La Bénisson-Dieu

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La Bénisson-Dieu
La Bénisson-Dieu
L'église vue du sud-est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
Alain Godinot
2020-2026
Code postal 42720
Code commune 42016
Démographie
Gentilé Bayerot [1]
Population
municipale
418 hab. (2018 en diminution de 3,24 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 03″ nord, 4° 02′ 46″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 344 m
Superficie 11,12 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Roanne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charlieu
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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La Bénisson-Dieu

La Bénisson-Dieu est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est membre de l'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bénisson-Dieu est baignée par la Teyssonne.

Les restes préhistoriques d'un Anthracotherium ont été découverts sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Melay (Saône-et-Loire) Rose des vents
N
O    La Bénisson-Dieu    E
S
Noailly Briennon

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Bénisson-Dieu est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est tiré du latin Benedictio Dei, signifiant « la bénédiction de Dieu »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chanoine Jean-Marie de la Mure dans son Histoire du Forez (1674) rapporte les premiers éléments historiques. L'histoire de la Bénisson-Dieu prend source lors de la fondation de l'abbaye le par Albéric, disciple de Bernard de Clairvaux. Le site présente alors les caractéristiques classiques pour la fondation d'une abbaye cistercienne. Une abbaye est érigée avec son église abbatiale.

Vers 1500, l'abbaye est gérée sous forme de commende et Pierre de la Fin lui adjoint un clocher fortifié ainsi qu'une flèche surplombant le chœur.

Le , l'abbaye d'hommes, ruinée par les guerres, devient une abbaye de femmes avec à sa tête Françoise de Nérestang, fille de Philibert de Nérestang ancien ligueur, rallié antérieurement au Roi de France Henri IV assassiné en 1610. L'abbaye en ruine est alors restaurée, remaniée et dotée d'une chapelle baroque achevée en 1651.

Sous la Révolution, l'abbaye ruinée est évacuée. Ses bâtiments sont vendus et les bâtiments conventuels démantelés pour servir de carrière de pierres. Quelques années plus tard, l'église est rachetée par les habitants et devient l'église paroissiale. La Bénisson-Dieu n'était alors qu'un hameau situé sur la commune de Briennon. Le , le roi Louis-Philippe érige la commune de La Bénissons-Dieu en définissant les limites sur les communes voisines de Noailly à l'Est et Briennon à l'Ouest.

L'abbé Dard a écrit une histoire très complète de l'abbaye. Publiée en 1880, une réédition est disponible sur place[8].

Lors de la révolution industrielle du XIXe siècle, la commune se développe et se dote d'une activité de fabrication de briques et tuiles qui s'arrête au milieu du XXe siècle. L'activité agricole se transforme passant alors de la polyculture à l'élevage bovin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1948 1973 Victor Charrier    
1973 1977 Charles Crétin    
1977 1989 Jean Grdjan    
1989 1995 Daniel Durand    
1995 2018 Jean-Luc Favard    
2018 mai 2020 Jean-Paul Grouiller    
mai 2020 En cours Alain Godinot [9]   Artisan

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 418 habitants[Note 3], en diminution de 3,24 % par rapport à 2013 (Loire : +0,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
651660658692714763703648647
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
595562569603506551555563393
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
406357369364402391444444444
2008 2013 2018 - - - - - -
444432418------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye de la Bénisson-Dieu est une abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle. De l'église abbatiale, il ne reste plus qu'une nef centrale intégrée dans l'église paroissiale actuelle. C'est une construction typique de la période de transition roman-gothique. Elle présente des fresques, des statues, des sculptures et des vitraux anciens en grisaille avec une jolie rosace. Une chapelle baroque date du XVIIe siècle. Des visites guidées existent.
  • Le village compte de belles maisons construites en pierres jaunes en pisé (voir la maison notariale au centre du village). Toujours dans le centre du village, quelques maisons montrent leurs murs montés à partir de tuiles de rebut, souvenir de l'activité tuilière dont un autre vestige est la cheminée de la briqueterie Boiron encore visible dans le village.
  • Sur les hauteurs et au sud du bourg, le château de Montcorbier et le château de Montaudry construits par la famille Godinot au XIXe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/loire-42
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  7. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 320.
  8. Voir le site
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Jean Etèvenaux, Les grandes heures de Lyon, Paris, Editions Perrin, , 572 p. (ISBN 978-2-262-07636-8), p. 201.
  15. Nicolas Truong, « La France des “contre-sociétés” et des “oasis” », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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