Mathieu Boogaerts

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Mathieu Boogaerts
Description de cette image, également commentée ci-après

Mathieu Boogaerts à la Datcha de Lausanne

Informations générales
Naissance (44 ans)
Fontenay-sous-Bois
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Années actives depuis 1995
Labels Remark Records
Island Records
Tôt ou Tard
Site officiel mathieuboogaerts.com

Mathieu Boogaerts est un auteur-compositeur-interprète français né le à Fontenay-sous-Bois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mathieu Boogaerts passe son enfance et son adolescence à Nogent-sur-Marne, en banlieue parisienne, où se sont installés ses parents. Sa mère est pharmacienne, son père antiquaire. C'est par ce dernier que Mathieu acquiert une partie de sa culture musicale, en écoutant les disques d'artistes tels Bob Marley et Dick Annegarn. La pratique musicale entre très tôt dans sa vie grâce à un orgue que sa mère reçoit pour ses trente ans mais que Mathieu ne tarde pas à s'approprier. À treize ans, il fonde son premier groupe Made in Cament et apprend seul de multiples instruments. À seize ans il fait la connaissance de Matthieu Chedid avec qui il forme le groupe Tam-Tam. Boogaerts abandonne ses études et vit de petits boulots, avant d'entreprendre plusieurs voyages à travers le monde, essentiellement en Afrique, dont un long séjour au Kenya[1],[2].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Mathieu Boogaerts commence à écrire des chansons et à réaliser des maquettes. Il conçoit un clip, réalisé avec Émilie Chedid, pour la chanson Ondulé. Ses maquettes lui permettent de signer un contrat discographique avec Remark Records, filiale de Polygram. En 1995 le label édite Ondulé spécial puis en 1996 Super, son premier album, enregistré dans la cave de ses parents. Boogaerts forme son premier groupe de scène, qui compte au début Tony Allen, ancien batteur du musicien nigérian Fela Kuti. Le chanteur tourne dans plusieurs pays francophones et au Japon. L'année suivante, il part en tournée avec Dick Annegarn et se produit aux Francofolies de La Rochelle et de Spa. L'album J'en ai marre d'être deux, enregistré en Suède et coproduit par Tore Johansson, sort deux ans plus tard. Boogaerts se produit en France, notamment aux Trans Musicales, et retourne au Japon dans le cadre du festival Halou, dédié à la chanson francophone[1],[2]. Selon le chanteur, le marché japonais représente à l'époque un tiers des ventes de ses deux premiers albums studio[3]. Son premier album live, Mathieu Boogaerts en public, est enregistré les 11 et 12 septembre 1999 et sort à la fin de la même année.

Remercié par sa maison de disques, il doit attendre 2002 pour voir paraître son troisième album, intitulé 2000 et édité par le label Tôt ou tard, dont est extrait le single Las Vegas. Il effectue une longue tournée solo durant laquelle il projette des vidéos sur un écran placé au fond de la scène, occupant plusieurs semaines le Lavoir Moderne Parisien, et se produit en première partie d'Alain Souchon au Casino de Paris. L'album est suivi par un DVD, enregistrement d'un concert filmé en 16 mm, Mathieu Boogaerts en concert solo[1],[2]. Michel, son quatrième album studio, sort en avril 2005. Boogaerts filme à cette occasion Le journal vidéo de Michel relatant la genèse de l'album (inclus dans l'édition spéciale de l'album)[4]. La sortie du disque est suivie d'une tournée avec un nouveau groupe de scène, qui passe par l'Allemagne et le continent africain, où il se produit dans les centres culturels français. En 2007 il participe aux Duos éphémères au Louvre. Son album suivant, I Love You, est écrit et enregistré à Bruxelles et sort en novembre 2008. Durant la tournée, qui passe par le Printemps de Bourges[5], Boogaerts et son groupe se produisent sur une scène complètement vide, avec une batterie montée sur roulettes[6]. À l'automne 2009 il entame une série de concerts avec le bassiste Zaf Zapha dans le club parisien La Java, tous les mercredis soir. Ces concerts se prolongeront jusqu'en juin 2010 et seront traduit par un disque Mercredi ! À la Java ! Mathieu Boogaerts !, sorti en novembre 2010. En mars 2010 sort son premier livre, Je ne sais pas, dans lequel Boogaerts explique en détail comment il élabore ses chansons[7]. Il écrit aussi cette année là quelques chansons pour la chanteuse Luce. Il commence en parallèle l'écriture de son futur album, en retrouvant sa méthode habituelle à la guitare. Dès début octobre 2011 et ce jusqu'à fin mai 2012, il donne tous les mercredis soir un concert à La Java (Paris) dans lequel il joue, seul ou accompagné, son tout nouveau répertoire (pas encore enregistré à l'époque). Il enregistre en parallèle son nouveau disque en studio, mais dans les conditions du "live", accompagné de Zaf Zapha à la basse et de Fabrice Moreau à la batterie. La vocation de ce nouveau disque, appelé Mathieu Boogaerts est que les chansons soient limpides, claires, aérées, que la voix et les textes soient très présents. Il sort le 1er octobre 2012[8]. S'ensuit une longue tournée guitare-voix.

En 2014 Mathieu compose la B.O. d'Arnaud fait son deuxième film, long-métrage d'Arnaud Viard, sorti le . Il compose et réalise le deuxième album de Luce, Chaud. Ils entament à partir de février une tournée tous les deux.

Influences et style musical[modifier | modifier le code]

Durant son enfance, Mathieu Boogaerts découvre le reggae, notamment les disques de Bob Marley, puis les rythmes africains. À l'adolescence il redécouvre par hasard la musique de Dick Annegarn, qu'appréciaient ses parents, et se rend compte de son influence. Il qualifie le Néerlandais, avec lequel il est parti en tournée en 1997, de « père spirituel ». Boogaerts reconnaît également l'influence d'Alain Souchon, dont il connaît « la moitié [du] répertoire sans jamais avoir acheté ses disques »[9],[10]. Au début de sa carrière, il cite La Notte, la notte d'Étienne Daho et Thriller de Michael Jackson parmi ses albums favoris[11].

Son style musical a été qualifié de « minimaliste »[12], ce à quoi il répond en chanson sur le duo Na na na enregistré avec Vincent Delerm : « J’aime bien l’idée de faire beaucoup avec peu »[13]. Boogaerts considère l'album Michel comme un disque abouti représentant la fin d'un cycle[7]. Au lieu de composer ses morceaux à la guitare à la recherche de mélodies, comme il en a l'habitude, il écrit les chansons de l'album suivant, I Love You, en commençant par élaborer des rythmes à la batterie, qui cette fois lui inspirent des paroles en anglais, chantées « avec une intonation francophone »[7],[14].

Boogaerts est très attentif à tous ses visuels et ses pochettes d'albums sont toutes réalisées par le duo français de graphistes M/M[12] et le photographe Thibault Montamat.

Citations[modifier | modifier le code]

[...]...On me proposa de juteux contrats. J'avais alors 24 ans. Tout cet enthousiasme était très épanouissant. Et la sensation que mon intime conviction était fondée, très rassurante. Mais je savais que tout ne faisait que commencer. Quinze ans et cinq albums plus tard, on me propose d'écrire un livre sur ma musique. J'accepte. Pourtant, je ne sais pas grand-chose, vraiment. Je ne sais pas pourquoi je fais de la musique plutôt qu'autre chose. Je ne sais pas pourquoi je fais cette musique-là plutôt qu'une autre. Je ne sais pas pourquoi je me sens si bien quand j'y arrive, et si mal quand je n'y arrive pas. Je ne sais pas non plus combien de temps encore des idées tomberont du ciel. Et aurai-je toujours ce puissant désir de les capturer et d'en faire quelque chose ? Je ne sais même pas ce après quoi je cours, au fond. Et ai-je vraiment envie que ça marche ? Je ne sais pas grand-chose, non. Tous mes disques ont d'ailleurs failli s'intituler comme ça : « Je ne sais pas. » La seule chose que je sais, et que je peux tenter d'expliquer, c'est comment je fais.

Autodidacte moi-même, je m'aperçois encore aujourd'hui, en côtoyant des musiciens qui ont appris de manière académique, à quel point le fait d'apprendre par soi-même, et donc de ne pas trop savoir ce que l'on joue, stimule l'imagination et rend tout possible. Moi je dis ça, je dis rien.[15]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

  • 1995 - Ondulé spécial (4 titres dont un inédit Votre aimable apparition et une version différente de Ondulé)
  • 1998 - Version simple (et version compliquée) (5 chansons... 5000 disques (en réalité, 6 titres, le 5e est composé de 2 titres). Versions acoustiques de chansons qui paraîtront dans l'album J'en ai marre d'être deux)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1995 - Ondulé
  • 1995 - Bien (Promo)

En concert[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 2003 - 2002 : Mathieu Boogaerts en concert solo (DVD)
  • 2009 : Aulawaneudou, réalisé par Pauline Jardel
  • 2012 : Mais comment t'as fait Mathieu Boogaerts ?, réalisé par Pauline Jardel et Philippe Gasnier, Girelle production[16]

Distinction[modifier | modifier le code]

  • 2015 : Chevalier des Arts et des Lettres

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Mic-Jean Louis. Musique du court-métrage de Kathy Sebbah
  • 2007 : La Pomme de Newton. Premier rôle dans le court-métrage de Vincent Vizioz
  • 2010 : Gling Gling. Premier rôle dans le court-métrage d'Anne Buffet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mathieu Boogaerts, Je ne sais pas, La machine à cailloux, coll. « Carré »,‎ , 80 p. (ISBN 978-2916734057)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Mathieu Boogaerts » [PDF], Hall de la chanson
  2. a, b et c « Biographie de Mathieu Boogaerts », Radio France internationale,‎
  3. Thierry Bissonnette, « Charge éclectique », Voir,‎
  4. « Biographie de Mathieu Boogaerts », TV5MONDE
  5. Gilles Médioni, « Boogaerts made in Pop », L'Express,‎
  6. « Mathieu Boogaerts ne danse que sur la jambe gauche », L'Humanité,‎
  7. a, b et c « Rencontre avec Mathieu Boogaerts », France 24,‎
  8. Boogaerts sur des Airs de Java, Grégoire Biseau, Libération, 1er octobre 2012
  9. Gilles Médioni, « Les notes vagabondes de Boogaerts », L'Express,‎
  10. Marion Haudebourg, « Rendez-vous dans son sandwich », Evene,‎
  11. Christophe Conte, « Mathieu Boogaerts - Saint Mathieu », Les Inrockuptibles,‎
  12. a et b Pierre Derensy, « Interview, Mathieu Boogaerts », M-la-Music,‎
  13. Frankie Clanché, « Entretien avec Mathieu Boogaerts », Avoir-alire.com,‎
  14. Eric Bulliard, « Au commencement était la batterie », La Gruyère,‎
  15. Mathieu Boogaerts, Je ne sais pas, La machine à cailloux, coll. « Carré », 2010, 80 p. (ISBN 978-2916734057)
  16. Mais comment t'as fait Mathieu Boogaerts ?, réalisé par Pauline Jardel et Philippe Gasnier, Girelle production

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Liens externes[modifier | modifier le code]