Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier

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Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier
Mgr de Saint-Vallier[1]
Biographie
Naissance
Grenoble (France)
Ordination sacerdotale 1675
Décès (à 74 ans)
Québec (Nouvelle-France)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Jacques Nicolas Colbert
Évêque de Québec

Ornements extérieurs Evêques.svg
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(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier[2], né le à Grenoble et mort le à Québec, est un évêque de Nouvelle-France. Successeur de saint François de Montmorency-Laval, il est le deuxième évêque de Québec, le fondateur de l'Hôpital général de cette ville et le fondateur des ursulines de Trois-Rivières.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'avocats, de diplomates et de grands propriétaires, Jean-Baptiste est le fils de Jean de La Croix de Chevrières (mort en 1680) et de Marie de Sayve, et l'arrière-petit-fils de Jean de La Croix de Chevrières, évêque de Grenoble de 1607 à 1619. Il est présenté de minorité, à l'âge de 10 ans, le 13 août 1663, dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[3] mais attiré par les ordres il entre au séminaire de Saint-Sulpice de Paris, où il obtient sa licence de théologie en 1672, à 19 ans[4].

Quatre ans plus tard, on demande pour lui à son insu[5], même s'il n'est pas encore prêtre, le poste d'aumônier ordinaire de Louis XIV[6]. Toutefois, à la cour, avec la permission du roi[7], c'est la soutane qu'il porte ; de plus le fait qu'il soit un ami du cardinal Le Camus de Grenoble[5],[8] indique aussi qu'il ne prend pas l'état ecclésiastique à la légère. Il visite les hôpitaux et les prisons[9]. Il contribue de sa propre bourse à la fondation d'un hôpital dans la petite ville de Saint-Vallier dans la Drôme[10],[11],[12].

Saint-Vallier est ordonné prêtre en 1681. Il est aumônier du roi durant une dizaine d'années[13]. On lui offre les sièges d'évêque de Tours et de Marseille, qu'il refuse dans les deux cas[14],[15],[16].

Épiscopat[modifier | modifier le code]

Le deuxième évêque[modifier | modifier le code]

Premier voyage à Québec[modifier | modifier le code]

Saint François de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec, ne se sent plus à la hauteur de sa tâche, repasse en France et démissionne en 1685. Louis XIV, qui a Laval en haute estime (malgré ses démêlés avec les gouverneurs et les intendants), lui propose de choisir lui-même son successeur. Parmi les personnes consultées se trouvent le père La Chaise, confesseur de Louis XIV, Louis Tronson, supérieur des sulpiciens et le père Valois, confesseur de Saint-Vallier[17]. Saint-Vallier, qui a 31 ans et qui fuit les honneurs, accepte cet apostolat et c'est lui que Montmorency-Laval choisit[18],[19].

C'est d'abord en tant que vicaire général que, en 1685, Saint-Vallier se rend en Nouvelle-France ; il fait la visite de son immense diocèse jusqu'en Acadie. Son séjour dure un an et demi[12] et permet déjà d'entrevoir les problèmes qui marqueront son épiscopat. Les supérieurs du séminaire écrivent à Mgr de Laval que ce n'est pas l'homme qu'il faut ; l'évêque les appuie et demande à Saint-Vallier de se retirer. Louis XIV n'est pas d'accord et s'oppose même au retour de Laval au Canada.

Saint-Vallier n'est pas encore évêque ; même si la querelle entre le pape et Louis XIV n'est pas encore réglée (le pape refuse les bulles d'investiture à tous les évêques nommés par le roi[20]), il accède à l'épiscopat le à l'église Saint-Sulpice de Paris. Le nouveau prélat intercède pour Laval, qui prend le premier bateau. Laval (« Mgr l'Ancien ») et Saint-Vallier auront une cohabitation difficile et le premier se réfugiera au cap Tourmente[12].

Deuxième voyage[modifier | modifier le code]

Saint-Vallier est de retour au Canada le . Il continue son travail pour enrayer l'ivrognerie, l'indécence, le blasphème, la danse, l'immoralité et la cupidité. Cela, à soi seul, a dû lui valoir des ennemis. Mais c'est tout le monde, à un moment ou à un autre, qu'il se met à dos. Son caractère est prompt, et, comme il prend rarement conseil, personne ne le modère[21]. Un siècle et quart après sa mort, l'abbé Faillon écrit : « Il aliéna si fort tous les esprits en Canada et en France, par l'usage qu'il fit de son autorité[22], qu'il perdit insensiblement toute créance à la cour, même dans les choses où son bon droit semblait être incontestable[21] ». On finit par savoir que si on veut quelque chose, il ne faut pas y mêler Saint-Vallier. Saint-Vallier lui-même le sait ; en 1710, trop peu sûr de réussir une démarche, il s'en décharge sur Joseph de la Colombière et un de ses collègues, leur suggérant d'écrire directement au ministre, « mais il ne faut pas que vous parliez du tout de moi dans la lettre[23] ».

Il a aussi des démêlés avec le séminaire de Québec[24], car, défaisant le travail de M. de Laval, il veut donner plus de latitude aux curés en supprimant le rattachement des dîmes au séminaire ; sur ce point il a gain de cause en 1692. Le bien-être des séminaristes lui tient à cœur ; lors de son premier voyage il avait remarqué qu'ils ne respiraient pas la bonne santé ; il fait adoucir leur régime, en tout cas celui de ceux nés en France[25].

En 1694, il doit retourner en France pour s’expliquer. Le roi décide de ne pas le renvoyer au Canada ; il demande les conseils de Fénelon et de Bossuet. Ce dernier le fait changer d'avis : Saint-Vallier peut repartir, muni des conseils du roi sur la paix[26].

Troisième voyage[modifier | modifier le code]

Saint-Vallier est de retour en Nouvelle-France le [27]. Grâce à Michel Sarrazin, médecin du roi, il a échappé à une grave épidémie qui s'est déclarée sur le bateau[28].

Il repart pour la France le et se rend aussi à Rome. De nouveau, en juin 1704, il reprend la mer pour aller à Québec[29],[30] ; capturé par un corsaire, il est emprisonné en Angleterre de juillet 1704 à 1709[31]. Il est bien reçu par la reine Anne et nommé par le pape vicaire apostolique en Angleterre[32], mais ceux qui pourraient travailler à sa libération font peu pour lui. Il est finalement l'objet d'un échange de prisonniers[33],[34] et quitte l'Angleterre le .

Mais ce n'est pas fini : le roi ne veut pas qu'il retourne en Nouvelle-France[35]. Il se choisit un coadjuteur, Louis-François Duplessis de Mornay, qui sera consacré évêque en 1714 ; le coadjuteur lui succédera mais ne le remplacera pas avant sa mort.

Quatrième voyage[modifier | modifier le code]

Saint-Vallier réussit à revenir à Québec en août 1713, après une absence de 13 ans[36] ; il abandonne alors le palais épiscopal[37] et réside à l'Hôpital général de Québec, où il meurt le . À ce poste difficile, alourdi par les confrontations, lui succède Duplessis de Mornay, troisième évêque de Québec, qui n'ira jamais à Québec[36].

En 1690, il avait porté le nombre de paroisses de son diocèse à 41, et, en 1721, à 82. Il avait ordonné 90 prêtres. Il avait dépensé, de son propre patrimoine, 200 000 livres en bonnes œuvres[38]. Il a convoqué quatre synodes : en 1690, 1694, 1698 et 1700[39] et ensuite des conférences ecclésiastiques[40]. Il est à l'origine en 1697 de la fondation des ursulines de Trois-Rivières[41], à laquelle il a aussi participé de son propre argent[42].

Les tensions[modifier | modifier le code]

Saint-Vallier, v. 1720
  • « Mgr l'Ancien » et Mgr de Saint-Vallier. Mgr de Laval est très vite déçu du choix qu'il a fait de son successeur. En 1696[43] il l'invite, tout comme le fait Louis XIV[12], à démissionner : « il vous serait glorieux devant Dieu et devant les hommes d'imiter le grand saint Grégoire de Naziance et plusieurs autres grands prélats, qui se sont démis du gouvernement de leurs Églises, pour y rétablir la paix et l'union ». Les divergences tournent autour du séminaire de Québec, fondé par Montmorency-Laval, auquel il avait donné un rôle original et central que veut lui retirer Saint-Vallier[44].
  • Le séminaire de Québec. Des prêtres, comme les y autorise la loi d'alors, font appel au Conseil souverain d'une décision de Saint-Vallier. Au sommet de la querelle, Charles de Glandelet[45], Louis Ango de Maizerets et Henri de Bernières sont frappés d'interdit ; Glandelet, qui est professeur, ne peut même plus confesser ses élèves[46]. Les choses s'aplaniront néanmoins.
  • Le chapitre de Québec. « Les points litigieux concernaient la compétence du chapitre, ses propres statuts, la nomination et le rang des chanoines, leurs charges relatives à la cure de Québec, le choix des chantres, etc.[12],[47] »
  • Les récollets. L'« affaire des prie-Dieu » se passe à Montréal en 1694 : les récollets ont cru donner à l'évêque la place d'honneur dans leur église et, au gouverneur de Callière, la seconde. Mais Saint-Vallier estime que le prie-Dieu du gouverneur est en position plus honorable que le sien. Le 13 mai, au plus fort de la crise, l'évêque jette l'interdit sur l'église des récollets[48] (on ne pouvait plus par exemple y célébrer la messe).
  • Frontenac. Saint-Vallier se brouille avec le gouverneur Frontenac au sujet de la représentation du Tartuffe[49].
  • Les sœurs de l'hôtel-Dieu et la mère Juchereau.
    • En 1692, Saint-Vallier demande aux Hospitalières de l'hôtel-Dieu de s'occuper de l'Hôpital général. La mère Juchereau refuse, mais se soumet ensuite, à la demande de Versailles.
    • « En 1699, Mgr de Saint-Vallier demande l’aide de 12 sœurs hospitalières pour l’Hôpital général, ainsi qu’une rente annuelle de 1 200 livres pour leur entretien. La mère Juchereau s’insurge une fois de plus[50]. »
    • Le fossé se creuse entre la communauté de l'hôtel-Dieu et celle de l'Hôpital général. La séparation est prononcée en 1699, mais Jeanne-Françoise Juchereau jouera le rôle de médiatrice.
  • Sainte Marguerite Bourgeoys et sa congrégation. Saint-Vallier est « impressionné par la qualité des initiatives de Marguerite Bourgeoys et de la congrégation de Notre-Dame mais maintient une opinion divergente de celles de la communauté concernant le projet de ses règles, créant ainsi de fortes tensions[51],[52] ».
  • Vaudreuil. Les accrochages avec le gouverneur Vaudreuil sont nombreux : la place des capitaines de milice dans les processions[53] ; les honneurs rendus aux représentants du roi, y compris dans le sanctuaire[54],[55] ; la présentation de l'eau bénite par aspersion ou par présentation du goupillon[55] etc.
  • Mandement contre les « faux frères ». Toujours retenu en France en 1713[56], Saint-Vallier se résout à pointer du doigt des « faux frères » restés au Canada. Il a recours aux « remèdes extrêmes » en suspendant les pouvoirs de ses grands vicaires, qui assuraient autant que possible les tâches d'évêque en son absence. Son calcul est que, en paralysant le diocèse, il amènera les opposants à accepter son retour[57].
  • Funérailles. Mort le 26 décembre 1727, Saint-Vallier n'est inhumé que durant la nuit du , conséquence d'une querelle entre le chapitre et l'intendant Dupuy. Des chahuteurs, dont des chanoines, viennent perturber la cérémonie[58],[59].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Saint-Vallier

Manuscrits[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Orthographe de l'époque ; sauf mention particulière, nous modernisons l'orthographe.


  1. Archives de la ville de Montréal, référence : P1901-2.
  2. Il signait « Jean, évêque de Québec ».
  3. Helena O'Reilly (en religion, Sister Saint Félix), Monseigneur de Saint-Vallier et l'Hôpital géńéral de Québec : histoire du Monastère de Notre-Dame des anges, 1882, p. 705
  4. Selon sœur Saint-Félix (p. 705), Saint-Vallier est « député du clergé de France aux états généraux de 1675 ».
  5. a et b Gosselin 1911, p. 6.
  6. On achète la charge de Denis-François Bouthillier de Chavigny. (Saint-Félix, p. 23, écrit par erreur « Chauvigny »).
  7. Saint-Félix, p. 24.
  8. Saint-Félix, p. 20.
  9. Saint-Félix, p. 25–27.
  10. Abel Vincent, parlant de cet hôpital, écrit : « institution due en partie aux bienfaits et à la pieuse initiative de messire Jean Baptiste de la Croix de Chevrières, d'abord aumônier du roi, prieur commendataire de Saint-Vallier, puis évêque de Québec » : Notice historique sur Saint-Vallier (Drôme), 1857, p. 56.
  11. Ennemond Fayard, Notice historique sur Saint-Vallier (Drôme), 1894, p. 84.
  12. a, b, c, d et e DBC.
  13. « J'ai été dix à douze ans aumônier du feu roi », écrit Saint-Vallier (cité dans Gosselin 1998, p. 98). Neuf ans et demi selon le Centre de recherche du château de Versailles.
  14. Gosselin 1911, p. 7.
  15. Saint-Félix, p. 32.
  16. Pas de traces de conflit dans cette partie de la vie de Saint-Vallier, excepté entre lui et son frère aîné, nettement moins dévot. Il est vrai que notre source pour ces années-là est la sœur Saint-Félix, très portée au panégyrique.
  17. Saint-Félix, p. 37.
  18. http://crc-canada.net/histoire-sainte-du-canada/regime-francais/creation-divine/francois-de-laval/.
  19. « À la cour, mais pas courtisan » (« In ipsa aula non aulicus »), écrit en 1685 à Innocent XI un François de Laval plein d'espoir. Gosselin 1902, p. 61, n. 1.
  20. La sœur Juchereau, historienne de l'hôtel-Dieu, en donne la raison suivante : « On crut à Rome que c'était sans conséquence pour les affaires du temps d'accorder les bulles à un évêque d'un pays étranger ; et, par la même raison, le roi permit à M. de Saint-Vallier de les recevoir » : Histoire de l'hôtel-Dieu de Québec, Montauban, 1751, p. 301 (accès gratuit après inscription).
  21. a et b Étienne-Michel Faillon, Mémoires particuliers pour servir à l'histoire de l'Église de l'Amérique du Nord, p. 209.
  22. Nous soulignons.
  23. Étienne-Michel Faillon, Mémoires particuliers pour servir à l'histoire de l'Église de l'Amérique du Nord, p. 211.
  24. Blouin 1999, p. 54–57.
  25. Noël Baillargeon, Le séminaire de Québec sous l'épiscopat de Mgr de Laval, p. 109–110.
  26. Saint-Félix, p. 123.
  27. H. ursulines, t. 1, p. 11.
  28. Saint-Félix, p. 124.
  29. H. ursulines, t. 1, p. 81.
  30. Saint-Félix, p. 180.
  31. Sur les années de captivité de Saint-Vallier et l'admiration qu'il suscitait en Angleterre, voir Saint-Félix, p. 181–185.
  32. H. ursulines, t. 1, p. 84.
  33. Selon sœur Saint-Félix (p. 184), Saint-Vallier est échangé contre le baron de Méan, doyen de la cathédrale de Liège.
  34. H. ursulines, t. 1, p. 83.
  35. Lettre de Saint-Vallier citée dans : H. ursulines, t. 1, p. 106–107 et dans Henri Têtu, Les évêques de Québec, p. 138. « Si Sa Majesté ne s'opposait à mon retour dans mon diocèse… ».
  36. a et b Gosselin 1898, p. 75.
  37. Saint-Vallier s'était fait construire ce palais (qui demeura inachevé), en 1692, en même temps que Frontenac faisait construire le sien. Claude Charles Le Roy Bacqueville de la Potherie écrit : « Il y aurait peu de palais épiscopaux en France qui puissent l’égaler en beauté s’il était fini. » Cité d'après Serge Courville et Robert Garon, Québec : ville et capitale, p. 98.
  38. Henri Têtu et Charles-Octave Gagnon, Mandements […], vol. 1, 1887, p. 165.
  39. Blouin 1999, p. 81–85.
  40. Blouin 1999, p. 85–88.
  41. Bibaud, p. 267.
  42. « Il consacrait au nouveau monastère tous ses bénéfices et ses épargnes, et comme l'argent était alors chose fort rare dans la colonie, les sacrifices pécuniaires que le digne évêque s'imposait ont assurément un double prix, et méritent une reconnaissance éternelle. » H. ursulines, t. 1, p. 76.
  43. « Choix d'écrits spirituels du bienheureux François de Laval (1612–1708) », site du carrefour Kairos. Mgr de Laval mentionne les « brouilleries et divisions qui ont continué jusqu'à présent ». Saint-Vallier est à ce moment-là retenu en France depuis deux ans.
  44. « Déceptions de Mgr de Laval au sujet de son successeur » : Gosselin 1898, p. 4.
  45. On ne sait pas si Glandelet, qui était d'une grande rigueur, était janséniste. Il a lui-même combattu les jansénistes. Mais il a aussi correspondu avec l'évêque de Babylone, fondateur d'une Église schismatique : Gabriel Dupac de Bellegarde, Recueil de divers témoignages de plusieurs cardinaux, archevêques […] & autres personnes célèbres, en faveur de la catholicité & de la légitimité des droits du clergé […] de l'Église catholique des Provinces-Unies, contre le schisme introduit dans cette Église depuis le commencement de ce siècle, par les manœuvres des Jésuites, 1763, p. 385.
  46. Gosselin 1902, p. 299–300.
  47. Mémoire signifié pour les doyen [sic], chanoines & chapitre de l'eglise cathédrale de Quebec, appelans comme d'abus & demandeurs Contre les supérieur & directeurs du Séminaire [d]es missions etrangeres etabli à Paris, auquel est uni le Séminaire de Quebec, Intimés & Défendeurs Et encore contre M. l'Evêque de Quebec, Partie intervenante, 63 p. — Le document est d'un maître des requêtes appelé Boullongnes.
  48. Odoric-Marie Jouve, Dictionnaire biographique des récollets missionnaires en Nouvelle-France, Fides, 1996, p. 329.
  49. Sur cette affaire : Robert de Roquebrune, « Le théâtre au Canada en 1694. L'affaire du Tartuffe », dans Revue de l'histoire des colonies françaises, t. 19, no 80, mars–avril 1931, p. 181–194 DOI:10.3406/outre.1931.1048.
    Frontenac avait entendu lire le Tartuffe par Molière lui-même (p. 185, n. 1).
    Le mandement de Mgr de Saint-Vallier est du .
  50. Jaenen 1969.
  51. Cette citation se trouve sur le site Croire et vouloir de la congrégation.
  52. Sur ce sujet, voir Foley 1996.
  53. Gosselin 1998, p. 91.
  54. Partie d'une église où on célèbre la messe. Elle est réservée aux officiants et c'est un honneur d'y être admis si on n'est pas l'un d'eux.
  55. a et b Gosselin 1998, p. 93.
  56. C'est la date retenue par Têtu et Gagnon 1887.
  57. Saint-Vallier, « Mandement pour faire cesser certaines infractions aux statuts du dernier synode », dans Mandements …, p. 482, et en particulier la p. 485.
  58. Bibaud, p. 268.
  59. L'abbé Étienne Marchand écrivit sur les évènements un poème héroïcomique : Les troubles de l'Église du Canada en 1728, publié par Pierre-Georges Roy, Lévis, 1897.
  60. Gosselin 1911, p. 3.
  61. Fiche de worldcat.org.
  62. On peut consulter :
    1. Claude La Charité, « Les deux éditions du Rituel du diocèse de Québec de Mgr de Saint-Vallier, datées de 1703 : de l’édition janséniste à l’édition revue et corrigée par la Compagnie de Jésus », dans Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2011, no 3, p. 74–85 ;
    2. Hubert 2000, p. 115 ;
    3. Amédée Gosselin, « Le Rituel de Mgr de Saint Vallier », dans Proceedings and transactions of the Royal Society of Canada. Délibérations et mémoires de la Société royale du Canada, section I, 1914, p. 245.
  63. Le mot de « rituel » ne doit pas faire croire qu'il ne s'agit que d'un ensemble de rites et de formules. On doit plutôt penser qu'à travers ces rites, c'est la vie quotidienne qui est décrite ; on apprend par exemple (p. 653 de l'Édition 671) que les femmes de la paroisse s'assemblaient pour élire la sage-femme.
  64. C. N. D..
  65. Fonds Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (P569) — Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
  66. Rue de Saint-Vallier de Montréal, sur Google Maps.
  67. Site officiel de la municipalité.
  68. Rue Saint-Vallier à Granby.
  69. Rue Saint-Vallier à Saguenay.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]