nord, 5° 46′ 34″ est
Altitude Min. 199 m – Max. 315 m
Superficie 9,28 km2
Localisation

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Burgille est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Délaissant les rives de l'Ognon et du ruisseau du Moulin de Chazoy trop facilement inondables, la communauté de Burgille s'est établie sur les premiers mouvements de terrain au sud de la rivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenevrey-et-Morogne
(Haute-Saône)
Marnay (Haute-Saône) Ruffey-le-Château Rose des vents
Courchapon N Franey
O    Burgille    E
S
Lantenne-Vertière Lavernay

Toponymie[modifier | modifier le code]

Burgille : Vigilias en 1120 ; Vergylles, Bregillis en 1130 ; Vegeles, Bergelles en 1137 ; Burgillas en 1185 ; Bergilis en 1234 ; Burgilles en 1258 ; Burgeilles en 1308 ; Burgilles en 1314 ; Burgille depuis 1443

Chazoy : Chasoy en 1755

Cordiron : Cordyrum en 1223 ; Cordiront en 1518 ; Courdiron en 1666[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chazoy était une seigneurie de Cordiron.

En 1972, une fusion a réuni les trois villages de Burgille, Chazoy et Cordiron[2].

À Burgille, en 2005, des fouilles géologiques ont mis au jour les vestiges d’une installation romaine du Bas-Empire située à proximité d'une villa occupée du Ier au IVe siècle[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Besançon du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription du Doubs.

La commune faisait partie depuis 1793 du canton d'Audeux[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Vit.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la Communauté de communes des Rives de l'Ognon créée le . Celle-ci a fusionné avec une autre pour former, le la communauté de communes du Val marnaysien, située principalement en Haute-Saône et en partie dans le département du Doubs, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1975 mars 1995 Robert Charles    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[5] en cours Thierry Decosterd DVG Chef d'entreprise retraité
Président de l'ex-CC des Rives de l'Ognon ( ? → 2013)
Président de la CC du Val marnaysien (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6].

Les hameaux de Chazoy et Cordiron, qui sont d'anciennes communes, disposent d'un maire délégué[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 549 habitants, en augmentation de 10,69 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284 291 289 284 273 264 264 264 249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
211 208 227 189 212 202 187 182 168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
163 158 148 132 125 124 128 137 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
106 114 202 231 250 327 390 522 549
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Une salle de convivialité a été réalisée à Burgille avec le concours de l’association BCC Loisirs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détail par hameau[modifier | modifier le code]

Cordiron
  • Château de Cordiron : une tour carrée est le seul vestige du château qui appartenait en 1366 à la famille d’Oiselay. En 1584, on pouvait encore voir un corps de logis avec une grange et une muraille allant le long de la tour avec un pont-levis et un pont gisant.
En 1682, la maison de Bauffremont hérite de la seigneurie de Cordiron. Au XVIe siècle, la tour est utilisée comme prison.
Au XIXe siècle, le château devient une exploitation agricole et subit de nombreux dommages par manque d'entretien.
Depuis le début du XXIe siècle, le château a changé de propriétaire et fait l'objet de diverses campagnes de restauration. Ces travaux de restauration visent à sauver l'édifice de la ruine, et à lui restituer son état d'origine. C'est en effet l'un des derniers châteaux de Franche-Comté qui possède un donjon encore debout et d'une grande valeur historique pour la région. La toiture du donjon est remontée à l'identique en mars 2009, et la façade sud fait l'objet de travaux de maçonnerie visant à la consolider, son état menaçait la ruine. Le logis datant du XVIe siècle est remonté sur deux niveaux, on y accède par un escalier à vis du XVIe siècle. Les traces du pont-levis médiéval sont encore visibles dans le mur d'enceinte qui joint le donjon du XIIIe siècle et le corps de logis Renaissance.
Le château de Cordiron fera l'objet d'une autre campagne de restauration en 2012, avec la pose de portes en chêne aux différentes ouvertures du donjon et la restitution du plafond à la française de la chambre du second étage du donjon.
  • Fontaine lavoir, construite en 1786 et rénovée en 2009, alimentée par une source située en contrebas du château fort[10]. Elle était utilisée par les habitants jusqu'en 1959, année où fut installée l'eau courante au village[11].
  • On trouve aussi des vestiges de villas gallo-romaines.
Chazoy
  • une ferme fortifiée dominée par un donjon du XVIe siècle. Le bâtiment conserve sur sa façade est deux grandes fenêtres Renaissance, à l’ouest une tourelle d’escalier est plaquée contre le mur. La porte d’entrée surmontée d’une tour est d’époque plus récente.
  • Le trésor des Séquanes au château de Chazoy, regroupant 20 000 monnaies évoquant toute l'histoire des échanges humains des origines de l'humanité à nos jours[12],[13].

Détail par types[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques

Villa gallo-romaine du Ier ou IIe siècle, la plus importante de Franche-Comté : substructions de 6 salles, galerie, cour, hypocauste, dallage, clous, tessons, tuiles.

Architecture civile
  • Restes d'une construction XVIe – XVIIe siècle auxquels est accolé le château actuel du XVIIIe siècle.
  • Château du XVIe siècle de Chazoy : donjon carré, transformé en exploitation agricole.
  • Vestiges du château fort de Cordiron, démantelé sous Louis XIV : il subsiste la tour carrée, l'ancienne porte fortifiée, escalier à vis (IMH) et un corps de bâtiment de la fin du XVe siècle. Ce dernier en grande partie en ruine au début du XXe siècle a été en partie reconstruit à l'identique en 2002-2003.
Architecture religieuse

Église de style gothique flamboyant du XVIe siècle : nef unique, chœur rectangulaire, portail plein cintre, clocher-porche du XVe siècle voûté en berceau. Il n'y a pas d'église à Chazoy et Cordiron.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Inrap rapport d'activité 2006 page 77
  4. « Les maires de Burgille », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 25 juillet 2016).
  5. a et b « Thierry Decoster brigue un troisième mandat », L'Est républicain, édition du Doubs,‎ (lire en ligne).
  6. « Burgille : Thierry Decosterd réélu », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Ménage de printemps pour la fontaine-lavoir », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  11. « Aux petits soins de la fontaine lavoir », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  12. « Le trésor des Séquanes » mis à l’honneur par la Fédération des musées », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  13. www.letresordessequanes.fr