Levie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Levie (homonymie).

Levie
Levie
Vue de Levie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Sartène
Canton Grand Sud
Intercommunalité Communauté de communes de l'Alta Rocca
Maire
Mandat
Napoléon de Peretti della Rocca
2014-2020
Code postal 20170
Code commune 2A142
Démographie
Gentilé Lévianais
Population
municipale
728 hab. (2015 en diminution de 5,33 % par rapport à 2010)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 42′ 17″ nord, 9° 07′ 25″ est
Altitude 660 m
Min. 152 m
Max. 1 370 m
Superficie 85,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte administrative de Corse
City locator 14.svg
Levie

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte topographique de Corse
City locator 14.svg
Levie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Levie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Levie

Levie[Note 1] est une commune française située dans le circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Capitale de l'Alta Rocca et de la piève de Carbini, le village abrite le musée départemental de l'Alta Rocca.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama de Levie

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en corse de la commune est Livia, reconstruit en une forme toscanisée et pseudo-savante Le Vie (les voies), devenue Lévie.

Histoire[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

L'histoire des Juifs à Levie remonte à l'an 800[réf. nécessaire], quand une grande immigration venue d'Égypte s'installa dans le Sud de la Corse[réf. nécessaire] ; une grande partie de ces juifs mizrahim écrivaient et parlaient l'hébreu[réf. nécessaire]. Plus tard, la communauté s'est dispersée partout en Corse. [réf. nécessaire] certains villages de montagne[précision nécessaire], des églises[précision nécessaire] détiennent toujours la trace de documents rédigés en hébreu à côté de ceux rédigés en latin[réf. nécessaire].

Principale agglomération de l'Alta Rocca, Levie regroupe de nombreux hameaux (Pantanu, Carpulitanu, Tirolu, a Vignaledda et Radici).

On y trouve un musée reconnu par l'État et bénéficiant du label "Musée de France". L'établissement valorise les découvertes archéologiques de l'Alta Rocca, notamment Cuccuruzzu et Capula .

Dans les collections permanentes figure la "Dame de Bonifacio", l'une des plus anciennes habitantes de l'île, exhumée dans une sépulture à Araguina-Sennola.

Cette commune fut aussi l'un des centres de la Résistance de l'Alta Rocca, emmené localement par Louis Pini. Du 15 au 17 septembre 1943 se déroula la "Bataille de Levie", associant des Corses avec des soldats Italiens récemment ralliés face aux troupes allemandes débarquées de Sardaigne. Ces dernières cherchent stratégiquement à s'emparer des cols ouvrant la route d'Ajaccio avec l'aide des Chemises Noires.

Ruines du château fort de Capula.
Ruines préhistoriques de Cucuruzzu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Levie est avec Bastelica la commune corse ayant le plus de communes limitrophes, à savoir 16.

Rose des vents Zoza, Altagène Serra-di-Scopamène, Sorbollano, Quenza Zonza Rose des vents
Mela,
Sainte-Lucie-de-Tallano
N San-Gavino-di-Carbini,
Carbini
O    Levie    E
S
Foce,
Sartène
Pianottoli-Caldarello, Figari, Sotta Porto-Vecchio

Voies d'accès et transports[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Le village est distant, par route, de :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Vincent Gallucci    
  en cours Don-Napoléon
de Peretti della Rocca[1]
SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2015, la commune comptait 728 habitants[Note 2], en diminution de 5,33 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
1 3081 2921 4161 5601 6741 6021 7571 6521 708
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 7901 7471 7542 0102 5732 6452 6602 6852 711
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 2023 4683 4523 2473 4413 4013 4091 1181 002
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015
912752781696743750757721728
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Campanile élégant
Ruines de la forteresse préhistorique de Cucuruzzu (milieu du IIe millénaire av. J.-C. – IIIe siècle av. J.-C.)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Pini, natif de Levie, depuis plusieurs générations, est mort pour la France le 17 septembre 1943 à Carbini. Il s'était fait capturé la veille, lors de la "Bataille de Levie", après avoir fait sauter le pont de Rajo pour le compte de la Résistance, tuant plusieurs Allemands et sauvant une famille de Sartène.
  • Le colonel Angelo Santo de Peretti, seigneur de Levie, compagnon d'armes de Sampiero Corso, colonel au service de la France en 1550.
  • Napoleone de Peretti delle Vie, seigneur de Levie dit "Napoleone delle Vie", fils du précédent, premier Corse connu ayant porté le prénom de Napoléon, capitaine au service de la France. Du fait de sa bravoure, notamment celle dont il fait montre lors de la bataille de Renty le 13 août 1554, le roi de France obtient en sa faveur l'octroi de l’ordre de l’Éperon d’or par le pape Paul IV. À Saint-Germain, le 12 novembre 1558, Henri II lui donne l'accolade et lui concède, ainsi qu'à ses descendants, le privilège d'ajouter à ses armoiries une fleur de lys soutenue par deux lions affrontés d'or. En 1569, Napoleone de Peretti delle Vie commande une galère au siège de La Rochelle.
  • Le colonel Lelio Maria (Lelius) de Peretti della Rocca (Levie, 21 mai 1721 - Levie, 16 juin 1788), descendant des précédents, colonel des troupes franches au service de Gênes, seigneur de La Testa, à Figari, époux de Maria Isabella Abbatucci (v. 1727 - Levie, 20 avril 1779), fille de Severino, colonel dans la cavalerie légère vénitienne, citoyen de Venise, gouverneur de Brescia (Italie) en 1735, commissaire commandant de la piève de Talavu en 1748 et sœur de Jacques Pierre Abbatucci le "vieux général Giacomo Abbatucci."
  • Ugo Francesco de Peretti della Rocca (Levie, 1747 - Levie 1838), neveu du précédent, capitaine au régiment corse de Buttafoco, puis lieutenant-colonel au service de la France, chevalier de Saint-Louis, poète, auteur d'Ottave Rusticane, rédigées à Levie lors de sa retraite.
  • Fred Scamaroni, préfet, compagnon de la Libération, héros de la résistance corse.
  • Paulu-Battistu Halter, pilote de rallye.
  • La famille Dominati dont Jacques Dominati, ancien député de Paris, maire du 3e arrondissement de Paris, maire-adjoint de Paris sous Jacques Chirac, lorsque celui-ci était maire de Paris (1977 - 1995) et secrétaire d’État, Laurent Dominati, ancien député de Paris et conseiller de Paris, actuellement ambassadeur au Honduras, Philippe Dominati, sénateur de Paris et conseiller municipal du 8e arrondissement de Paris.
  • Mourad Bey (m.1631), né à Lévie sous le nom de Jacques Senti, il est pris en Méditerranée par les corsaires de Tunis. D'abord esclave, il devient musulman et prend le nom de Mourad. Affranchit, il fait ses armes dans la flotte tunisienne. Il accède au titre de bey (équivalent de roi) en 1631, date à laquelle il fonde la dynastie des Mouradites qui règneront jusqu'en 1702. Marié à une maure, c'est avec sa concubine corse musulmane, Yasmine, qu'il aura son unique enfant, Hammouda Pacha, qui sera son successeur et un bâtisseur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Se prononce en français comme « Lévi ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]