Élément natif

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Un élément natif est un minéral composé d'un seul élément chimique, naturellement présent dans la croûte terrestre ou dans d'autres environnements naturels (météorites, notamment). Les éléments natifs constituent, avec les carbures, nitrures, phosphures et siliciures, la première classe des systèmes de classification des minéraux de Dana ou de Strunz.

Les éléments natifs comprennent environ 108 espèces et variétés, réparties en trois sous-classes :

  1. les métaux (argent, cuivre, or, platine) ;
  2. les semi-métaux (antimoine, arsenic, bismuth, tellure) ;
  3. les non-métaux (diamant, graphite, soufre).

Historique de découverte des éléments natifs et civilisations[modifier | modifier le code]

La plupart des éléments natifs sont rares ou très rares, à l'exception de quelques métaux natifs, qui ont joué un rôle important dans la naissance des civilisations. Le fer natif est d'origine météoritique.

Conditions de formations des éléments à l'état natif[modifier | modifier le code]

Extraction et récupération des éléments natifs[modifier | modifier le code]

Exemples[modifier | modifier le code]

Or

L'or est le plus connu des métaux natifs. L'or extrait des mines apparaît la plupart du temps sous forme de pépites, de veines ou de filaments, tous solides. C'est le plus souvent de l'or natif qui est emprisonné dans une matrice de pierre ou de fins grains d'or mélangés à des sédiments ou liés à de la pierre.

Platine

Le platine extrait des mines colombiennes et russes l'est sous forme de pépites ou de petits grains dans des dépôts placer. Il est le plus souvent trouvé sous forme d'alliage avec du fer, de l'iridium, de l'osmium ou du palladium.

Cuivre

Une ancienne civilisation nord-américaine a profité de dépôts de cuivre pour fabriquer des armes, des outils et des objets décoratifs. Elle était établi près du lac Supérieur, où elle avait découvert différents dépôts de cuivre natif. Elle a extrait du cuivre entre -6000 et -3000[1]. Le cuivre était plus utile que l'or, car il est plus solide à l'état solide que l'or et relativement facile à façonner, au contraire du fer météorique.

Fer-nickel

Il y a très peu d'endroits sur Terre où se trouve du fer natif seul[2]. La majeure partie du fer natif sur Terre est du fer météorique (provenant de météorites). Ces météorites se sont formées voici plusieurs millions ou centaines de milions d'années, sont demeurées presque intactes dans le vide interplanétaire et sont tombées sur Terre. Les météorites métalliques sont principalement composées d'alliages de fer-nickel : taénite (qui contient beaucoup de nickel) et kamacite (qui contient peu de nickel). On trouve aussi du fer natif d'origine terrestre dans des contextes extrêmement réducteurs, notamment là où du magma a envahi un gisement de charbon ou de lignite comme à Uivfaq sur l’île Disko (Groënland)[3] ou à Bühl près de Cassel (Land de Hesse, Allemagne)[4].

Autres

Les autres métaux natifs sont présents sur Terre en très petites quantités ou seulement dans certaines curiosités géologiques précises. Par exemple, le cadmium métallique a été découvert en deux endroits seulement (entre autres, dans un bassin où passe la rivière Vilyuy en Sibérie)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thomas C. Pleger, « The Old Copper Complex of the Western Great Lakes », UW–Fox Valley Anthropology,‎ (consulté le 15 août 2007)
  2. (en) http://www.galleries.com/minerals/elements/iron/iron.htm
  3. (sv) Helge Löfquist et Carl Axel Fredrik Benedicks, « Det stora nordenskiöldska järnblocket från Ovifak: Mikrostruktur och bildningssätt », Kungliga Svenska Vetenskaps-Akademiens Handlingar, 3e série, vol. 19,‎ , p. 1-96 ;
    (en) Cyrena A. Goodrich et John M. Bird, « Formation of iron-carbon alloys in basaltic magma at Uivfaq, Disko Island: The role of carbon in mafic magmas », The Journal of Geology, The University of Chicago Press, vol. 93, no 4,‎ , p. 475-492.
  4. (de) Paul Ramdohr, « Neue Beobachtungen am Bühl-Eisen », Sitzungsberichte der Deutsche Akademie der Wissenschaften zu Berlin, série : Klasse für Mathematik und allgemeine Naturwissenschaften, vol. : Jahrgang 1952, no 5,‎ , p. 9-24.
  5. (en) Michael Fleischer, Louis J. Cabri, Georg Y. Chao et Adolf Papst, « New Mineral Names », American Mineralogist, vol. 65,‎ , p. 1065-1070 (lire en ligne) [PDF]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]