Xavier de Sevin

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Officier général francais 3 etoiles.svg Joseph Marie Xavier de Sevin
Naissance
Toulouse
Décès (à 69 ans)
Brinon-sur-Sauldre
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général de division aérienne
Années de service 1914-1945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur (Grand Officier),
Croix de guerre avec neuf palmes,
Médaille militaire,
douze citations à l'ordre de l'armée,
Ordre de l'Empire britannique
Hommages Voir le paragraphe « Citations »

Joseph Marie Xavier de Sevin, né le à Toulouse et mort le à Brinon-sur-Sauldre, est un militaire français et as de l'aviation de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte douze victoires homologuées[1] et treize non homologuées. Il participe également à la Seconde Guerre mondiale qu'il termine avec le grade de général de division aérienne[2]. Il est le neveu du commandant de Rose, titulaire du premier brevet d'aviateur militaire en 1911 et considéré comme le « père » de l'aviation de chasse en France.

Service pendant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Sevin est élève à l'école militaire de Saint-Cyr (promotion la grande Revanche). lorsque la guerre éclate en 1914. Il se porte volontaire pour intégrer l'armée, le , et débute au sein du 14e régiment d'infanterie. Partant du bas de l'échelle des grades, il connaît alors une série de promotions rapides. Le , il est nommé caporal ; le , sergent ; et le , il est promu sous-lieutenant à titre temporaire[2]. Au 19e bataillon de chasseurs à pied, il est gravement blessé.

Le , Sevin rejoint Pau pour y suivre un entrainement au pilotage. Le , il obtient le brevet de pilote militaire no 1804. Le , il est affecté à l'Escadrille N12 (en) dans laquelle il pilote des Nieuports monoplaces et biplaces. Il est confirmé au grade de sous-lieutenant le [2].

Sevin doit attendre le pour remporter sa première victoire aérienne. La deuxième survient huit mois plus tard, le  : il la partage avec Marcel Noguès. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le . Le , il partage sa troisième victoire avec Alfred Auger, en abattant un avion biplace allemand. Le , il partage une victoire avec Jacques Ortoli et Jean Chaput. Au , il compte six victoires homologuées, dont cinq partagées[1]. Le , le commandement de l'escadrille Spa26 lui est confié[3],[4], et il est promu au grade de lieutenant[2].

Il remporte six nouvelles victoires entre le et le , dont une est partagée avec André Dubonnet[1]. Le , il est promu capitaine à titre temporaire, et confirmé à ce grade le [2]. A l'issue de la première guerre mondiale, il compte à son actif 25 victoires dont 12 homologuées.

Service après la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La guerre finie, Sevin décide de faire carrière dans l'armée. Il sert au Maroc, puis sur la base aérienne d'Istres ; il est ensuite attaché militaire à Bucarest[2] au début de la Seconde Guerre mondiale.

D'un esprit très anti-allemand, il profite de son poste pour observer les préparatifs de l'opération Barabarossa en 1941 et transmettre ses renseignements par voie diplomatique aux britanniques. Les Allemands demandent et obtiennent son expulsion ; il rentre alors en France où le gouvernement de Vichy lui confie le commandment de l'école de l'Air de Salon-de-Provence, qu'il oriente dans un esprit de résistance. Après l'invasion de la zone sud, il s'enfuit en Afrique du Nord en 1943 pour y poursuivre la lutte. Le , Xavier de Sevin est promu général de division aérienne et fait grand officier de la Légion d'honneur[2].

Il reçoit l'ordre de l'Empire britannique pour son action d'espionnage au profit des alliés pendant la Seconde Guerre mondiale[4] lorsqu'il était attaché de l'air en Roumanie.

Citations[modifier | modifier le code]

Il est cité 12 fois à l'ordre de l'Armée.

« Pilote aussi brillant dans l'attaque des avions ennemis que dans toutes les missions qui lui sont confiées. Le , a forcé un adversaire à atterrir désemparé dans ses lignes. Le , par un temps très dur, a survolé à très faible altitude les troupes ennemies en les mitraillant, et a rapporté des renseignements précieux pour le commandement. Donne personnellement à tous ses camarades le plus bel exemple de courage, de sang-froid et d'abnégation »

— Citation à l'Ordre de la Ve Armée, 1917

« Officier pilote plein d'audace et de courage, ne cesse d'entraîner ses camarades à l'attaque des avions ennemis, les poursuivant très bas dans leurs lignes. Le , a attaqué et abattu successivement deux avions ennemis, 5e et 6e avions abattus par ce pilote. »

— Citation à l'Ordre de la VIe Armée, 1917

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Norman Franks, Nieuport aces of World War 1, Oxford England, Osprey, coll. « Osprey aircraft of the aces / 33 », (ISBN 1-855-32961-1 et 978-1-855-32961-4) ;
  • (en) Norman L. R. Franks et Frank W. Bailey, Over the front : a complete record of the fighter aces and units of the United States and French Air Services, 1914-1918, London, Grub Street, , 228 p. (ISBN 978-0-948-81754-0 et 0-948-81754-2, lire en ligne)
  • (en) Jon Guttman, SPAD XII/XIII aces of World War I, Oxford, Osprey, coll. « Osprey aircraft of the aces » (no 47), (ISBN 1-841-76316-0 et 978-1-841-76316-3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]