L'Amie prodigieuse (série télévisée)

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L’Amie prodigieuse

Titre original L’amica geniale
Genre Drame
Création Saverio Costanzo
Pays d'origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Rai
HBO
Nb. de saisons 2
Nb. d'épisodes 16
Durée 53 - 64 minutes
Diff. originale en production

L’Amie prodigieuse (titre original en italien : L’amica geniale) est une série télévisée italo-américaine fondée sur la saga homonyme d'Elena Ferrante et réalisée par Saverio Costanzo. Cette série, filmée principalement en napolitain, est produite par les sociétés italiennes Wildside (it) et Fandango pour la Rai, HBO et TIMvision (it), et distribuée à l'étranger par FreemantleMedia[1].

Trente-deux épisodes sont prévus au total[2]. La diffusion en Italie a commencé le (les deux premiers épisodes)[3].

La série est diffusée en France depuis le sur Canal+[4], au Québec depuis le sur le Club Illico[5], et en Belgique sur Be Séries.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La série est fidèle à la saga des romans napolitains de Ferrante : l'histoire de l'amitié qui se poursuit tout au long de leur vie adulte entre deux petites filles qui grandissent dans un quartier pauvre et violent de Naples dans les années 1950, où commérages vont bon train et où la mafia règne[6].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Liste des personnages[modifier | modifier le code]

La série reprend tous les personnages de la saga.

Familles[modifier | modifier le code]

La famille Cerullo
  • Père : Fernando (cordonnier)
  • Mère : Nunzia ;
  • 4 enfants :
    • Rino, Raffaella surnommée Lila, 3e enfant Cerullo, 4e enfant Cerullo.
      • 1 petit-fils : Dino (fils de Rino et Pinuccia)
La famille Greco
  • Père : Vittorio (portier au tribunal de Napoli) ;
  • Mère : Immacolata ;
  • 4 enfants :
    • Elena surnommée Lenù, Peppe, Gianni, Elisa.
La famille Caracci
  • Père : Don Achille (propriétaire épicerie) ;
  • Mère : Maria ;
  • 3 enfants :
    • Stefano, Alfonso, Pinuccia.
      • 1 petit-fils : Gennaro (fils de Stefano et Lila)
La famille Peluso
  • Père : Alfredo (ancien menuisier emprisonné pour meurtre) ;
  • Mère : Giuseppina ;
  • 4 enfants :
    • Pasquale (maçon), Carmela, 3e enfant Peluso, 4e enfant Peluso.
La famille Sarratore
  • Père : Donato (cheminot / écrivain) ;
  • Mère : Lidia ;
  • 5 enfants :
    • Nino, Marisa, Pino, Clélia, Ciro.
La famille Cappuccio
  • Père Cappuccio  : décédé (dans le premier épisode) ;
  • Mère : Mélina ;
  • 4 enfants :
    • Antonio, Ada, 3e enfant Cappuccio, 4e enfant Cappuccio.
La famille Scanno
  • Père : Nicola (vendeur de fruits et légumes) ;
  • Mère : Assunta ;
  • 3 enfants :
    • Enzo, 2e enfant Scanno, 3e enfant Scanno.
La famille Solara
  • Père : Silvio (propriétaire bar / pâtisserie) ;
  • Mère : Manuela ;
  • 2 enfants :
    • Michele, Marcello.
La famille Spagnuolo
  • Père : M. Spagnuolo ;
  • Mère : Rosa ;
  • 3 enfants :
    • Gigliola, 2e enfant Spagnuolo, 3e enfant Spagnuolo.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le , RAI et HBO renouvellent la série pour une deuxième saison[8], basée sur le roman Le Nouveau Nom.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

La distribution a pris presque un an et environ cinq mille candidats se sont présentés[2]. Les deux rôles principaux, ceux d'Elena Greco et de Raffaella Cerullo, enfants et adultes, sont tenus par quatre actrices débutantes, comme l'a souhaité Elena Ferrante[9]. Les personnages principaux parlent principalement napolitain et italien.

Tournage[modifier | modifier le code]

Les huit épisodes de la première saison ont été tournés dans la périphérie de Caserte, où le quartier Luzzatti a été reconstitué dans une zone industrielle abandonnée, ainsi que dans l'île d'Ischia[3] et à Naples.

Épisodes[modifier | modifier le code]

Première saison (2018)[modifier | modifier le code]

  1. Les Poupées (Le bambole / The Dolls)
  2. L'Argent (I soldi / The Money)
  3. Les Métamorphoses (Le metamorfosi / The Metamorphoses)
  4. La Délimitation (La smarginatura / Dissolving Margins)
  5. Les Chaussures (Le scarpe / The Shoes)
  6. L'Île (L'Isola / The Island)
  7. Les Fiancés (I fidanzati / The Fiancés)
  8. La Promesse (La promessa / The Promise)

Deuxième saison (2020)[modifier | modifier le code]

  1. Le Nouveau Nom (Il nuovo cognome / The New Name)
  2. Le Corps (Il corpo / The Body)
  3. Effacer (Scancellare / Erasure)
  4. Le Baiser (Il bacio / The Kiss)
  5. La Trahison (Il tradimento / The Betrayal)
  6. La Rage (La rabbia / Rage)
  7. Les Fantômes (I fantasmi / The Secret Notebooks)
  8. La Fée bleue (La fata blu / The Blue Fairy)

Saison 1[modifier | modifier le code]

Chapitre 1 - Les poupées[modifier | modifier le code]

Elena Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville de Naples de la fin des années 1950. Lila Cerullo est une petite fille très intelligente mais rebelle. Par sa différence, elle est rejetée par ses camarades. Un jour, en classe, elle démontre des capacités exceptionnelles : elle a appris à lire et écrire seule. Intriguée par sa personnalité et ses connaissances, Elena, à partir de ce jour, se met en tête de devenir son amie coûte que coûte. Un jour, pour tester Elena, Lila décide de lui jeter sa poupée par les grilles de la cave du plus redouté de tous les habitants du quartier, vu comme un ogre : le mafieux Don Achille. En réponse et afin de s’affirmer, Elena en fait de même. Après être descendue toutes les deux dans la cave, et avoir tenté en vain de les récupérer, Lila imagine alors un plan : elles décident d’affronter Don Achille. Elles l’accusent d’avoir volé leurs poupées. Cette imagination tout droit venue de la bouillonnante Lila, portera ses fruits, puisqu’admirant son courage, Don Achille finit par leur donner un billet pour qu’elles aillent se racheter une poupée chacune.

Chapitre 2 - L'argent[modifier | modifier le code]

Avec l'argent du mafieux Don Achille, Elena et Lila achètent un livre : "Les Quatre Filles du docteur March". Lila imagine alors un plan : apprendre à écrire et faire un roman pour devenir riche comme Louisa May Alcott. Leur éducation vient à peine de commencer et elles obtiennent de très bonnes notes. Mme Oliveiro, leur institutrice, souhaite les voir passer le concours d’entrée au collège. Cependant, leur destinée reste prégnante. Les deux fillettes se voient très vite confrontées à la réalité de leur temps et de leur quartier. Dans la famille d'Elena, le père convainc sa femme, après de multiples négociations, de laisser leur fille étudier à condition qu’elle soit la meilleure de tout le quartier. Dans la famille Cerullo, les parents de Lila ne sont pas aussi compréhensifs. Ce n'est pas tant une question d'impossibilité financière, mais de l'entêtement. En réalité le père de Lila refuse d'en faire une possibilité : envoyer Lila au collège reviendrait à admettre que son propre enfant pourrait être plus intelligent, meilleur que lui. Ce sera le point de départ des 2 chemins divergents entre les deux filles. Leur monde devient étrangement plus petit et elles commencent à s'éloigner l'une de l'autre. Le quartier est alors secoué par le meurtre de Don Achille. Alfredo Peluso, ancien menuisier devenu un peu paranoïaque, sera accusé du crime et emmené en prison par les carabiniers. Même si Lila explique les détails de l'affaire à Elena, ceci semble bien sorti de son imagination et montre, encore une fois, une occasion de mettre en avant son imagination débordante. Elena finit par devenir l'auteur de sa propre fiction.

Chapitre 3 - Les métamorphoses[modifier | modifier le code]

Pour les filles la vie d'adolescent est une compétition plein de sous-entendus. Elena commence le collège. Pour Lila, ce fait est exaspérant : non seulement son amie la plus chère fréquente le collège qu'elle voulait tant, mais elle fait aussi un bond en avant vers la féminité. Quand Lila reste encore prépubère, le corps d'Elena a pris de l'avance sur celui de Lila : ses seins poussent et elle vient d'avoir ses règles. Chaque fille mène sa propre lutte intérieure pour savoir quelle est sa place dans la foule. Leur amitié subsiste même si une rivalité croissante naît entre elles. Lila passe tout son temps enfermée dans le magasin de son père, où elle travaille avec Carmela. Madame Oliveiro, avec ingérence, convainc les Greco d'envoyer Elena au lycée. Elena découvre peu à peu que son amie lui cache la vérité. Elle continue d’étudier en secret en empruntant des livres à la bibliothèque. Elle étudie le latin secret, et bien sûr elle le maîtrise avec une facilité déconcertante. Dans le quartier, depuis la mort de Don Achille, Marcello et Michele Solara de par la stature de leurs parents, continuent d’imposer encore un peu plus leur loi. Ils n’hésitant pas à humilier les moins aisés, comme Ada et Antonio. Au fur et à mesure, le dégoût de Lila pour Les Solara est de plus en plus apparent. Lorsque qu'ils arrachent[pas clair] le bracelet d'Elena de son poignet, la colère de Lila prend de l'ampleur : sa menace de trancher la gorge de Marcello s'il les touche à nouveau ne sera pas prise à la légère.

Chapitre 4 - La délimitation[modifier | modifier le code]

Les années 1950 n'ont pas vraiment été l'âge des lumières de l'égalité des sexes. Tous les hommes qui croisent le chemin d'Elena disent d'elle qu'elle est jolie, mais pas intelligente ou intéressante. Son statut semble n'être que "décoratif" ! Malgré tout, Lila et Elena passent le cap de l'adolescence et glissent vers la féminité. Les parents d'Elena ayant accepté qu’elle continue ses études au lycée, sont tout de même fiers d'elle. La jalousie de Lila se fait une nouvelle fois sentir. Elle trouve encore un moyen de devancer son amie : cette fois en apprenant le grec. Dans la cordonnerie de son père, elle travaille désormais sur une nouvelle paire de chaussures pour homme avec son frère Rino. Elle démontre ainsi de ses qualités créatives et par ce projet cherche à s'enrichir et à quitter le quartier. Lors d'une soirée organisée chez la mère de Gigliola, la tension avec les Solara est à son comble. Ils forcent Pasquale et Antonio à quitter la soirée : Marcello voulant Lila pour lui tout seul. Il en sera de même lors du réveillon du Nouvel An. Il se déroule sous le signe d’une bataille de feux d'artifice enflammés à la testostérone qui se termine par des coups de feu. Une véritable déclaration de guerre entre les deux clans du quartier. La politique est bien présente dans cet épisode. Le pays souhaite favoriser un boom économique, y compris Naples pourtant largement exclu. Des voyous comme les Solara, en ont profité et se sont enrichit grâce aux produits du marché noir. Leurs ennemis sont les communistes. Elena est perplexe sur l'opportunité de poursuivre Nino Sarratore, le fils du poète. Elle l'a connu à l'école primaire, lui avait demandé d'être sa petite amie et a ensuite déménagé avec sa famille déshonorée. Il est réapparu dans sa vie en un bel adolescent.

Chapitre 5 - Les chaussures[modifier | modifier le code]

Lila reçoit des "déclarations d'amour" aussi différentes qu'impossibles. Éperdument épris de Lila, Marcello se rapproche de son père afin de demander sa main. Elle le déteste et sait que sa proposition est aussi un pot-de-vin, avec la promesse d'une "bague aux trois diamants" et la perspective d'une vie de confort et d'aisance. Marcello suppose que Lila dira oui parce qu'aucune femme ne pourrait dire non. Il prend son refus comme une invitation à continuer. Pasquale est un maçon et un communiste ardent. Un avenir avec lui ressemblerait de façon frappante à la vie de ses parents. L'argent serait rare. Elle ne l'aime pas. Quant à Elena, elle qui sortait avec Gino prend la décision de le quitter. Elle effectue des brillantes études au collège. Cependant même si le monde d'Elena s'ouvre autour elle, cet épisode est toujours basé sur les querelles locales toujours fatigantes et insignifiantes pour elle. Lila néglige son travail à la cordonnerie, ce qui provoque des tensions. Il est furieux que Lila ait osé s'opposer à lui, et maintenant il est terrifié à l'idée que Rino, qui est censé travailler dans l'ombre de son père pendant des décennies, puisse apprendre le métier et ensuite poursuivre l'entreprise familiale en réussissant par lui-même. Pourtant Lila et son frère Rino ont conçu une paire de chaussures très originales. Leur père n'a pas l'intention de les laisser commercialiser ce nouveau produit. L'intellect de Lila a été une malédiction pour elle. Elle est assez brillante pour savoir qu'elle pourrait réussir sa vie, si seulement elle en avait l'occasion. Sans la promesse des chaussures, elle n'a pas de voie de sortie de sa condition dans ce quartier !

Chapitre 6 - L'île[modifier | modifier le code]

Madame Oliveiro convainc Elena de se reposer de ses études en allant s'aérer sur l'île d'Ischia pendant les vacances d'été. Dans les années 1950, pour une fille issue de cette catégorie sociale, c'est l'indépendance, l'éloignement des halls sordides de son immeuble et des querelles de voisinage, de la présence imminente de sa mère et surtout, du magnétisme de Lila. Elle est engagée comme femme de chambre dans une petite pension de famille. Pendant cette période estivale, elle sera seule, seule avec son grand amour : la mer. Nella, la gérante, lui demande de poser son stylo et d'enfiler son maillot de bain. Elena s'aventure sur le sable et se met à nager, comme sa mère lui avait assuré qu'elle le pouvait. Malgré tout, elle continue, inlassablement, à écrire à Lila. D'abord de longues lettres "écrites", pleines de gaieté qui ne font qu'inciter la jalousie de Lila et l'énerver. Lila ne répondra jamais, mettant Elena dans la position d'une adolescente désespérément sous l'emprise d'un ami qui ne pense à elle que par intermittence. La gérante lui apprend que la famille de Nino Sarratore doit venir passer quelques jours dans sa maison familiale. Elle est secrètement amoureuse de Nino. Pas nécessairement réciproque. Elle est aussi admirative de ce garçon intelligent. Elle pourrait tranquillement l'adorer. Cependant Nino est cassant. Il peut lui rappeler que les pauvres filles de l'arrière-pays de Naples n'obtiennent pas de "promotions sociales" et doivent rester dans leur condition miséreuse. Donato est le père de Nino. Il est différent de tous les hommes qu'elle connait. C'est est un intellectuel et un romantique. Il est attentif, lui disant combien il est fier d'elle pour avoir poursuivi sa scolarité. Il n'est pas surprenant qu'elle l'admire. Lorsque Lila la contacte pour lui confier la pression qu'elle subit de ses parents qui désirent la fiancer à Marcello Solara, elle décide de rentrer à Naples le lendemain. Mais le jour de son anniversaire, après le diner avec la famille Sarratore, elle part se coucher. Donato rendant visite à Elena sur son lit, la borde gentiment, éteint sa lumière, ferme doucement son livre, et quand un geste paternel sur Elena est attendu, le contraire se passe et se transforme en tragédie.

Chapitre 7 - Les fiancés[modifier | modifier le code]

De retour à Naples, Elena espère confier à Lila la douloureuse expérience de ses vacances d'été. Sa vie, ses émotions tournent autour de Lila, mais aussi de ses propres batailles familiales, ses enchevêtrements romantiques, sa nature provocante, son intellect inexploité. Mais elle découvre que son amie s'est engagée à épouser Stefano Carracci en opposition aux avances de Marcello Solara. Stefano fait tout ce qui est en son pouvoir pour le surpasser. Marcello a pensé aux chaussures Cerullo, alors Stefano finance la transformation de leur magasin en un site de fabrication à part entière où ils peuvent concevoir, construire et vendre leurs propres chaussures. Lila s'engage à épouser Stefano ce qui la rendra riche - ce que Lila a voulu, avec intensité, depuis sa plus tendre enfance. En outre, le jeune homme signe un partenariat avec Don Fernando afin de développer la cordonnerie et la nouvelle ligne de chaussures Cerullo. Pour Marcello, en apprenant la nouvelle, l'orgueil est primordial. Il entre dans une colère noire et fomente un plan pour se venger de Lila. Lorsqu'elle revient en ville après ses fiançailles, elle doit rappeler à tout le quartier que sa vie antérieure de fille de cordonnier salie est révolue. Elle se promène en ville en décapotable tendance et luxueuse, avec une bague de perle au doigt et des lunettes de soleil sexy. Elena, elle, est en train de régler sa propre confusion romantique. Elle doit faire face à l'ajout de lunettes "disgracieux" sur son joli et doux visage. Elena, incapable de confier sa douloureuse expérience à son amie, se fiance à Antonio, qu'elle n'aime pas vraiment…

Chapitre 8 - La promesse[modifier | modifier le code]

Alors que le mariage de Lila se rapproche, la disparité entre les directions que prennent les vies de Lila et d'Elena s'accentue. Lila est prisonnière des exigences de sa famille, sur son rôle dans l'épicerie, sa robe de mariée, et son attitude. Elle est sous le charme de Stefano. Elle est l'objet de la jalousie de tout le quartier. Autrefois négligée et bafouée par son père pour ses aspirations intellectuelles, elle a aujourd'hui une influence sur le succès du magasin Cerullo. Elena, en revanche, n'est encore qu'une simple élève, qui doit faire face à l'ennui de l'autorité de son professeur et de sa mère. Elena se rend compte qu'elle n'est pas amoureuse d'Antonio. Leur relation n'est qu'une imposture. Elle veut rompre leurs fiançailles. Elle se rapproche de Nino Sarratore qui lui propose d'écrire des articles pour le journal du lycée. Au lieu de diviser les filles, ces différences les unissent dans une compréhension silencieuse. Plan sur la dévotion des deux amies l'une envers l'autre. « Tu es mon amie prodigieuse », déclare Lila en faisant promettre à Elena qu'elle ira à l'université. Lila est prête à payer les frais de scolarité d'Elena. Lila est suffisamment intelligente pour savoir ce dont elle manque, et visiblement peinée de savoir que les chances d'Elena d'être reconnue en tant qu'écrivain augmentent alors que les siennes ont disparu. Les préparatifs du mariage de Lila engendrent des tensions. L'événement est en passe d'être annulé. Elena parvient à calmer la situation. Les chaussures Cerullo ne se vendent pas, ce qui contraint Stefano à demander de l'aide aux Solara. La cérémonie de mariage arrive enfin, une journée joyeuse pour Lila et Stefano et pour les invités, dont la plupart ne dîneront ou ne s'habilleront peut-être jamais aussi bien pour le reste de leur vie. Au cours de celle-ci, Lila fait une découverte sur un arrangement machiavélique entre Stefano et les Solara se sentant piégée de l'intérieur !

Saison 2[modifier | modifier le code]

Chapitre 1 - Le nouveau nom[modifier | modifier le code]

Juste après son mariage avec Stefano Carracci, Lila découvre le vrai caractère de son mari : un jeune homme disposé à se plier face à ceux qui commandent dans le quartier, afin de s’enrichir et d’étendre son activité. Elle apprend, par le propre aveu de Stefano, que son frère et son père ont accepté l’argent des Solara pour ouvrir une nouvelle fabrique de chaussures. Elle se sent trahie. Malgré tout, Lila n’accepte pas la situation et tente de se rebeller mais son mari la force à subir des abus sexuels et violences domestiques. Elle devient la « signora Carracci » à seulement 16 ans. Dans le même temps, Elena, après avoir pensé à abandonner l’école, change d’idée, encouragée par Nino Sarratore[10].

Chapitre 2 - Le corps[modifier | modifier le code]

Stefano cherche à ouvrir une boutique de chaussure dans le centre de Naples, avec l’aide des Solara et sous le nez de Lila. Elena, de retour à ses études, apprend qu’Antonio et Enzo Scanno ont reçu la convocation au service militaire. Elena rend visite à Lila chez elle. Lila lui révèle les violences quotidiennes qu’elle subit et les rapports orageux qu’elle entretient avec son mari. Elena en profite pour demander de l’aide pour empêcher le départ d’Antonio. Elles optent pour la seule solution possible et demandent aux Solara. Leur visite à la pâtisserie-bar des Solara provoque une énorme colère de Stefano. De plus, Antonio, se sentant humilié que sa fiancée soit allée demander pour lui, décide de rompre ses fiançailles. Enfin, Lila, après une visite médicale, apprend qu’elle est enceinte[10].

Chapitre 3 - Effacer[modifier | modifier le code]

Les Carracci préparent l’inauguration de la nouvelle charcuterie pendant que Lila travaille sans relâche, sans se soucier de sa grossesse. Cédant à la demande des Solara, Stefano décide d’afficher au mur de la nouvelle boutique de chaussure du centre-ville, la photographie de Lila en robe de mariée, mais elle, avec l’aide de Elena, remanie totalement le portrait avec des coupures de journal. Alors que pour tous, ce portrait passe pour une extravagance, Michele Solara lui adresse de nombreux compliments. Dans un article, Donato Sarratore, parle du cadre avec un ton méprisant. Dans le même temps, Lila fait une fausse couche. Elena est invitée à une fête chez la professoressa Galiani (où elle rencontre Nino et sa fiancée) et demande à Lila de l’accompagner. Mais une fois arrivée, Lila se sent gênée, en réalisant que l’arrêt précoce de ses études l’a éloignée du monde d'Elena, un monde des personnes cultivées[10].

Chapitre 4 - Le baiser[modifier | modifier le code]

Un matin, Nino Sarratore, croisant Elena en bas de chez elle, l’invite à le retrouver sur l'île d'Ischia où il séjournera pour les vacances d’été. À l’annonce de la grossesse de Pinuccia, un mariage est organisé en hâte, auquel Elena est invitée. Lors des noces, Lila a une friction avec la famille de l’épouse et des rumeurs courent sur elle selon lesquelles elle serait dotée d’une mystérieuse force négative qui l’empêche de porter la vie. Le médecin conseille à Stefano de faire passer à Lila les mois d’été à la mer, afin d’avoir davantage de chances de tomber enceinte. L’accompagnent sa mère Nunzia et sa belle-sœur Pinuccia, dont la grossesse est avancée. Elena fait en sorte d'aller à Ischia où Nino Sarratore passe ses vacances estivales. Lila accepte de bon gré parce qu’elle veut que son amie l'accompagne. Ainsi Elena, pour l'accompagner, démissionne de son travail à la librairie. Pendant les vacances, les trois jeunes femmes passent de longues journées à la mer, entre jeux, divertissements et amitiés, en compagnie de Nino Sarratore et de son ami Bruno Soccavo. Ce dernier, fils d’un entrepreneur napolitain, noue rapidement un rapport de sympathie avec Pinuccia. Cette dernière le lui rend, et, craignant d’en souffrir et de mettre en péril son mariage, elle décide de rentrer à Naples. Lila, reprend la lecture qu'elle a abandonné depuis de nombreuses années, afin d'attirer l'attention de Nino. Au cours d'une baignade, Lila et Nino s’éloignent de la vue d'Elena, qui fera une amère découverte sur le comportement de son amie.

Chapitre 5 - La trahison[modifier | modifier le code]

À Ischia, Lila tombe amoureuse de Nino, au grand désarroi d'Elena qui avait toujours caché à son amie son amour pour lui. Nino décide de quitter Nadia et demande à Lila de lui envoyer la lettre l'annonçant. Lila, de plus en plus éprise de Nino, devient de moins en moins prudente. Ils sortent de l’eau main dans la main et sont vus par Michele Solara et Gigliola, arrivés à Ischia pour un court séjour. Lila invente un mensonge pour sa mère disant être invitée par Mme Oliveiro, l’institutrice, qui organise une fête chez sa cousine et que, comme la soirée se terminera tard, elle y restera dormir. Elle persuade Elena de confirmer son histoire afin qu’elle puisse passer la nuit avec Nino, qui dort chez son ami Bruno Soccavo. Elena se rend seule chez madame Nella, la cousine de madame Oliveiro, où elle retrouve la famille Sarratore. Elle reste avec eux pour le dîner, puis va sur la plage, triste et déprimée. Alors qu’elle est seule avec ses pensées, Donato Sarratore arrive. Elle décide d’avoir un rapport sexuel avec lui, précisant immédiatement après le rapport qu'elle ne veut plus rien avoir à faire avec lui.

Le lendemain matin, Elena passe chez Bruno récupérer Lila, et les jeunes femmes rentrent chez elles où elles trouvent Stefano qui, furieux, demande des explications car il a été informé par Gigliola que sa femme marchait main dans la main avec un autre homme. Lila parvient à convaincre Stefano que ce ne sont que des ragots de Gigliola, jalouse parce que Michele Solara voudrait que Lila soit dans le magasin et non elle-même. Stefano semble y croire, mais ordonne à tous de plier bagages et, le lendemain, ils partent pour Naples.

Chapitre 6 - La rage[modifier | modifier le code]

De retour à Naples, les deux jeunes femmes se perdent de vue. Elena garde une rancune envers Lila, à cause de son histoire d’amour avec Nino. Elle va trouver Pinuccia, qui a accouché peu de temps auparavant. Pinuccia lui apprend que Lila a commencé à travailler au magasin de chaussure. En sortant, elle voit Pasquale, Enzo, et Antonio, qui sont rentrés en permission militaire. Les deux premiers sont sereins et participent à la fête de Sant’Antonio. En revanche, Antonio est bouleversé, et en lui parlant, elle se rend compte qu’il a été libéré prématurément pour désordres mentaux et qu'ils est incapable de travailler. Pendant que le feu brule, Elena voit Carmela du balcon qui crie quelque chose. Avec Pasquale, Antonio et Enzo, ils accourent. Ils entrent dans l’appartement des Peluso, où Guiseppina s’est enfermée dans la salle de bain. Les jeunes enfoncent la porte et trouvent la pauvre femme pendue. Elena, regardant le visage transfiguré de la pauvre signora Peluso, se promet de s’investir dans ses études et réussit brillamment au baccalauréat (esame di maturita). Une enseignante lui propose de passer le concours d’admission à l’école normale de Pise. Lenù en parle en famille : comme d’habitude, son père la soutient et sa mère est contrariée. Dans un second temps, cette dernière lui confie l’argent que Lenù lui avait donné de ses travaux d’été afin de payer le voyage. Oubliant les rancœurs, Elena va trouver Lila au magasin de chaussure pendant la pause du déjeuner. Elle y trouve Lila et Nino, cachés dans l’arrière-boutique. Ils continuent de se voir et de s’aimer : elle leur apprend son admission à la Normale, suscitant l’intérêt de Nino. Lila, au dîner, affronte Stefano. Elle lui dit qu’elle ne l’aime pas et qu’elle ne veut plus vivre avec lui. Après avoir pris une claque, elle le menace avec un couteau et réussit à s’enfuir. Après avoir fait sa valise, elle prend l’argent qu’elle avait de coté et s’en va. Lila et Nino commencent à vivre ensemble. Stefano est toujours plus désespéré. La famille Cerullo et la famille Carracci se réunissent et personne ne sait où a fini Lila. Ils supposent qu'elle pourrait être partie à Pise où est Lenuccia, et Stefano semble le croire et se tranquillise. L’amour entre Lila et Nino dure seulement quelques semaines. Après une scène, Nino quitte Lila. Dans le même temps, Michele Solara, inquiet du manque à gagner pour le magasin de chaussure, charge Antonio de trouver Lila. Antonio la trouve ainsi que Nino. Il le frappe à sang, comme il aurait volontiers battu le père de Nino, Donato Sarratore, qui avait rendu fou sa mère. Antonio confie à ses amis Enzo et Pasquale la situation, et Enzo propose d’aller trouver Lila avant Michele Solara. Enzo lui avoue être amoureux d’elle depuis des années. Il réussit à la persuader de rentrer à la maison chez Stefano. Avant de la laisser, il lui promet que si son mari ne la traite pas bien, ce sera lui qui viendra la récupérer. Lila est bien accueillie par Stefano, qui est encore plus heureux quand elle lui apprend qu’elle est enceinte, mais il se glace quand elle lui dit que l’enfant n’est pas de lui.

Chapitre 7 - Les fantômes[modifier | modifier le code]

Elena déménage à Pise. Elle y rencontre Franco, un jeune et riche étudiant avec qui elle a une relation. Franco est un esprit insoumis et turbulent qui, après l'échec à un examen, perd sa place à l'école normale et décide de quitter Pise et sa fiancée. Alitée avec une grippe, Lenù reçoit la visite de sa mère. N’ayant rien d’autre à faire, elle lit d’un seul trait le journal que Lila lui a confié la dernière fois qu’elles se sont vues. Dans ces pages, Lila raconte sa vie. Quand elle est rentrée chez Stefano enceinte, elle s’est enfermée dans la maison sans vouloir voir personne jusqu’à l’accouchement. Malgré les protestations de son mari, qui veut appeler l’enfant Achille, Lila impose le prénom Gennaro. Lila devient une mère attentive. Stefano est toujours préoccupé par des questions économiques, il chasse son beau-frère Rino et épargne le petit Dino seulement grâce à l’intervention de Lila. Dans le journal, Lila raconte que Michele Solara lui a proposé de venir vivre avec lui, lui révélant que Stefano, du temps d’Ischia, avait une relation avec Ada, que Lila avait engagée dans l’épicerie. Lila est terrorisée, pour elle et pour son fils et quand Elena vient la trouver, elle lui confie la boite avec toutes ses confidences. Elle demande de rapporter à Enzo qu’elle a peur que Stefano puisse avoir des réactions brutales. Elena, sur le moment, ne comprend pas, mais en lisant ce journal, elle se souvient de nombreux éléments du mystère Lila, réussissant à comprendre tant de choses sur son amie.

Chapitre 8 - La fée bleue[modifier | modifier le code]

Elena se jette dans les études et fait un brillant parcours universitaire. Sans Franco Mari, elle redevient seule et surtout a de nouveau peur et continue d’être tournée en ridicule pour son accent et ses origines méridionales. Refermée sur elle-même, elle écrit d’un seul jet un récit. Elle rencontre Pietro, un autre jeune et brillant étudiant, lui aussi prochainement diplômé. Pietro est profondément attiré par Elena et un jour, il l’emmène à déjeuner avec sa famille : le père est un nom réputé du monde académique ; la maman est également une éditrice connue. Le père, le professore Airota, propose d’aider Elena mais Pietro le remercie disant que ce n’est pas nécessaire. Ainsi, elle sort diplômée avec un 110 sur 110. Pietro lui offre une bague, révélant ainsi son amour et son désir de l’épouser. Elena lui prête son manuscrit et rentre à Naples, où son père l’accueille fier à juste titre. Grâce à un paquet arrivé chez elle, Elena apprend que la maitresse, Mme Oliveiro est morte. Elle avait conservé les bulletins brillants d’élémentaire d’Elena et surtout « La fata blu » (La fée bleue), le récit que Lila avait écrit enfant. Elena émue le lit et incrédule comprend que la maitresse avait été enthousiaste, même si elle ne l’avait pas jamais montré. Après quelques jours, Pietro au téléphone, lui apprend que sa mère, qui vient de lire le livre d’Elena, veut le publier. Elena se met à la recherche de Lila : ainsi, elle trouve Ada, qui lui raconte ce qui est arrivé. Ada, lorsqu'elle se rendit compte qu’elle était enceinte, alla chez Lila pour l’affronter. Leur première rencontre fut orageuse ; lors de la seconde, Ada confia à Lila être enceinte de Stefano et qu’elle voudrait s’installer chez Stefano avec Stefano et l’enfant qui allait naitre. Enzo, fidèle à la promesse faite, va chercher Lila, qui fait une petite valise, rassemble quelques livres et part avec lui et Gennaro, laissant derrière elle, tous les symboles de la vie privilégiée à laquelle elle avait eu droit comme signora Carracci, y compris les robes et les bijoux. Elle laisse son adresse à Ada et ferme la porte de l’appartement derrière elle. Elena se rend à l’adresse, où une voisine attentionnée garde Gennarino, pendant que Lila et Enzo travaillent. Lila travaille à la fabrique de charcuterie Soccavo et Elena va immédiatement la trouver. Elle n’est plus la « signora Carracci », belle, élégante et admirée : c’est une opératrice fiévreuse, blessée et fatiguée. Les deux amies s’étreignent avec l’affection de toujours. Lila est sincèrement heureuse de voir Elena fiancée et de savoir qu’elle allait voir son livre publié (même si elle laisse échapper un commentaire sarcastique). Elena est sincèrement affligée de voir dans quelle situation est Lila, malgré qu’elle semble vivre sereine, étudiant les mathématiques après le dîner avec Enzo.

Elena repart de Naples appelée par la maison d’édition. À la présentation de son livre, un lecteur l’attaque sur la partie scabreuse du livre, et malgré le grand étonnement d’Elena, elle est défendue par un autre lecteur : Nino Sarratore.

Réception et critiques[modifier | modifier le code]

L'Amie prodigieuse
Score cumulé
SiteNote
Allociné4.1 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Le Monde4.0 étoiles sur 5
Première4.0 étoiles sur 5

7 millions de spectateurs (30 % de parts du marché italien) ont regardé les premiers épisodes[11]. La série a reçu de très bonnes critiques. En Italie, la presse a parlé de chef-d'œuvre[12]. Aux États-Unis, Emily Nussbaum (en), critique de télévision pour le New Yorker, a loué le travail d'adaptation de l'équipe[13].

Pour Le Monde, la série « rappelle inévitablement les meilleures heures du cinéma néoréaliste italien »[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la RAI, (it) « "L'amica geniale" diventa serie TV HBO-Rai ».
  2. a et b (it) « Elena Ferrante, L'amica geniale fa ciak a Caserta », sur Il Mattino.
  3. a et b (it) « L’amica geniale serie tv cast, attori e quando esce », sur Tvseriali.it.
  4. Jean-Maxime Renault, « L'Amie Prodigieuse : de la saga littéraire phénomène à la série télévisée HBO/Canal+ », sur AlloCiné, (consulté le 18 décembre 2018)
  5. Quentin Delahaye, « Ce mois-ci sur Club illico - Décembre 2018 », sur Forum Vidéotron,
  6. Catherine Lalonde, « Les mondes d’Elena Ferrante se télescopent sur les écrans », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  7. a b c et d Greg Evans, « HBO Unveils First-Look Photos Of My Brilliant Friend Drama », Deadline,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2018)
  8. (en) « HBO and RAI Renew My Brilliant Friend for a Second Season », sur The Futon Critic,
  9. (it) « Elena Ferrante: "Spero che 'L'amica geniale' in tv dia emozioni vere" », La Repubblica,‎ (lire en ligne).
  10. a b et c (it) « Episodi de L'amica geniale (seconda stagione) », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  11. « Le chiffre du jour. “L’Amie prodigieuse” cartonne à la télé italienne », Courrier international,‎ (lire en ligne).
  12. (it) « «L’amica geniale», la potenza pittorica di una fiction delle emozioni », Corriere della sera,‎ (lire en ligne).
  13. (en) « The Sweet Linearity of “My Brilliant Friend” », New Yorker,‎ (lire en ligne).
  14. « « L’Amie prodigieuse » : les soubresauts d’une longue amitié féminine », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]