Europe de la liberté et de la démocratie directe

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Europe de la liberté et de la démocratie directe
Image illustrative de l'article Europe de la liberté et de la démocratie directe
Chambre Parlement européen
Législature(s) 7e et 8e
Fondation 2009
(succède au groupe Indépendance/Démocratie)
Ancien(s) nom(s) Europe libertés démocratie
(ELD, 2009-2014)
Partis membres Alliance pour la démocratie directe en Europe
Co-présidents Nigel Farage et David Borrelli
Représentation
42 / 751
Idéologie Euroscepticisme[1]
Site Web efddgroup.eu

Le groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe[2] (ELDD, en anglais : Europe of Freedom and Direct Democracy Group, EFDD) est un groupe parlementaire du Parlement européen, créé le 1er juillet 2009[3] et comprenant 42 députés européens. Jusqu'au 24 juin 2014 le groupe s'appelait Europe libertés démocratie (ELD, en anglais : Europe of Freedom and Democracy Group, EFD)[4]. Le groupe est dissous le 16 octobre 2014[5], pour être recréé le 20 octobre grâce à l'adhésion du Polonais Robert Iwaszkiewicz.

Histoire[modifier | modifier le code]

À sa création il est essentiellement formé autour des Britanniques de l'UKIP et des Italiens de la Ligue du Nord, ces derniers le quittant en . La plupart de ses membres faisaient auparavant partie du Groupe Indépendance/Démocratie (IND/DEM) et certains appartenaient à l'Alliance pour l'Europe des nations (AEN). La plupart des partis membres, sauf l'UKIP, ont fondé en 2011 le Mouvement pour l'Europe des libertés et de la démocratie.

Pour la 7e législature, il était coprésidé par Nigel Farage et Francesco Speroni. Philippe de Villiers était vice-président du groupe jusqu'en [6].

À la suite des élections européennes de 2014 le Parti populaire danois, le parti des Vrais Finlandais et le Parti politique réformé quittent le groupe EFD pour les Conservateurs et réformistes européens[7]. D'autres le quittent pour rejoindre l'Alliance européenne pour la liberté. Mais il réussit à se renforcer avec l'arrivée notable du Mouvement 5 étoiles italien[8].

Le , il change de nom pour devenir Europe libertés démocratie directe (ELDD, en anglais : Europe of Freedom and Direct Democracy Group, EFDD)[4] : il est coprésidé par Nigel Farage et David Borrelli.

Le , il est dissous car il ne comprend plus de députés européens en provenance d'au moins sept États membres, du fait de la défection de la députée lettone Iveta Grigule[9]. À la suite d'une négociation avec le parti d'extrême droite polonais Congrès de la Nouvelle droite, le député Robert Iwaszkiewicz adhère au groupe le 20 octobre, ce qui lui permet de se reconstituer sous des critiques liées aux positions négationnistes du leader de ce parti[10].

En , Beatrix von Storch quitte le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) pour rejoindre l'ELDD[11]. Depuis le début de la présidence de Frauke Petry, le parti tend à opter pour des positions clairement défavorables à l'immigration[12].

À la surprise générale, Beppe Grillo annonce le la tenue immédiate d'un référendum en ligne pour, en raison du Brexit, quitter son alliance avec l'UKIP et rejoindre le groupe parlementaire de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE), pro-européenne[13]. Ce changement est approuvé par 78,5 % des votants en ligne le . Luigi Di Maio déclare le même jour qu'« au sein du Parlement européen, le choix du groupe est une question technique [...]. Si l'adhésion à un groupe était de nature politique, alors on se serait trompé de groupe ». Il ajoute : « nous sommes opposés aux États-Unis d'Europe à long terme et nous voulons tout de suite un référendum sur le maintien dans l'euro ». Sylvie Goulard (ADLE) réplique : « Mieux valent 12 étoiles que 5 »[14]. L'ADLE refuse cette adhésion le jour même alors que Grillo avait déjà acté son adieu à l'UKIP. Le lendemain, des négociations entre Grillo et Farage semblent ne faire qu'une parenthèse de cette séparation manquée, mais au risque de redimensionner la place du M5S au sein du groupe[15].

Positionnement parlementaire[modifier | modifier le code]

La charte du groupe dégage quatre points fondamentaux : la défense de la libre coopération entre États, le respect de la singularité des histoires et des traditions des peuples européens, le respect de leurs décisions souveraines, et le respect de la liberté de vote des délégations nationales.

D'après le site du Mouvement pour la France, le groupe s'articule également autour du rejet du Traité de Lisbonne, de la supranationalité et du renforcement de l'intégration européenne, qui se font selon eux au détriment des libertés des États.

Entre 2009 et 2014 le groupe Europe libertés démocratie est d'après VoteWatch celui dont la cohésion et le taux de participation ont été les plus faibles[16],[17].

Composition[modifier | modifier le code]

Membres pour la législature 2009-2014[modifier | modifier le code]

Pays membre Parti/liste Affiliation Eurodéputés
Drapeau de la Belgique Belgique Frank Vanhecke (ex-Vlaams Belang) - 1
Drapeau du Danemark Danemark Parti populaire danois MELD 1
Drapeau de la Finlande Finlande Vrais Finlandais MELD 1
Drapeau de la France France Mouvement pour la France MELD 1
Drapeau de la Grèce Grèce Alerte populaire orthodoxe MELD 2
Drapeau de l'Italie Italie Ligue du Nord MELD 9
Magdi Allam ex-PPE 1
Drapeau de la Lituanie Lituanie Ordre et justice MELD 2
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Parti politique réformé - 1
Drapeau de la Pologne Pologne Pologne solidaire MELD 4
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni - 9
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie Parti national slovaque MELD 1

Membres pour la législature 2014-2019[modifier | modifier le code]

Composition actuelle
Pays membre Parti - MPE Affiliation Eurodéputé(s) Notes
Drapeau de l'Allemagne Allemagne Beatrix von Storch MPCE 1 Beatrix von Storch (AfD) rejoint le groupe en [18]. Elle justifie son choix en déclarant avoir trouvé auprès du groupe ELDD « un environnement politique approprié » qui donne de l'importance à la démocratie directe et aux référendums[19].

Marcus Pretzell, le second élu européen de l'AfD, décide de ne pas imiter sa collègue et déclare que son avenir au Parlement européen dépendra de la décision qui sera prise par le congrès fédéral de son parti à la fin du mois d'avril[20]. Il rejoint les non-inscrits, puis le le groupe ENL. Beatrix von Storch avait refusé de rejoindre ce groupe car elle estime que le Front national est « trop socialiste »[21].

Le , le bureau du groupe CRE avait demandé aux élus de l'AfD de quitter leur groupe avant le 12 avril, faute de quoi leur exclusion serait votée[19],[22].

Drapeau de la France France Joëlle Bergeron ADDE 1 Indépendante, ex-FN.
Drapeau de l'Italie Italie Mouvement 5 étoiles 15 Le , Beppe Grillo annonce la tenue immédiate d'un référendum interne pour rompre son alliance avec l'UKIP et rejoindre le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE). Référendum approuvé par 78 % des votants en ligne. Cependant l'ALDE refuse l'adhésion des députés du M5S.

Le , deux eurodéputés décident de quitter le groupe. Marco Affronte décide de rejoindre le groupe des Verts/ALE et Marco Zanni intègre le groupe Europe des nations et des libertés.

Drapeau de la Lituanie Lituanie Ordre et justice ADDE 1
Drapeau de la Pologne Pologne Robert Iwaszkiewicz ADDE 1 Rejoint individuellement le groupe ELDD le alors qu'il était membre du Congrès de la Nouvelle droite (KNP) et siégeait parmi les Non-inscrits. Depuis , il est membre de la KORWiN.
Drapeau de la République tchèque République tchèque Parti des citoyens libres ADDE 1
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ADDE 20
Drapeau de la Suède Suède Démocrates de Suède ADDE 2
Total 42


Anciens membres
Député Pays membre Parti d'origine Parti actuel Nouveau groupe européen Cause du départ
Iveta Grigule Drapeau de la Lettonie Lettonie Union des paysans de Lettonie Non-Inscrits (octobre 2014-avril 2015)
ADLE (depuis avril 2015)
Selon Nigel Farage, coprésident du groupe, Iveta Grigule aurait subi des pressions de Martin Schulz, président du Parlement européen, pour quitter ce groupe et recevoir un poste à la délégation parlementaire au Kazakhstan[23].

Selon d'autres versions, Iveta Grigule aurait quitté le groupe à cause de contradictions politiques portant notamment sur le conflit russo-ukrainien et sur l'euro. En effet, au sein du groupe eurosceptique, Iveta Grigule a voté en faveur de toutes les résolutions contre la Russie (contrairement au parti UKIP, pro-Poutine) et elle s'est montrée favorable à l'euro alors que certains membres du groupe parlementaire comme les députés du Mouvement 5 étoiles italien demandent un référendum sur la sortie la zone euro. L'appartenance de Grigule commençait également à déranger en Lettonie car l'eurodéputée est membre de l'Union des paysans de Lettonie, un parti centriste et écologiste membre de la coalition gouvernementale anti-Poutine, actuellement au pouvoir[24].

Amjad Bashir Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni UKIP
(2012-2015)
Parti conservateur britannique
(depuis janvier 2015)
CRE Le , Amjad Bashir a rencontré le Premier ministre conservateur britannique David Cameron dans le but de préparer sa defection du parti UKIP[25]. Le lendemain, avant l'annonce officielle de la défection, UKIP a annoncé la suspension d'Amjad Bashir pour des raisons financières décrites comme très « sérieuses » et affirme avoir transmis des preuves aux autorités compétentes[26]. Depuis, Amjad Bashir a qualifié ces allégations d'« absurdes » et a demandé au parti UKIP de revenir sur ces accusations, faute de quoi il entamerait une procédure judiciaire pour diffamation[27].
Valentinas Mazuronis Drapeau de la Lituanie Lituanie Ordre et justice Parti du travail ADLE (depuis mai 2015) Le , Valentinas Mazuronis a annoncé sur les réseaux sociaux quitter le groupe eurosceptique pour rejoindre le groupe ADLE. Il écrit notamment : « Je ne suis pas eurosceptique donc je vais défendre les intérêts européens de la Lituanie au sein du groupe ADLE »[28]. À la fin du mois d'avril, Valentinas Mazuronis avait quitté le parti national-conservateur Ordre et justice pour rejoindre le Parti du travail, centriste et affilié au groupe parlementaire européen ADLE, ce qui explique son choix au Parlement européen[29].
Janice Atkinson Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni UKIP
(2011-2015)
Indépendante
(depuis mars 2015)
ENL
(depuis juin 2015)
Le , Janice Atkinson a été suspendue du parti UKIP à la suite de « graves allégations de nature financière »[30]. Elle a été définitivement exclue du parti le [31] après la publication d'enregistrements sonores par le journal The Sun démontrant l'implication de la parlementaire européenne et de son personnel dans des affaires financières illégales[26]. Malgré son exclusion du parti UKIP, elle est restée membre du groupe parlementaire européen ELDD jusqu'au , date à laquelle elle participe à la création du groupe parlementaire européen Europe des nations et des libertés[32].
Steven Woolfe Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni UKIP
(2010-2016)
Indépendant
(depuis octobre 2016)
NI
(depuis octobre 2016)
Le , dans un contexte marqué par de fortes tensions internes au sein du parti UKIP, Steven Woolfe est hospitalisé à la suite d'une altercation avec un de ses collègues, Mike Hookem, au siège du Parlement européen à Strasbourg[33]. Il annonce sa démission du parti UKIP et sa volonté de continuer à siéger au sein du Parlement européen en tant qu'indépendant le [34].
Diane James Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni UKIP
(2011-2016)
Indépendante
(depuis novembre 2016)
NI
(depuis novembre 2016)
En , Diane James annonce quitter UKIP et le groupe ELDD en déclarant : « Ces dernières semaines, ma relation avec le parti a été de plus en plus difficile et je pense qu'il est temps de passer à autre chose ». Elle critique également le manque de soutien de l'exécutif du parti quand elle en était la présidente (du au ). En conséquence, Nigel Farage, président par intérim du parti UKIP et coprésident de l'ELDD, déclare que sa décision est « un autre acte d'égoïsme irrationnel » et réclame sa démission. Cependant, Diane James décide de continuer à siéger au Parlement européen en qualité d'indépendante parmi les Non-inscrits pour, dit-elle, servir sa circonscription « efficacement et avec diligence »[35].
Marco Affronte Drapeau de l'Italie Italie M5S Verts/ALE
(depuis )
Marco Zanni Drapeau de l'Italie Italie M5S ENL
(depuis )

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe », sur parties-and-elections.eu (consulté le 6 juillet 2015).
  2. « Le Parlement européen commencera sa nouvelle législature avec sept groupes politiques », sur europarl.europa.eu, (consulté le 27 mai 2015).
  3. Coosemans 2009.
  4. a et b (en) « Nigel Farage renames EP political group », sur euobserver.com, (consulté le 27 mai 2015).
  5. La Libre 2014.
  6. « Europe de la liberté et de la démocratie : Francisco Speroni et Nigel Farage », Parlement européen, (consulté le 18 juillet 2009).
  7. (en) « Dutch MEP joins Conservatives, Farage in trouble », sur EurActiv.com, (consulté le 2 mai 2016).
  8. (en) « Five Star Movement votes online to join Farage’s EFD », sur EurActiv.com, (consulté le 2 mai 2016).
  9. « Parlement européen: le groupe europhobe dirigé par Ukip s'effondre », L'Express,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Rajeev Syal, « Ukip does deal with far-right, racist Holocaust-denier to save EU funding », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  11. (de) Bernhard Honnigfort, « AfD: Von Storch kommt ihrer Abschiebung zuvor », fr-online.de,‎ (lire en ligne).
  12. « L'AfD choque l'Allemagne en proposant de tirer sur les réfugiés », sur Le Figaro, (consulté le 9 avril 2016).
  13. « UE: l'anti-euro Beppe Grillo veut rejoindre les libéraux au Parlement », Boursorama,‎ (lire en ligne).
  14. (it) « M5s, Sì al nuovo gruppo con Alde al parlamento Ue. Di Maio: "Scelta tecnica" », sur repubblica.it, .
  15. (it) « Ue, dopo il no dei liberali marcia indietro M5s: si torna con Farage ma ora il britannico detta le condizioni », sur Repubblica.it, .
  16. (en) Cohesion of (trans-national) political groups in the European Parliament, VoteWatch.
  17. (en) Average participation in (roll-call) votes in EP plenary by political groups, VoteWatch.
  18. (de) « Von Storch kommt ihrer Abschiebung zuvor », sur Frankfurter Rundschau, (consulté le 9 avril 2016).
  19. a et b (de) « AfD-Abgeordnete von Storch wechselt in UKIP-geführte Fraktion », .
  20. (de) « AfD-Abgeordnete von Storch wechselt Fraktion im EU-Parlament », sur Stern, (consulté le 9 avril 2016).
  21. « Allemagne: un député AfD s'allie au FN français au Parlement européen », sur L'Express, (consulté le 2 mai 2016).
  22. (en) « ECR group kicks out German far-right MEPs », sur Politico, (consulté le 9 avril 2016).
  23. (en) « Ukip to lose funding worth £1m as Farage’s European group collapses », sur The Guardian, (consulté le 31 juillet 2015).
  24. (it) « Iveta Grigule lascia l’EFDD, Farage e Grillo senza gruppo (per ora)) », sur Voto Finish, (consulté le 31 juillet 2015).
  25. (en) « Farage Fights Back After MEP Defects To Tories », sur Sky News, (consulté le 31 juillet 2015).
  26. a et b (en) « Ukip's suspended members: Janice Atkinson joins long list as police investigate her expenses », sur The Independent, (consulté le 31 juillet 2015).
  27. (en) « UKIP's Nigel Farage facing High Court threat from Amjad Bashir », sur BBC, (consulté le 31 juillet 2015).
  28. (lt) « Ką tik pasirašiau pareiškimą dėl perėjimo iš EFDD frakcijos Europos Parlamente į ALDE frakciją », sur Facebook, (consulté le 31 juillet 2015).
  29. (lt) « V. Mazuronis ketina palikti euroskeptikus europos parlamente », sur www.bernardinai.lt (consulté le 31 juillet 2015).
  30. (en) « Ukip MEP Janice Atkinson suspended and axed as election candidate over 'serious financial allegations' », sur The Independent, (consulté le 31 juillet 2015).
  31. (en) « UKIP's Janice Atkinson expelled from party », sur BBC, (consulté le 31 juillet 2015).
  32. « Parlement européen: deux eurodéputés polonais et une ex-Ukip permettent au FN de former un groupe », sur La voix du Nord, (consulté le 31 juillet 2015).
  33. (en) « Ukip's Steven Woolfe rushed to hospital after fight at MEP meeting in Brussels », sur Independent, (consulté le 17 octobre 2016).
  34. (en) « Statement from Steven Woolfe MEP », sur Steven Woolfe, (consulté le 17 octobre 2016).
  35. (en) « Diane James, former UKIP leader, quits party », sur BBC, (consulté le 23 novembre 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Libre, « Dissolution du groupe europhobe dirigé par Nigel Farage au Parlement européen », La Libre,‎ (lire en ligne)
  • Affaire Martinez e.a. contre Parlement, (lire en ligne)
  • Thierry Coosemans, « La composition du Parlement européen issu des élections de juin 2009 », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. 32, no 2039,‎ , p. 5-33 (lire en ligne)

Compléments[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]