Lucette Descaves

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Lucette Descaves
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Lucette Descaves (Paris, Boulogne-Billancourt, ), est une pianiste et pédagogue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Lucette Descaves est la fille du commissaire de police, Eugène Descaves (dont le frère est l'écrivain Lucien Descaves) – filleule de Camille Saint-Saëns et la marraine de Jacques Fabius. Suzanne Valadon est alors l'amie de la famille. Le père de Lucette affiche un goût prononcé pour la peinture. Il rencontre les jeunes peintres de l'école de Paris tels Vlaminck, Picasso ou Modigliani. Son père constitue une collection, à l'époque où les cotes de ces artistes sont au plus bas. Il est l'un des premiers à découvrir Modigliani. Derain peint son portrait et Picasso dédicace un arlequin à Lucette, tout comme Utrillo, un poème, quelques années plus tard.

Elle étudie le piano, encouragée par sa mère, dès ses sept ans[1]. À dix, en 1916, alors que Gabriel Fauré en est le directeur, elle entre au conservatoire de Paris dans la classe de Marguerite Long, puis ultérieurement, dans celle d'Yves Nat[1]. Lucette Descaves était considérée par Marguerite Long, comme son héritière spirituelle.

Carrière[modifier | modifier le code]

Ayant obtenu son premier prix en 1923[1], elle est chargée de la classe préparatoire. Pendant les années de guerre, elle a notamment pour élève le jeune Michel Legrand, qui, symboliquement, lui demandera d'apparaître en 1988 dans la scène du jury de piano de son film autobiographique Cinq Jours en Juin). Par la suite, elle devient également l'assistante d'Yves Nat, puis reprend une classe comme professeur de piano en 1947[1]. Jusqu'en 1976, sortiront de sa classe plusieurs générations de premiers prix. Parmi ses élèves, figurent Pierre Vozlinsky, Bruno Fabius, Monique Barabino, Myriam Birger, Olivier Greif, Brigitte Engerer, Bruno Rigutto, Katia et Marielle Labèque, Jean-Yves Thibaudet, Pascal Rogé, Nathalie Béra-Tagrine, Géry Moutier, Caroline Assier, Jean-Claude Pennetier, Jacques Boisgallais, Catherine Joly, Georges Pludermacher, Patrick Zygmanowski et Alain Jacquon.

À sa retraite du CNSM, elle poursuivra son activité d'enseignante au conservatoire de Rueil-Malmaison, dirigé par un de ses anciens élèves, Jacques Taddei.

Parallèlement à son activité pédagogique, elle mène une carrière de concertiste sous la direction de chefs d'orchestre tels que Philippe Gaubert, Charles Munch, Pierre Dervaux et André Cluytens. Elle consacre une grande partie de son répertoire aux compositeurs de son temps : elle a joué et créé des œuvres concertantes de Pierné, Vierne, Arrieu, Tomasi (Cyrnos), Martinů (Concerto, Tre Ricercari avec Monique Haas)… Elle travaille les œuvres pour piano d'Albert Roussel et d'Arthur Honegger avec les compositeur, avant de les enregistrer sur microsillon. Elle répète le troisième concerto de Prokofiev avec le musicien et le joue en sa présence aux Concerts Poulet, le 25 octobre 1931[1]. Elle croise également Stravinsky. Mais elle demeure surtout la créatrice des Cinq danses rituelles (15 juin 1942)[1] et du Concerto pour piano, à la première audition mouvementée[1] (juin 1951), d'André Jolivet. Elle rejouera cette œuvre plus de cent fois[1], notamment sous forme de ballet. Elle est également la créatrice du Concerto pour piano de Jean Rivier (1954)[1].

Mariée tout d'abord au chef d'orchestre et pianiste Georges Truc (décédé en 1941), directeur artistique de Pathé-Marconi France, elle épouse en secondes noces, le chef d'orchestre Louis Fourestier[1].

Éditeur et écrit[modifier | modifier le code]

  • Un nouvel art du piano : exposés et documentation de pédagogie pianistique, Paris, Fayard, , 343 p. (OCLC 5260470) Éd. révisée : Billaudot, 1978 et 1990 (notice BnF no FRBNF63481398).
En tant qu'éditrice 

Discographie[modifier | modifier le code]

Au sein de compilations 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Pâris 2004, p. 225-226.
  2. a, b, c et d http://charm.rhul.ac.uk/
  3. Jolivet sur disponible sur Gallica
  4. Roussel disponible sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]