Maurice Sendak

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Maurice Sendak
Defaut 2.svg
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Danbury, États-Unis
Nom de naissance
Maurice Bernard Sendak
Nationalité
Activité
Formation
Influencé par
Père
Philip Sendak (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Frère
Jack Sendak (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Œuvres réputées

Maurice Bernard Sendak, né le à Brooklyn à New York et mort le à Danbury dans le Connecticut[1], est un auteur et illustrateur de littérature d'enfance et de jeunesse, célèbre pour son album Max et les maximonstres publié en 1963.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'immigrants juifs-polonais, Maurice Sendak grandit à Brooklyn, New York. Enfant souffreteux, Sendak décide de devenir un illustrateur pour enfants sous l'influence du film de Walt Disney Fantasia à l'âge de douze ans. Ses dessins sont d'abord publiés dans un livre d'histoire de 1947 intitulé Atomics for the Millions, et il passe les années 1950 à se faire un nom comme illustrateur prolifique de livres pour enfants, écrits par des auteurs classiques ou contemporains.

Son premier album en tant qu'auteur-illustrateur parait en 1956 : Kenny’s Windows (Harper). Il a été traduit en français sous le titre La Fenêtre de Kenny en juin 2016 (éditions MeMo).

Il rencontre le succès international avec Max et les maximonstres (Where the Wild Things Are), bien que les représentations de monstres aux dents pointues inquiètent les parents lors de la sortie de l'album. L'attirance de Sendak pour les aspects sombres, transgressifs, cauchemardesques de l'imaginaire enfantin a fait de lui un sujet de controverse dans certains pays.

Son album incontournable de 1970, Cuisine de nuit (In the Night Kitchen) a régulièrement subi la censure parce qu'il présente des images d'un petit garçon gambadant nu en toute innocence tout le long de l'histoire ; le livre a été interdit dans plusieurs pays, et une rumeur prétend qu'ailleurs il a été retouché et édité avec le jeune héros pourvu de couches. Ce n'est cependant qu'une légende urbaine. (Cuisine de nuit apparaît régulièrement sur la liste des « livres les plus fréquemment contestés et interdits » de l'Association des Bibliothèques Américaines, y compris une 21e place sur les « 100 livres les plus contestés de 1990-1999 »[2]). Pourtant, l’album est un véritable hommage à Winsor McCay célèbre dessinateur américain. En effet, on retrouve le style de ses cartoons dans les illustrations et la mise en page de l’album très proches de la bande dessinée Little Nemo.

Dans les années 1970, en parallèle de ses créations et de ses travaux d'illustration, Maurice Sendak se diversifie et commence à réaliser des décors de théâtre.

Sendak produit une adaptation télévisée en animation de son œuvre intitulée Really Rosie, avec Carole King, qui a été diffusée en 1975. Il adapte son livre Where the Wild Things Are pour le théâtre en 1979. Il illustre également des contes des frères Grimm, de Randall Jarrell, Robert Graves, ou George MacDonald, et Le Cor merveilleux de l'enfant.

Il conçoit le décor de nombreux opéras et ballets, entre autres la représentation couverte de prix du Casse-Noisette de Tchaïkovski par le Pacific Northwest Ballet (1983) ; les représentations de La Flûte enchantée de Mozart (1981) par le grand Opéra de Houston et de Hansel et Gretel de Humperdinck (1997), la représentation d' Idoménée de Mozart par le Los Angeles County Music Center's 1990 et la représentation de La Petite Renarde rusée de Leoš Janáček par le New York City Opera en 1981.

Dans les années 1990, Sendak s'adresse au dramaturge Tony Kushner pour qu'il écrive une nouvelle version en anglais de l'opéra pour enfants du compositeur tchèque Hans Krása, Brundibar. Kushner écrit le texte pour le livre illustré de Sendak du même nom, publié en 2003. Le livre figure parmi les 10 meilleurs livres illustrés de l'année dans le New York Times Book Review

En 2003, l'Opéra Théâtre de Chicago a représenté l'adaptation de Sendak et Kushner de Brundibar. En 2005, le Berkeley Reparatory Theatre, en collaboration avec le Reparatory Theater de Yale et le New Victory Theater deBroadway, représente une version grandement remaniée de la même adaptation.

Il a illustré la série des Little Bear d'Else Holmelund Minarik, qui sont aussi devenus une série animée pour la télévision.

Un long-métrage d'après Where the Wild Things Are est sorti en 2009, réalisation de Spike Jonze sur un scénario de Dave Eggers, Michael Goldenberg et Jonze: Max et les maximonstres.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Une histoire de Paradis et autres contes, texte de Isaac Bashevis Singer, Stock, 1967
  • Max et les Maximonstres, Robert Delpire, 1967 ; L'école des loisirs, 1973 (traduit de : Where the Wild Things Are, 1963)
  • Petit-Ours, texte de Else Holmelund Minarik, L'école des loisirs, 1970 (traduit de : Little Bear’s , 1957, par Adophe Chagot) ; nouvelle édition sous le titre : Petit Ours, L'école des loisirs, 2016 (traduit par Agnès Desarthe)
  • Petit-Ours en visite, texte de Else Holmelund Minarik, L'école des loisirs, 1970 (traduit de ; Little Bear’s Visit , 1961, par Adophe Chagot) ; nouvelle édition sous le titre : Petit Ours par en visite, L'école des loisirs, 2016 (traduit par Agnès Desarthe)
  • Monsieur le lièvre, voulez-vous m'aider ?, texte de Charlotte Zolotow, L'école des loisirs, 1970 (traduit de : Mr Rabbit and lovely present , 1962, par Adolphe Chagot)
  • Deux aventures de Jérôme le conquérant, L'école des loisirs, 1971 (traduit de : Hector Proctector and As I went over the Water, 1965)
  • L'Amie de Petit Ours, texte de Else Holmelund Minarik, L'école des loisirs, 1971 (traduit de : Little Bear’s friend , 1960, par Adophe Chagot); nouvelle édition sous le titre : Petit Ours a une amie, L'école des loisirs, 2016 (traduit par Agnès Desarthe)
  • Un baiser pour Petit-Ours, texte de Elser Holmelund Minarik, L'école des loisirs, 1971 (traduit de : A Kiss for Little Bear , 1968, par Adophe Chagot)
  • Papa-Ours revient, texte de Elsa Holmelund Minarik, L'école des loisirs, 1971(traduit de : Father Bear comes Homes par Adophe Chagot) ; nouvelle édition sous le titre : Papa Ours rentre à la maison, L'école des loisirs, 2016 (traduit par Agnès Desarthe)
  • Cuisine de nuit, L'école des loisirs, 1972 (traduit de : In the NIght Kitchen , 1970, par Jean-Henri Potier) ; nouvelle édition en 2015
  • Le Roi Barbe d'Ours, texte de Jacob et Wilhelm Grimm, L'école des loisirs, 1974 (traduit de : King Grisly-Beard : a Tale from the Brother’s Grimm, 1973)
  • Pierre et Paul, texte de Janice May Udry, L'école des loisirs, 1976 (traduit de :Let’s be Enemies , 1961, par Jean-Henry Potier)
  • Un Si joli petit chien ou Êtes-vous certain d’en vouloir un ?, texte de Matthew Margolis, L'école des loisirs, 1977 (traduit et adapté de : One Swell Pup , 1976, par Jacqueline Cohen)
  • L'Homme aux abeilles, texte de Frank R. Rockton, L'école des loisirs, 1978 (traduit de ; The Bee-Man of Orn , 1971, par Adophe Chagot) ; nouvelle édition sous le titre : L'Homme qui aimait les abeilles, Gründ, 2004 (traduit par Alain Gnaedig)
  • La Chambre de Sarah, texte de Doris Orgel, L'école des loisirs, 1978 (traduit de : Sarah’s Room, 1971)
  • Les Aventures de Trott-le-mulot, texte de Jan Wahl, L'école des loisirs, 1978 (traduit de : Pleasant Fieldmouse, 1964)
  • Zlateh la chèvre et autres contes, texte de Isaac Bashevis Singer, Stock, 1978 ; Hachette (coll. Le livre de poche jeunesse), 1979 (traduit de : Zlateh the Goat : and other stories, 1966, par Gisèle Bernier)
  • Mini-bibliothèque, L'école des loisirs, 1979. Réunit : La Poule au riz : ronde des mots ; Des alligators partout ; Mon premier s'appelle Jeannot : comptines (traduit de : The Nutshell Library, 1962, par Adolphe Chagot et Jean-Henri Potier)
  • Pierre : un conte très moral en 5 chapitre et un prologue, L'école des loisirs, 1979 (traduit de : Pierre)
  • Le Grand livre vert, texte de Robert Graves, Gallimard, 1979 (traduit de : The Big green Book 1968, par Marie-Raymond Farré)
  • Hans, mon hérisson et 13 autres contes, texte de Jacob et Wilhelm Grimm, Gallimard, 1979 (traduit par Armel Guerne)
  • Les trois plumes et 12 autres contes, texte de Jacob et Wilhelm Grimm, Gallimard, 1979 (traduit par Armel Guerne)
  • Que faites-vous cher ami ?, texte de Sesyle Joslin, L'école des loisirs, 1979 (traduit de : What do you do, dear ? , 1961, par Catherine Chaine)
  • Que dites-vous cher ami ?, texte de Sesyle Joslin, L'école des loisirs, 1979 (traduit de : What do you say, dear ? , 1958, par Catherine Chaine)
  • Turlututu, chapeau pointu ! ou La vie c'est sûrement autre chose, L'école des loisirs, 1980 (traduit de : Higglety Pigglety Pop! or There must be more to life, 1967, par Anna Solal)
  • Rosie, L'école des loisirs, 1980 (traduit de : The Sign on Rosie's Door, 1960, par Adolphe Chagot)
  • Pas de disputes, pas de bagarres, texte de Elsa Holmelund Minarik, L'école des loisirs, 1980 (traduit de : No fighting, no bitting ! , 1958, par Adolphe Chagot)
  • La chauve-souris poète, texte de Randall Jarrell, L'école des loisirs, 1980 (traduit de : The Bat-poet , 1964, par Catherine Chaine et Bernard Noël)
  • Le Griffon et le petit chanoine, texte de Franck Richard Stockton, L'école des loisirs, 1980 (traduit de :The Griffin and the minor canon , 1968, par Catherine Chaine)
  • La clef d'or, texte de George MacDonald, Bordas (coll. Aux quatre coins du temps), 1981 (traduit de : Golden Key , 1967, par Pierre Leyris)
  • La Princesse légère, texte de George MacDonald, Bordas (coll. Aux quatre coins du temps), 1981 (traduit de : Light Princess , 1969, par Pierre Leyris)
  • Quand Papa était loin, L'école des loisirs, 1982 (traduit de Outside over there, 1981, par Bernard Noël)
  • Nain Long-Nez, texte de Wilhelm Hauff, L'école des loisirs, 1982 (traduit de : Dwarf Long-Nose, 1960)
  • Casse-Noisette, texte de Ernst Theodor Wilhelm Amadeus Hoffmann, Gallimard, 1985 (traduit de : The Nutcracker; 1984)
  • Des animaux pour toute la famille, texte de Randall Jarrell, L'école des loisirs, 1987 (traduit de ; The Animal Family , 1965, par Isabelle Py Balibar)
  • Chère Mili, texte de Jacob et Wilhelm Grimm, Gallimard, 1988 (traduit de : Dear Mili : An Old Tale, 1988, par Robert Davreu)
  • On est tous dans la gadoue [suivi de] Jack et Guy : deux comptines illustrées, L'école des loisirs, 1996 (traduit de  : We are all in the dumps : with Jack and Guy n 1993, par Anne Trotereau)
  • Qu'est-ce qu'on fait du soulier ?, texte de Beatrice Schenk de Regniers, Circonflexe, 1988 (traduit de : What can you do with a shoe ? , 1955, par Mayah Morgenstern)
  • Les Cavaliers de la lune, texte de Janice May Udry, Circonflexe, 1995 (traduit de : The Moon Jumpers , 1959, par Catherine Bonhomme)
  • Pieds de cochons, texte de James Marshall, L'école des loisirs, 2001 (traduit de : Swine Lake, 1999, par Agnès Desarthe)
  • L'Homme qui aimait les abeilles, texte de Frank R. Rockton, Gründ, 2004 (traduit de ; The Bee-Man of Orn, 1971, par Alain Gnaedig)
  • Brundibar, texte de Tony Kushner, D'après l'opéra de Hans Krasa et Adolf Hoffmeister, L'école des loisirs, 2005 (traduit par Agnès Desarthe)
  • Maman ?, scénario de Arthur Yorinks, L'école des loisirs, 2009
  • Prosper-Bobik, L'école des loisirs, 2015 (traduit par Agnès Desarthe)
  • La Fenêtre de Kenny, MeMo, 2016 (traduit de : Kenny’s Windows, 1956, par Françoise Morvan)
  • Un trou, c'est pour creuser, texte de Ruth Krauss, MeMo, 2016 (septembre), (traduit de : A Hole is to dig : a first Book of Definitions, 1952, par Françoise Morvan)
  • Loin, très loin, MeMo, 2016 (septembre) (traduit de : Very Far away, 1957 par Françoise Morvan)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maurice Sendak » (voir la liste des auteurs).

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • (en) Philip Nel, « Wild Things, Children and Art: The Life and Work of Maurice Sendak », dans The Comics Journal n°302, janvier 2013, p. 12-27.
  • (en) Maurice Sendal (int. Gary Groth), « The Maurice Sendal Interview », dans The Comics Journal n°302, janvier 2013, p. 30-109.

Liens externes[modifier | modifier le code]