Microscopie en lumière polarisée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Un microscope polarisant d'étude. La platine mobile permet de visualiser pléochroïsme en lumière naturelle polarisée et biréfringence en lumière polarisée analysée.


Le microscope polarisant, ou microscope polariseur analyseur est un microscope optique muni de deux filtres polarisants, appelés polariseur et analyseur. Il est utilisé en pétrographie pour l'observation et l'identification des minéraux dans les roches. Le principe de fonctionnement repose sur l'utilisation d'un faisceau de lumière polarisée (par le polariseur). L'échantillon de roche à observer est préparé afin d'obtenir une lame mince, c'est-à-dire que la roche est coupée en un fin bloc collé sur une lame de verre, l'ensemble étant aminci par polissage jusqu'à une épaisseur de 30 micromètres précisément[1].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Lame mince de granite observée au microscope en lumière polarisée.

La lumière ordinaire (naturelle ou artificielle) est une onde électromagnétique qui vibre dans toutes les directions dans un plan perpendiculaire au trajet de propagation. Lorsque cette lumière traverse un filtre particulier — filtre polarisant — elle ne vibre que dans une seule direction, cette lumière est appelée lumière polarisée.

Pour visualiser le plan focal arrière de l'objectif, on utilise une lentille de Bertrand placée entre l'oculaire et l'analyseur[2],[3].

Dans la plupart des minéraux, suivant la direction de polarisation, la lumière n'aura pas la même vitesse. Lorsqu'un rayon lumineux pénètre dans un cristal, il se dédouble en deux rayons de polarisation différente qui se propagent avec une vitesse différente, c'est la biréfringence. On peut aussi décrire ce phénomène comme une rotation de la polarisation. Le filtre analyseur placé après l'échantillon sélectionne à nouveau les rayons lumineux selon leur polarisation, ainsi, selon la quantité dont a tourné la polarisation (donc selon la nature des cristaux), ceux-ci apparaissent plus ou moins lumineux, voire de couleurs différentes. Certains cristaux sont quasiment isotropes et ne provoquent pas de biréfringence (notamment les cristaux cubiques), et peuvent être facilement distingués des cristaux anisotropes.

À l'aide d'un compteur de points qui déplace la lame mince selon un pas constant à la surface de la platine du microscope, on peut connaître la proportion de chaque minéral dans la roche, et, par là, sa composition minéralogique quantitative.

Le microscope polarisant permet également d'analyser la disposition des minéraux entre eux, de déterminer leur ordre de cristallisation, d'observer leur arrangement selon des plans ou des alignements, de mettre en évidence la structure de la roche.

Certains minéraux restent opaques en lame mince (surtout les minerais), on utilise alors un microscope métallogénique, où la lumière pénètre dans le microscope après réflexion sur la surface polie du minerai.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La précision atteinte est en général meilleure que 0,1 µm sur une lame de taille typique 4 à 5 cm de long sur 2 à 3 cm de large. Cette erreur n'est généralement pas aléatoire en répartition géométrique, mais représente plutôt l'effet d'un très léger défaut de paraléllisme des faces. Quant à la justesse de l'épaisseur de la lame, 30 µm, elle dépend de la présence de minéraux indicateurs, comme le quartz:, mais s'évalue en général vers ±0,5 µm à ±1 µm. Références : communications personnelles de quelques litholamelleurs en laboratoires de recherche académiques.
  2. univ-lemans.fr/enseignements/physique.
  3. ENP Chabou - Observation des minéraux anisotropes en lumière convergente

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Traité de technique minéralogique et pétrographique, Volume 1 Traité de technique minéralogique et pétrographique, Alfred Monnier" Auteurs: Louis Duparc, Francis Pearce, Alfred Monnier, Éditeur: Veit & Comp. Editeurs, 1907
  • "Manuel de pétrographie microscopique: Lʼemploi du microscope polarisant. Caractères optiques des minéraux des roches taillés en lames minces. Leur détermination Manuel de pétrographie microscopique" Auteurs: Léon Bertrand, Marcel Roubault, Éditeur J. Lamarre, 1936
  • animations et explications sur les différents types de microscopes, dont le champ sombre et le contraste de phase (Université Paris Sud)

Voir aussi[modifier | modifier le code]