Gianni Rodari

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gianni Rodari
Naissance
Omegna (Italie)
Décès (à 59 ans)
Rome (Italie)
Nationalité Flag of Italy.svg Italienne
Profession
Distinctions

Gianni Rodari, né le à Omegna (Italie), et mort le à Rome (Italie), est un poète, écrivain et journaliste italien. La littérature jeunesse est la partie la plus connue de son œuvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rodari naît le 23 octobre 1920 à Omegna, une petite ville du nord de l'Italie. Son père, un boulanger, meurt alors que Rodari n'a que 9 ans. Lui et ses deux frères, Cesare et Mario, sont élevés par leur mère dans leur village natal, Gavirate, province de Varèse.

Après un séminaire de 3 ans à Soveso, il reçoit en 1937 son diplôme d'enseignant à l'âge de 17 ans. Il enseigne alors dans des classes élémentaires du district de Varesotto. Il s'intéresse à la musique, en suivant trois ans de cours de violon, ainsi qu'à la littérature. Il découvre ainsi les ouvrages de Nietzsche, Schopenhauer, Marx, Engels, Lénine, Trotsky et Staline qui affûtent son sens critique. En 1939, pendant une courte période, il fréquente l'université de Milan.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Rodari est exempté de l'armée pour raisons de santé. Il rejoint le parti fasciste pendant quelque temps, pour obtenir un travail, la carte du parti fasciste étant obligatoire pour tous les fonctionnaires. Traumatisé par la perte de ses deux meilleurs amis et l'incarcération de son frère Cesare dans un camp de concentration, Rodari rejoint le parti communiste italien en 1944 et participe au mouvement de résistance italien. Rodari aurait en fait rejoint les communistes et la résistance dès les années 1940, son appartenance au parti fasciste étant une couverture obligatoire à ses réelles activités politiques.

En 1948, en tant que journaliste du périodique communiste L'Unita, il commence l'écriture de livres pour enfants. En 1950 le Parti lui confie un poste de rédacteur pour le nouvel hebdomadaire pour enfants Il Pioniere. En 1951, il publie ses premiers livres: Il Libro delle Filastrocche et Il Romanzo di Cipollino.

Il se rend pour la première fois en URSS en 1952. Il se marie l'année suivante avec Maria Teresa Feretti avec qui il a, 4 ans plus tard, une fille nommée Paola. En 1957, Rodari passe l'examen de journaliste professionnel.

De 1966 à 1969, Rodari participe activement a des projets collaboratifs avec des enfants. En 1970 lui est décerné le Prix Hans Christian Andersen récompensant les auteurs de littérature jeunesse. Cette décoration lui permet d'obtenir une réputation internationale. Ses ouvrages ont depuis été traduits dans bon nombre de langues.

En 1973, il obtient le Premio Grafico Fiera di Bologna per l'Infanzia, de la Foire du livre de jeunesse de Bologne[1] (Italie).

En 1979, après un voyage en URSS, sa santé décline et l'empêche de travailler comme avant. Il meurt lors d'une opération chirurgicale le à Rome, à l'âge de 59 ans.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1950 - Il libro delle filastrocche
  • 1951 - Il manuale del Pionere
  • 1951 - Il romanzo di Cipollino (re-imprimé en 1957 comme Le avventure di Cipollino)
  • 1952 - Cipollino e le bolle di sapone
  • 1952 - Il libro dei mesi
  • 1952 - Il treno delle filastrocche
  • 1952 - Le carte parlanti
  • 1959 - Benjamin au pays des menteurs (1980 pour la v.f.) (v.o. Gelsomino nel paese dei bugiardi)
  • 1960 - Filastrocche in cielo e in terra
  • 1960 - Tous les soirs au téléphone / Histoires au téléphone (1978, 1983 et 1996 pour les v.f.) (v.o. Favole al telefono)
  • 1962 - Jip dans le téléviseur (1976 pour la v.f.) (v.o. Gip nel televisore. Favola in orbita di Gianni Rodari)
  • 1962 - La planète aux arbres de Noël (1980 pour la v.f.) (v.o. Il pianeta degli alberi di Natale)
  • 1963 - Castello di carte
  • 1964 - Il libro degli errori
  • 1964 - La freccia azzurra
  • 1966 - La tarte volante (1976 pour la v.f.) (v.o. La torta in cielo)
  • 1969 - Venti storie più una
  • 1970 - Le filastrocche del cavallo parlante
  • 1971 - Histoires à la courte paille (1979 pour la v.f.) (v.o. Tante storie per giocare)
  • 1972 - Filastrocche in cielo e in terra (ed. définitive)
  • 1972 - Les affaires de Monsieur le Chat (1993 pour la v.f.) (v.o. Gli affari del signor gatto)
  • 1972 - Il palazzo di gelato e altre otto favole al telefono
  • 1973 - Grammaire de l'imagination (introduction à l'art d'inventer des histoires), (1979, 1986 et 1997 pour les v.f.) (v.o. Grammatica della fantasia)
  • 1973 - I viaggi di Giovannino Perdigiorno
  • 1973 - Novelle fatte a macchina
  • 1974 - La filastrocca di Pinocchio
  • 1974 - Marionette in libertà
  • 1978 - La gondola fantasma
  • 1978 - Il était deux fois le Baron Lambert (v.o. C'era due volte il barone Lamberto ovvero I misteri dell'isola di San Giulio)
  • 1978 - Il teatro i ragazzi la città
  • 1979 - Parole per giocare
  • 1979 - Bambolik
  • 1980 - Il gioco dei quattro cantoni
  • 1980 - I nani di Mantova
  • 1981 - Les vagabonds (1983 pour la v.f.) (v.o. Piccoli vagabondi)
  • La flèche d’azur, Hachette, 1977
  • Tout a commencé par un crocodile, La farandole, 1993
  • Les affaires de Monsieur le Chat, La Joie de lire, 2000
  • Nouvelles à la machine, La Joie de lire, 2001
  • Un et sept, Seuil, 2001
  • Alice Laculbute, La Joie de lire, 2002
  • Marco et Mirko, La Joie de lire, 2002
  • Les Hommes en sucre, Rue du Monde
  • Il faut une fleur
  • La guerre des cloches
  • La promenade d'un distrait
  • Histoires au téléphone, La Joie de lire, 2007
  • Il était deux fois le baron Lambert ou Les mystères de l'île Saint-Jules" La Joie de lire, 2007

Quelques rééditions illustrées récentes[modifier | modifier le code]

  • Un et sept, texte de Gianni Rodari, ill. Beatrice Alemagna, Seuil jeunesse, 2001
  • Promenade d'un distrait[2], texte de Gianni Rodari, (traduit et adapté de l'italien par Beatrice Alemagna), ill. Beatrice Alemagna, Seuil jeunesse, 2005 - accompagné d'un DVD avec le film d'animation, réalisé par Beatrice Alemagna et Giuseppe Bianchi, durée 6 min 35 s.
    Album jeunesse de la nouvelle Promenade d'un distrait, extraite du recueil Histoires au téléphone[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]