Louis Dio

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Louis Dio
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Biographie
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ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Le général Louis Dio (né le à Vannes et mort le à Toulon), est une personnalité militaire française.

Biographie[modifier | modifier le code]

À sa sortie de Saint-Cyr en 1928, Il choisit l'armée coloniale.

En 1939, capitaine commandant le groupe nomade du Tibesti, il est muté à Douala au Cameroun, pour mettre sur pied une compagnie destinée à être envoyée en renfort en métropole. L'armistice de juin 1940 le surprend en Afrique-Équatoriale française

Le , il propose ses services au commandant Leclerc qui arrive de Londres pour faire basculer l'Afrique équatoriale française dans le camp de la France libre.

En 1943, alors colonel, il prend le commandement du Régiment de marche du Tchad qui vient d'être créé au Maroc par le général Leclerc. En août 1944 cette unité débarque en Normandie et participe à la libération de la France au sein de la 2e DB.

En juin 1945 Louis Dio succède au général Leclerc à la tête de la 2e DB et, en octobre de la même année, il devient le plus jeune général de brigade de l'armée française.

Après la guerre, il est nommé commandant civil et militaire du Sud Tunisien avant de servir en Extrême-Orient à partir de 1951 comme commandant des troupes et haut-commissaire de la République au Cambodge.

Il est promu au grade de général de division en 1955 et occupera ensuite le poste de commandant supérieur des Forces en Afrique-Équatoriale française, Au milieux des années 1950, il s'oppose à la doctrine de la « guerre révolutionnaire » soutenue par la plupart des hauts gradés de l'armée française, en raison des « méthodes psychologiques » qu'elle incorpore. S'appuyant sur un argumentaire fortement raciste, il décrit les Africains comme étant « des individus aux réflexes conditionnés par un sens féodal ou tribal des rapports politiques et sociaux et par un respect inné de l'autorité absolue et sans phrase », présentant « un écart encore très appréciable avec l'Européen » Son opposition à cette nouvelle doctrine lui vaut d’être remplacé par le général Louis Le Puloch [1].

De 1962 à 1969, il est président de l'Association des Français libres.

Le 6 juillet 1962, il prononce l'éloge funèbre du Général Edgard de Larminat[2].

En 1965, il est promu au grade de général d'armée et devient inspecteur général de l'Armée de terre.

Louis Dio prend sa retraite en 1969 et se retire à Toulon où il décèdera en 1994.

Le 1er juillet 2010, la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim est renommée Quartier Colonel Dio et accueille le Régiment de marche du Tchad.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, KAMERUN !, La Découverte,
  2. « Edgard de Larminat | Chemins de Mémoire - Ministère de la Défense », sur www.cheminsdememoire.gouv.fr (consulté le 7 février 2019)

Lien externe[modifier | modifier le code]