Michael Collins (film)

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Michael Collins
Réalisation Neil Jordan
Scénario Neil Jordan
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 128 min
Sortie 1996

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Michael Collins est un film américano-britannico-irlandais de Neil Jordan, sorti en 1996.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film relate l'épopée de la lutte pour l'indépendance de l'Irlande au début du XXe siècle.

La puissante Angleterre a toujours connu la contestation de la part de sa plus proche colonie, l'Irlande. Pendant 700 ans, les révoltes ont été jugulées. Mais en 1916, une rébellion éclate à Dublin, qui changera le cours de l'histoire. Cette rébellion dite Insurrection de Pâques échouera dans le sang, mais un jeune homme qui y participa décida qu'elle était le dernier échec des Volontaires Irlandais. L'artisan de cette révolte, un homme de l'ombre voué à son pays, s'appelait Michael Collins.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le personnage de Ned Broy, inspiré de l'agent double Eamon Broy (en) (de son nom) et de "l'espion du château" David Neligan (en) (par son travail au Castle, le château, à Dublin, qui était le siège du pouvoir britannique) est arrêté, torturé et tué par la Dublin Metropolitan Police (DMP), police de Dublin. Ses modèles eurent toutefois plus de chance : le premier devint membre de la Garda Síochána (police irlandaise), puis plus tard, président du comité olympique d'Irlande, le second chef de la DMP après l'indépendance.
  • Harry Boland est présenté comme participant activement à la bataille de Dublin de 1922. En réalité, il fut grièvement blessé lors de son arrestation à son hôtel par des soldats de l'Armée nationale irlandaise. Il mourut à l'hôpital quelques jours après.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Avant même que le film ne sorte sur les écrans, le sujet qu'il présentait fut la cible de nombreuses critiques de la presse, irlandaise et surtout anglaise. Un éditorial du Daily Telegraph demanda à interdire le film, tandis que The Times titrait « Le tueur glorifié », et le Daily Express parlait de manipulation. Le film et son réalisateur furent même accusés d'affaiblir le processus de paix en Irlande du Nord[1]. En Irlande, même si certains reprochèrent au film de rouvrir de vieilles blessures qu'il valait mieux laisser fermées, Michael Collins est devenu le film rencontrant le plus gros succès lors de sa sortie[1], n'étant battu que par Titanic, sorti l'année suivante[2]. D'une manière générale, le film a reçu des critiques positives, mais a été légèrement critiqué pour quelques inexactitudes historiques[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre Joannon, « Une tragédie irlandaise », Le Monde diplomatique,‎ , p. 29 (lire en ligne)
  2. (en) « Between Irish National Cinema and Hollywood: Neil Jordan’s Michael Collins » [PDF] (consulté le 30 septembre 2010)
  3. Flynn, Roderick and Patrick Brereton. "Michael Collins", Historical Dictionary of Irish Cinema, Scarecrow Press, 2007. Page 252. (ISBN 978-0-8108-5557-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]