Géry Moutier

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Géry Moutier
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Biographie
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Géry Moutier est un pianiste et pédagogue français né en mai 1957.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Normandie en 1957, Géry Moutier explore le piano dès l’âge de quatre ans, entre une mère éprise de littérature et un père -diplômé de l’Institut Van Der Kelen- passionné de peinture et d’architecture. Remarqué par Tasso Janopoulo (partenaire de Jacques Thibaud), il croise le monde de la chanson poétique du Paris des années soixante. Il joue à onze ans au théâtre des Champs-Élysées avec l’Orchestre national d'Île-de-France puis avec l’Orchestre national de France. Reçu à treize ans au Conservatoire de Paris (piano et musique de chambre, écriture), Géry Moutier étudie auprès de Lucette Descaves. Elle lui traduit l’héritage d’Yves Nat, sa connaissance de la musique française, et l’incite à travailler avec les compositeurs vivants. Avec Jean Hubeau et Geneviève Joy-Dutilleux, il explore le répertoire de la musique de chambre. Après ses Premiers Prix, il entre en cycle de perfectionnement où Reine Gianoli l’initie à l'univers Schumannien et lui transmet son attachement — reçu d’Edwin Fischer — à l’œuvre de Jean-Sébastien Bach. Elle le présente à Paul Badura-Skoda. Les rencontres de György Sebök, de Dmitri Bashkirov, puis de chefs d’orchestres et compositeurs sont déterminantes.

Lauréat du Concours international de Cleveland, et Prix Marguerite-Long, il est reçu le jour de ses dix-neuf ans interprète soliste à Radio-France. Il est sollicité par Aldo Ciccolini pour l’assister au CNSMD de Paris dont il devient à 22 ans le plus jeune enseignant. Elu aux instances du conservatoire, il est associé à la réflexion concernant le transfert de l’établissement à La Villette. Professeur et coordinateur au conservatoire à rayonnement régional de Reims, Géry Moutier prend ensuite la direction du conservatoire à rayonnement communal de Maisons-Alfort pendant sept ans, où il rassemble l’équipe pédagogique autour du lien primordial entre éducation et culture, et la responsabilité de la programmation musicale du Théâtre et de la bibliothèque.

Il retourne à l'enseignement supérieur en 1997 comme professeur au CNSMD de Lyon où il fonde et développe le département claviers. Il participe à de grandes académies en Europe et en Asie où il encourage de nombreux jeunes musiciens professionnels dans leurs vocations. Plusieurs Premiers Prix du Concours International d’Orléans Piano XXe siècle, issus de sa classe de perfectionnement, illustrent son attachement à la création.

Ses concerts l’ont conduit à Rome, Prague, Moscou, Budapest, Vienne, Montréal, Séoul etc. Géry Moutier a partagé la scène avec Gérard Jarry, Olivier Charlier, Raphaël Oleg, Boris Garlitsky, Amy Flammer, Roland Daugareil, Laurent Korcia, Pierre Amoyal, Dong Suk Kang, Gérard Poulet, Tasso Adamopoulos, Bruno Pasquier, Pierre-Henri Xuereb, Michel Michalakakos, Gary Hoffman, Roland Pidoux, Philippe Muller, Alain Meunier, Jacques Di Donato, Alain Marion, Vincent Lucas, Philippe Pierlot, et avec les quatuors Rosamonde, Ludwig et Castagneri.

Géry Moutier est nommé à partir du directeur du conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon, établissement qu'il quitte[1] après trois mandats successifs. Tout en mettant la formation par la scène au coeur des cursus[2], il y a développé les programmes internationaux, les partenariats professionnels en production et en diffusion (festivals, orchestres, opéra, compagnies, centres de création, CCN, Biennales), le renouvellement des formes de la création avec d’autres écoles d’Art (Ensatt, Ensbal, Ensal, Cinéfabrique), et des liens profonds, intellectuels et pratiques, avec des grandes écoles scientifiques et en sciences sociales (création du CHELS avec ENS, Sciences-Po, Ecole Centrale, VetAgroSup)[3].

Géry Moutier a fait approuver le projet d’extension immobilière de l’établissement, fait voter la généralisation de la formation à la médiation pour tous les étudiants ainsi que l’une des premières chartes Egalité F/H du ministère de la Culture.

Père de quatre enfants, dont le tromboniste Nicolas Moutier, Géry Moutier est marié à Hélène Bouchez, cheffe d’orchestre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Pecqueur, « Géry Moutier : « La dissymétrie de moyens entre les deux CNSMD reste un sujet tabou » », La Lettre du musicien, no 509,‎ , p. 28-30
  2. « CNSMD de Lyon : Préparer les artistes au monde de demain - Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2018)
  3. « CHEL[s] », sur www.chels.fr (consulté le 2 septembre 2018)

Décorations et disctinctions[modifier | modifier le code]

Par arrêté du 31 août 2018 Géry Moutier a été élevé au grade d’Officier des Arts et Lettres

Bibliographie[modifier | modifier le code]