Melay (Saône-et-Loire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Melay.
Melay
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Marcigny
Maire
Mandat
Jean-Claude Ducarré
2014-2020
Code postal 71340
Code commune 71291
Démographie
Gentilé Mélayots, mélayotes
Population
municipale
975 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 52″ nord, 4° 01′ 04″ est
Altitude Min. 245 m – Max. 353 m
Superficie 36,5 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Melay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Melay
Liens
Site web www.mairie-melay.fr

Melay est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

C'est l'une des six communes du département de Saône-et-Loire située sur la rive gauche de la Loire (à l'ouest du fleuve dans cette partie de son cours).

Géographie[modifier | modifier le code]

Melay fait partie du Brionnais. Elle est traversée par le canal de Roanne à Digoin et par la Loire. Roanne est 25 km et Marcigny à 10.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenay-le-Châtel Artaix Saint-Martin-du-Lac Rose des vents
N Iguerande
Briennon
(Loire)
O    Melay    E
S
Vivans
(Loire)
Noailly (Loire) La Bénisson-Dieu
(Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la tradition des fêtes patronales, Melay organise chaque année son désormais célèbre défilé de chars du 15 août. Cette manifestation attire une foule de plus en plus nombreuse, venant des quatre coins de la région.

Dans la nuit du 19 au 20 mars 1943, un avion Lysander atterrissait venant d'Angleterre, piloté par le Flight Lieutenant John Bridger DFC. Il déposait trois grands résistants français : Jean Moulin, unificateur de la Résistance ; le général Delestraint, chef de l'Armée secrète et Christian Pineau, chef du réseau « Phalanx »[1]. Le même avion ramenait à Londres Paul-Jacques Kalb[2] (alias « Jacques d'Alsace »[3]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 juin 1995 Jacques Myskowski DVD  
juin 1995 en cours Jean-Claude Ducarre DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 975 habitants, en augmentation de 8,09 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 608 2 032 1 663 1 847 1 918 1 966 1 892 1 990 2 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 953 1 998 2 016 1 963 1 962 1 976 1 930 1 870 1 841
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 746 1 703 1 630 1 396 1 291 1 257 1 248 1 085 1 082
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 053 1 015 900 876 819 820 828 933 975
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Structure et évolution récente de la population[modifier | modifier le code]

Du recensement de 2008 à celui de 2013 la population passe de 872 habitants à 975[8], elle a augmenté de 103 habitants (soit + 11,7 %). La tranche d'âge des moins de 30 ans a un effectif de 345 soit 34,4 % de la population , c'est celle qui a le plus augmenté ; Les 30-60 ans sont 302, soit une quasi stabilité (298 en 2008), et la tranche des plus de 60 ans a un effectif de 245, en légère progression (238 en 2008).

Les personnes "actives",  ayant entre 15 et 64 ans, sont 552 (soit 79,2 % de leur tranche d'âge).

Logements[modifier | modifier le code]

Il existe sur le territoire communal 510 logements, dont 408 résidences principales, 44 résidences secondaires et 58 logements vacants . 487 logements sont des maisons individuelles et 23 des appartements. 55,2 % des résidences principales ont été construites avant 1919.

57,1 % des ménages occupant leur résidence principale l'habitent depuis 10 ans ou plus.

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le nombre d'actifs résidant dans la commune est de 406 (317 salariés et 89 non salariés). Le nombre d'emplois dans la commune est de 135. Sur ce dernier nombre 66 sont des salariés et 69 des non-salariés.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football : Association Sportive Melay Iguerande.
  • Club de judo : Judo-club Melay Le Dragon.

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Reconstruite au XIXe siècle, l'église d'origine date du XIe siècle. Le clocher date de la fin du XIIe siècle. L'ancienne église avait pour patrons alternatifs l'abbé de Saint-Rigaud de Ligny et le prieur d'Anzy-le-Duc[9]. Sa restauration vient de s'achever[10].

Le clocher, le chevet[modifier | modifier le code]

Le premier agrandissement de l'église est de 1696-1705. En 1733 a été finie la réparation du clocher qui consistait à refaire les murs est et ouest, les deux arc-boutants du côté à midi, à refaire les voûtes du chœur et du clocher : le tout aux dépens de Mme l'Abbesse de la Bénisson-dieu et de May, curé Bardet. L'abbesse était Marie Thiard de Bragny. En 1856 l'église, devenue insuffisante pour la population, fut démolie, reconstruite et agrandie dans le cimetière, côté nord. Le clocher seul fut conservé. En 1877-78 elle fut encore agrandie de deux travées, la grande porte transportée d'occident en orient, ce qui a nécessité la construction du perron actuel, bâti en 1901, par les soins de M. l'abbé Gauthier.

Les cloches[modifier | modifier le code]

Avant 1789 le clocher possède deux cloches : l'une disparait durant la révolution et l'autre est remplacée. Les deux cloches actuelles sont installées au XIXe s. l'une, la plus petite, en 1842, son poids est 350 kg, a été fabriquée par Gédéon Morel, fondeur ; elle est ornée de fleurs et feuillages. La grosse cloche a été fondue en 1858. Elle est signée "Burnichon", fondeur à Coutouvre (Loire). Elle pèse 1 200 kg, elle est faite d'un alliage de 22 % d'étain et de 78 % de cuivre. Outre des motifs décoratifs y figure l'inscription "M. Compagnot, curé, M. Allemontière, maire, Marraine : Marie-Charlotte-Elisabeth De Beranger, comtesse De Vogue, Parrain : Charles-Louis, Comte de Vogue".

L'intérieur[modifier | modifier le code]

L'église comprend une nef de sept travées et deux bas-côtés. Il n'y a pas de transept. Le nef se prolonge par une abside centrale et les deux bas-côtés par des absidioles latérales. D'importants travaux ont été réalisés tout au long du XXe siècle[11] : en 1928 électrification, en 1954 réfection de la flèche du clocher, en 1973 restauration du clocher qui a été foudroyé, de 2011 à 2012 rénovation intérieure, vitraux modernes.

les chapiteaux[modifier | modifier le code]

Les huit chapiteaux du chœur permettent d'affirmer que cette église appartient aux églises romanes du Brionnais. Le Centre d'études des patrimoines, indique que cinq de ces chapiteaux ont été réalisés par l'atelier de Neuilly-en-Donjon[12].

Les vitraux[modifier | modifier le code]

Le vitraux comprennent des vitraux du XIXe siècle et des vitraux modernes (Jeanne d'Arc, Sainte Cécile et Saint-Joseph) ; ils sont signés Sylvie Carayol Renard, Nantes, 1989.

La statuaire[modifier | modifier le code]

Plusieurs statues en plâtre polychrome se style Saint-Sulpice sont en bon état, présentent dans autres autels latéraux et dans les absidioles.

Autres Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Maulevrier.
Le château fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 24 janvier 1991[13]. Seules les façades et toitures, y compris les soubassements, les fossés, le pont dormant, l'escalier tournant et porte à claire-voie du XVIe siècle sont inscrits.
  • Motte de Bagneaux ; dernier vestige de la maison forte qui se dressait en ces lieux. Citée en 1223[14], la maison est la possession des Semur puis des Baignaux. La maison forte est mentionnée en 1343[14]. Elle est pillée vers 1380[14]. Elle est, au XVe siècle[14], la possession de la famille d'Esserpens et passe, en 1566[14], par mariage aux la Guiche. Andrault de Langeron, marquis de Maulévrier (château de Maulevrier), achète la seigneurie en 1670[14] ; le château n'étant plus habité à cette date.
  • Espace du Pressoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Christian Pineau », sur Biographies des Compagnons de la Libération (consulté le 16 août 2015).
  2. Michel Souillat, « Melay. Zoom sur Paul-Jacques Kalb, un personnage historique. », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne). Cet article cite comme source : Gilles Moreau, Crashs en Saône-et-Loire 1939-1945, les Nouvelles éditions du Creusot Arts et lettres, .
  3. François Igersheim, « L’Alsace et la Lorraine à Londres et Alger : de la BBC à la Libération 1940-1944 », Revue d'Alsace, no 136,‎ , p. 199-273 (lire en ligne).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « INSEE dosiier complet commune de Melay (71291) », sur INSEE.fr, (consulté le 12 décembre 2016)
  9. « Monographie des communes du Charollais et du Brionnais : département de Saône-et-Loire par FMD », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 12 décembre 2016)
  10. Restauration effectuée avec le concours de l’État, du département, de la commune, de la Fondation du Patrimoine et de donateurs. Au sujet de cette restauration, lire : « Trois brionnaises vêtues de neuf : les églises de Baugy, Melay et Saint-Martin-de-Lixy », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 177 de mars 2014, pages 21 à 23.
  11. Association paroissiale "l'église de Melay historique des travaux" fiche d'information présente dans l'église.
  12. Centre international d'Etudes des patrimoines culturels "église de Melay" dépliant mis à disposition des visiteurs dans l'église ; C.E.P. Saint-Chritophe-Brionnais, non daté.
  13. « Château de Maulévrier », notice no PA00113545, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a, b, c, d, e et f Jean-Marie Jal, Les châteaux du Brionnais Xe – XVIIIe siècle Histoire et patrimoine rural en Bourgogne du Sud no 7, Les Éditions du Centre d'études des patrimoines - Pays Charolais-Brionnais, Saint-Christophe-en-Brionnais, 2013, (ISBN 979-10-91041-01-0), p. 44.

Liens externes[modifier | modifier le code]