Alerte populaire orthodoxe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Laos (homonymie).
Alerte populaire orthodoxe
Λαϊκός Ορθόδοξος Συναγερμός
Présentation
Leader Georgios Karatzaferis
Fondation
Siège Kallirois Avenue Kallirois, Athènes, Grèce
Porte-parole Georgios Kirtsos
Scission de Nouvelle Démocratie
Idéologie Conservatisme[1]
Nationalisme[2]
Populisme[3]
Euroscepticisme[4]
Affiliation européenne ADIE (2005-2008)
MELD
Couleurs Bleu foncé
Site web www.laos.gr
Représentation
Députés
0 / 300
Périphéries de la Grèce
0 / 703
Députés européens
0 / 21

L’Alerte populaire orthodoxe (en grec moderne, Λαϊκός Ορθόδοξος Συναγερμός, Laïkos Orthodoxos Synagermos ou LA.O.S. — dont le sigle signifie peuple) est un parti politique grec populiste, d'inspiration conservatrice et nationaliste[5], fondé en 2000 et qui appartenait au groupe Europe libertés démocratie de 2009 à 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2000, suite à son exclusion de la Nouvelle Démocratie, Georgios Karatzaferis, journaliste de formation, fonde un parti rassemblant la droite nationaliste et traditionaliste.

La formation présente des candidats aux élections législatives de 2004 et rassemble 2,20 % des suffrages, n'obtenant aucun député au Parlement grec. En revanche, lors des élections législatives de 2007, le LAOS recueille 3,8 % des voix et 10 sièges.

Le 4 octobre 2009, lors des élections législatives, le LAOS obtient 386 152 voix (5,63 %) et 15 députés.

Le 11 novembre 2011, deux membres du LAOS font leur entrée dans le gouvernement d'union nationale dirigé par Loukás Papadímos, Makis Voridis devenant ministre des Transports et des Infrastructures et Adonis Georgiades secrétaire d'État au Développement, à la Compétitivité et aux Affaires maritimes. Le LAOS s'est cependant retiré du gouvernement le 10 février 2012 par opposition au plan d'austérité présenté par Loukás Papadímos.

À l'occasion des élections législatives anticipées de mai 2012, la formation perd tous ses élus au Parlement grec, n'obtenant que 2,9 % des suffrages exprimés.

Lors des élections européennes de 2014, le LAOS remporte 154 027 voix, soit 2,69 % et perd sa représentation européenne.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le programme du LAOS s'articule autour de :

  • La dénonciation d'une immigration considérée comme massive : selon Georgios Karatzaferis, « 1,6 million d'entre eux [les immigrants] devraient partir » ;
  • La baisse drastique des impôts sur les sociétés et les ménages. Ainsi, les couples disposant de moins de 15 000 euros de revenus annuels devraient être exemptés de l'impôt sur le revenu ;
  • L'opposition à une constitution européenne qui renforcerait le contrôle des États-Unis sur l'Europe. Par ailleurs, le LAOS se déclare fermement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ;
  • La non-reconnaissance de la république de Macédoine sous son nom actuel.

Affiliations européennes[modifier | modifier le code]

Le LAOS a fait partie de l'Alliance des démocrates indépendants en Europe sa création en 2005 jusqu'à sa dissolution en 2008. Il est à présent membre du Mouvement pour l'Europe des libertés et de la démocratie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Papadopoulos, Alex G. "The Puzzle of the 2012 Greek Elections", 8 May 2012, International Policy Digest. Retrieved 2012-06-02.
  2. Sofia Vasilopoulou, Euroscepticism and the radical right: domestic strategies and party system dynamics, The London School of Economics and Political Science (LSE),‎ , 157– p. (lire en ligne)
  3. (en) Justine Lacroix et Kalypso Nicolaīdis, European Stories: Intellectual Debates on Europe in National Contexts, Oxford, Oxford University Press,‎ (ISBN 978-0-19-959462-7, lire en ligne), p. 188
  4. Gemenis, Kostas (2008) "The 2007 Parliamentary Election in Greece", Mediterranean Politics 13: 95–101 and Gemenis, Kostas and Dinas, Elias (2009) "Confrontation still? Examining parties' policy positions in Greece", Comparative European Politics.
  5. « La position idéologique générale est nationaliste, chauviniste, irrédentiste, raciste et antisémite », Valia Aranitou, « L'extrême droite et les petits entrepreneurs en Grèce : du paradoxe à la règle », dans Birgitta Orfali (dir.), La banalisation de l'extrémisme à la veille de la présidentielle : Radicalisation ou dé-radicalisation ?, L'Harmattan, 2012, 170 p, (ISBN 978-2296965140) [EPUB] emplacement 1 006 sur 3 209.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Prévélakis, Géopolitique de la Grèce, Complexe, 1997. (ISBN 2-8048-0073-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]