Iguerande

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Iguerande
Église Saint-Marcel d'Iguerande.
Église Saint-Marcel d'Iguerande.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Chauffailles
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Semur-en-Brionnais
Maire
Mandat
Isabelle Lagoutte
2014-2020
Code postal 71340
Code commune 71238
Démographie
Population
municipale
1 005 hab. (2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 22″ nord, 4° 04′ 46″ est
Altitude Min. 245 m – Max. 425 m
Superficie 21,43 km2
Localisation

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Liens
Site web iguerande.fr

Iguerande est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation

Iguerande est située à la limite sud du département de Saône-et-Loire, à environ 35 km au sud de Digoin et Paray-le-Monial, et à 18 km au nord de Roanne (Loire). Le bourg d'Iguerande se trouve sur la rive droite de la Loire et est traversé par l'axe routier secondaire qui mène de Roanne à Nevers en suivant la Loire, via Digoin[1].

C'est la seule commune du département de Saône-et-Loire dont le territoire est à cheval sur la Loire. Si le bourg est situé sur la rive droite (à l'est du fleuve), le hameau d'Outre Loire, le bien nommé, est situé sur la rive gauche (à l'ouest du fleuve).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-du-Lac Saint-Julien-de-Jonzy Rose des vents
N Mailly
Fleury-la-Montagne
O    Iguerande    E
S
Melay Briennon (Loire) Saint-Pierre-la-Noaille
(Loire)

Iguerande fait partie du pays traditionnel du Brionnais.

Site et économie

La commune d'environ 1 000 habitants, dotée d'une économie d'élevage, de services, d'artisanat et de loisirs, s'étend sur sept collines qui dominent la vallée de la Loire.

Bâtis sur l'un des sept coteaux verdoyants qui bordent la rive droite de la Loire, le bourg d'Iguerande occupe un site pittoresque d'où l'on découvre un beau panorama sur les Monts de la Madeleine.

Hameaux
  • la Motte - Charancy -
  • le Champceau[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Iguerande vient du toponyme gaulois *equoranda[3] dont la dérivation la plus fréquente en français est Ingrandes. Equoranda signifiait fondamentalement limite et correspondait souvent à la frontière entre deux peuples gaulois.

Iguerande se trouvait en effet à la limite entre les Eduens et les Ségusiaves, devenue ensuite limite entre les cités gallo-romaines d'Autun (Augustodunum) et de Feurs (Forum Segusiavorum), puis entre les diocèses chrétiens correspondants, enfin, en 1790, entre les départements de Saône-et-Loire et de la Loire.

Il est aussi probable que l'origine du nom vient de « aigue » ancien français eau dérivé du latin et randa « bord ». Donc les bords de l'eau (la Loire).

Histoire[modifier | modifier le code]

Iguerande a une histoire très ancienne comme le prouvent les objets mis au jour lors de la construction de la voie ferrée en 1880 : hache polie en porphyre vert, outils en silex, etc. que les spécialistes datent de 50 000 ans av. J.-C.

À l'époque gauloise, Iguerande devait être une sorte de poste frontière des Eduens (voir Toponymie). Certaines sources évoquent le peuple gaulois des Brannovii (origine du nom du Brionnais) qui occupait les territoires entre Marcigny et Charlieu. Ce peuple était très lié aux Eduens[4].

À l'époque gallo-romaine, la région était traversée par la voie romaine reliant Autun à Feurs.

Au Moyen Âge, la paroisse fut placée sous le patronage du prieuré bénédictin de Marcigny (fin XIe siècle).

Totalement restaurée en 1977-78, l'église romane des XIe et XIIe siècles est le seul reste du prieuré, qui a été détruit pendant la Révolution ; à l'intérieur, ses curieux chapiteaux et modillons sculptés attirent l'attention et suscitent une activité touristique estivale importante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Isabelle Lagoutte    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 005 habitants, en diminution de -0,79 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 241 1 255 1 328 1 666 1 732 1 614 1 616 1 681 1 750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 730 1 852 1 843 1 793 1 818 1 861 1 787 1 703 1 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 652 1 706 1 553 1 350 1 282 1 267 1 214 1 118 1 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 122 1 078 1 033 1 026 921 917 988 1 007 1 005
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Histoire
Remarquable église romane aux pierres jaunes, l'église d'Iguerande, consacrée à saint Marcel, est une des principales églises du Brionnais. Elle est construite à la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle ; sur le plan de la hiérarchie ecclésiastique, elle est placée en 1088 sous le patronage clunisien de la Prieure de Marcigny. Elle a été restaurée par la Direction des monuments historiques à la fin des années 1970.

L'intérieur :
L'église d'Iguerande, de plan cruciforme, est dite « à nef obscure », comme les églises de Varenne-l'Arconne et de Saint Germain-en-Brionnais, qui sont dépourvues de fenêtres hautes. Elle comporte une nef principale à trois travées, flanquée de deux bas-côtés, un transept saillant, une triple travée de chœur, une abside centrale et deux absidioles semi-circulaires en retrait. Les travées de la nef sont voûtées en plein cintre, séparées par les arcs doubleaux à double rouleau. Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes et communiquent avec la nef par de grandes arcades en plein cintre. Une belle coupole octogonale sur trompes s'élève à la croisée du transept. Les piliers sont de plan carré, cantonnés de demi-colonnes engagées, surmontées de chapiteaux sculptés ornés de motifs végétaux ou de personnages fantastiques.

L'extérieur :
L'église d'Iguerande présente un aspect robuste et massif. Le clocher est de plan carré et comporte deux étages de baies séparés par une corniche. L'étage supérieur est le plus orné. Il est percé, sur chaque face, de deux baies géminées. Le clocher est couvert d'une pyramide à faible pente et à tuiles creuses. Le portail occidental est surmonté d'un tympan nu, encadré par une archivolte composée d'un gros tore retombant latéralement sur deux colonnes à bases et chapiteaux sculptés de motifs végétaux, notamment de grenades, fruit symbole de l'immortalité.

  • Le musée « Reflet... brionnais »

Musée situé à deux pas de l'église et rassemblant depuis sa création par Louis Chandon et son ouverture en 1997 une collection d'objets (répartis sur trois niveaux) ayant été le témoin de la vie d'une famille brionnaise d'avant la Première Guerre mondiale[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'axe principal est la RN 7, via Moulins
  2. Dictionnaire topographique de la France, CTHS.Paris 2009.
  3. Cf. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, PUF, 1969, coll. Que sais-je ?, p. 40. Il s'agit d'un terme reconstitué, d'où la marque *.
  4. Cette situation un peu compliquée demanderait à être clarifiée.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Centre international d'Études des Patrimoines culturels du Charolais-Brionnais, Documentation "Circuit des églises du Brionnais"
  10. « Le "Reflet...brionnais" d'Iguerande », article de Claude Elly paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 179 de septembre 2014, pages 14 à 17.
  11. Troisgros démarre une nouvelle campagne

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]