Autunite

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Autunite
Catégorie VIII : phosphates, arséniates, vanadates[1]
Autunite sur granite - Les Oudots France

Autunite sur granite - Les Oudots France
Général
Classe de Strunz 8.EB.05
Formule chimique Ca(UO2)2(PO4)2 • 10-12 H2O
Identification
Masse formulaire 986,26 uma
Couleur jaune, jaune verdâtre, vert pâle, vert sombre, vert jaunâtre.
Classe cristalline et groupe d'espace ditétragonale dipyramidale,
Système cristallin quadratique
Réseau de Bravais Centré I
Macle Rare par interpénétration sur {110}
Clivage parfait à {001}, mauvais à {010} et {100}
Cassure irrégulière
Habitus Tabulaires, carré, octogonal, rectangulaire; Massif terreux.
Échelle de Mohs 2 - 2,5
Trait jaune pâle
Éclat vitreux à mat
Propriétés optiques
Indice de réfraction nα=1,553 nβ=1,575 nγ=1,577
Pléochroïsme aucun
Biréfringence Δ=0,024 ; biaxe négatif
Dispersion 2 vz ~ 10° à 53°
Fluorescence ultraviolet Verte sous UV
Transparence Transparent, translucide
Propriétés chimiques
Densité 3,1 - 3,2
Fusibilité Fond assez facilement en meta-autunite
Solubilité Dans l'acide nitrique
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité 86,4 Bq/g
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'autunite est une espèce minérale composée de phosphate d'uranium et de calcium hydraté, de formule Ca(UO2)2(PO4)2 • 10-12 H2O mais pouvant contenir des traces de baryum et de magnésium.

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

L'autunite a été découverte (mais non décrite) par Joseph-François de Champeaux[2] en 1799[3].

Décrite par Henry-James Brooke et William Hallowes Miller en 1852[4], elle tire son nom de la localité type, Autun en Saône-et-Loire (France)[5]. Jöns Jacob Berzelius l'avait en fait déjà décrite en 1819, partiellement, sous le nom de sel à base de chaux, où l'oxide d'urane joue le rôle d'acide[6].

Topotype[modifier | modifier le code]

L'Ouche d'Jau, (ou la mine Renaudiots, Les Rouaux, La Troche), Saint-Symphorien-de-Marmagne, Autun, Saône-et-Loire, Bourgogne, France.

Synonymie[modifier | modifier le code]

Il existe pour cette espèce plusieurs synonymes[7] :

  • calcium-autunite ;
  • calco-uranite (Breithaupt)[8] ;
  • lime-uranite (anglicisme).

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

L'autunite sert de référence à un groupe de minéraux isostructuraux, qui porte son nom.

Groupe de l'autunite (ou groupe de la torbernite)

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 7,009 Å, c = 20,736 Å, Z = 2 ; V = 1 018,68 Å3.
  • Densité calculée = 3,22

Gîtologie[modifier | modifier le code]

Minéral d'altération de la zone d'oxydation des gisements de minéraux uranifères (Pechblende/Uraninite). Dans les filons hydrothermaux et les pegmatites.

Utilité[modifier | modifier le code]

Minéral commun qui est un minerai d’uranium.

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Allemagne

Drapeau des États-Unis États-Unis

Drapeau de la France France

Remarque sur la radioactivité[modifier | modifier le code]

La couleur et la cristallisation attrayante de ce minéral le font rechercher par les collectionneurs. Toutefois comme beaucoup de minéraux hydratés l'autunite se transforme avec le temps en perdant ces molécules d’eau en meta-autunite (it) (pseudomorphose). Les collectionneurs doivent être conscients du fort taux de radioactivité de ce minéral tant dans la manipulation que dans le stockage ou l’exposition[12].

Galerie et fluorescence[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Jean-Philippe Passaqui, « Un ingénieur des mines au parcours original : Joseph François de Champeaux » [PDF] (consulté le 2 mai 2017).
  3. « "L'effet radiant" en Saône-et-Loire, il y a un siècle », article de Lucien Taupenot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 112 de décembre 1997, pages 19 et 20.
  4. Brooke, H.J. and Miller, W.H. (1852) Introduction to Mineralogy by Wm. Phillips, London, 1823. New edition by Brooke and Miller. 8vo, London: 519
  5. MINER Database von Jacques Lapaire - Minéraux et étymologie
  6. Berzelius, J.J. (1819) Nouveau système de Minéralogie. Translated from the Swedish. 8vo, Paris: 295.
  7. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  8. Manuel de minéralogie, Volume 2 Par Alfred Des Cloizeaux p. 479 1893
  9. Wittern: "Mineralfundorte in Deutschland", 2001
  10. Lasmanis, R. et al (1990): Metal Mines of Washington-Preliminary Report
  11. Le Règne Minéral, Hors Série IV (1998)
  12. http://www.minerals.net/resource/property/radioact.aspx

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]