François-Auguste Biard

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François-Auguste Biard
Image dans Infobox.
François-Auguste Biard,
lithographie de Benjamin Roubaud.
Naissance
Décès
Nom de naissance
François Thérèse Biard
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieux de travail
Conjoint
Enfants
Marie Henriette Biard
Georges Biard d’Aunet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Œuvres principales
signature de François-Auguste Biard
signature

François-Auguste Biard, pseudonyme de François Thérèse Biard, est un peintre français né le [1] à Lyon et mort le à Samois (Seine-et-Marne)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Bien que destiné par ses parents à l’état ecclésiastique, François-Auguste Biard se consacre à la peinture. Il commence à peindre dans une fabrique de papier peint lyonnaise[3], puis rejoint l'École des beaux-arts de Lyon où il sera formé par Pierre Révoil[4] jusqu'en 1818, puis par Fleury Richard[5] qui lui succède à la tête de l'école. Toutefois, Biard reste un élève relativement autonome qui ne suit la formation que par intervalles plus ou moins réguliers. Il est qualifié d'autodidacte.

Il se met ensuite à voyager et parcourt l’Italie, les îles de la Grèce et le Levant. À son retour, il expose au salon de 1818 son premier tableau de genre, Les Enfants perdus dans la forêt, que la gravure rendit bientôt populaire, puis il entreprend d’autres voyages dans différentes contrées européennes.

Un peintre voyageur[modifier | modifier le code]

Lors du premier Salon parisien auquel il participe, en 1824, il est accueilli très favorablement par les critiques et plus particulièrement par Auguste Jal, à l'inverse de ses collègues, élèves, eux aussi, de Révoil.

En 1824, l'archevêché commande quatre tableaux aux élèves de Pierre Révoil. Biard fait partie des peintres sollicités. Il peint alors Saint Pothin apportant dans les gaules l'image de la mère de Dieu[6]. La même année il participe au Salon de Paris. Il participera de manière régulière aux Salons de Paris mais restera fidèle également aux Salons lyonnais. Il sera soutenu par la Monarchie de Juillet, qui acquiert plusieurs de ses tableaux.

À partir de 1827, Biard entame une série de longs voyages. Il commence par faire un tour du bassin méditerranéen. Il fait escale à Malte, à Chypre, en Syrie, puis en Égypte. Il rentre ensuite à Paris.

Léonie[modifier | modifier le code]

En 1839, il participe à l’expédition scientifique dirigée par Joseph Paul Gaimard, au Spitzberg et en Laponie[7], avec sa fiancée, l’écrivaine Léonie d'Aunet, qui publia le récit de ce voyage en 1854, sous le titre Voyage d’une femme au Spitzberg[8]. Il tire plusieurs tableaux de ce voyage et peint quatre panneaux à décor nordique pour le Muséum national d'histoire naturelle à Paris[8].

Il épouse Léonie d'Aunet le , à Paris. Plus tard, de 1843 à 1850, elle deviendra la maîtresse de Victor Hugo. Le , elle est surprise avec Hugo en flagrant délit d’adultère dans un hôtel du passage Saint-Roch. Le commissaire laissa partir Hugo lorsque celui-ci invoqua son inviolabilité de statut de pair de France, mais Léonie Biard fut arrêtée[9] et emmenée à la prison Saint-Lazare. Au bout de deux mois, elle fut transférée au couvent des Dames de Saint-Michel. Elle est entrée dans la carrière littéraire sous son nom de jeune fille, après sa séparation judiciaire de son mari en 1855. Le couple a eu une fille, Henriette Marie Adélaïde, né le , qui deviendra baronne en épousant Lucien Joseph Eugène Double en 1885 ; elle fut connue sous le pseudonyme littéraire d'« Étincelle »[10], et également un fils, né en 1844, devenu diplomate sous le nom de Georges Biard d'Aunet.

Voyages aux Amériques[modifier | modifier le code]

François-Auguste Biard peint parfois des tableaux inspirés de la Bible (Sainte Marie-Madeleine, Salon de 1827), de la littérature (Gulliver dans l’ïle des géants, Salon de 1852) ou de l’histoire (Hudson abandonné par son équipage en 1610, Salon de 1852)[8].

Vers 1858, il séjourne deux ans au Brésil. Il reste environ un an à Rio de Janeiro où il côtoie l'aristocratie brésilienne et travaille à la cour de l’empereur Pedro II, son ami, et il effectue des expéditions dans l’intérieur du pays et ensuite en Amazonie. Plusieurs toiles évoquent ce voyage. Biard est invité en 1859 pour enseigner à l’Académie des beaux-arts de Rio (fondée par la Mission artistique française de 1816), mais il reçoit l’invitation pendant son voyage en Amazonie et donc il la décline[8].

Avant son retour du Brésil, Biard passe par l’Amérique du Nord. Il en témoigne dans sa toile Comment on voyage en chemin de fer dans l’Amérique du Nord (Salon de 1861). Plusieurs toiles évoquent également l’attention qu’il porte à l’esclavagisme[8].

Outre plusieurs médailles — il est trois fois médaillé au Salon[8] —, il reçoit la croix d’honneur en 1838. Si les tableaux que lui inspirent son voyage au pôle nord sont l’objet de critiques pour la monotonie de la composition et l’exagération des effets, c’est dans le genre familier que Biard acquiert une réputation, notamment par les qualités de mouvement et d’expression de ces œuvres, dont Une famille de mendiants et La Diseuse de bonne aventure au musée des Beaux-Arts de Lyon, Les Comédiens ambulants au château de Fontainebleau[11], Le Baptême sous les tropiques, Le Bon Gendarme, Les Honneurs partagés, La Sortie d’un but masqué, La Traversée du Havre à Honfleur, Mal de mer sur une corvette anglaise au Dallas Museum of Art, Le Conseil de révision, Un plaidoyer en province, L’Abolition de l’esclavage ().

Le travail de François Biard ne fait pas l'unanimité. Si les critiques parisiens comme Auguste Jal puis Delécluse en font l'apologie et que de nombreux personnages de l'aristocratie comme le duc d'Orléans le soutiennent, à Lyon en revanche l’accueil est beaucoup plus sec et cela s’accentue après 1870. On lui reproche principalement l'humour et les caricatures qu'il glisse dans ses tableaux et qui font leur particularité. Il restera un peintre mal-aimé, jusqu'à être renié par Lyon. Cependant nombre de ses œuvres ont été exposées au musée des Beaux-Arts de Lyon.

Biard publie la relation de son voyage au Brésil, sous le titre Deux années au Brésil, illustré de 180 gravures (1862, gr. in-8°, fig.)[8],[12]. Cette relation sera très utilisée par Jules Verne dans la rédaction des descriptions (mœurs indiennes et paysages) de son roman La Jangada. Jules Verne le cite d'ailleurs dans la première partie au chapitre V est écrit « le trop fantaisiste peintre Biard ». Cette qualification régulière de « fantaisiste » vient pourtant en réalité de son illustrateur Édouard Riou qui a repris ses croquis et non des croquis de Biard[13].

Style[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, François-Auguste Biard est particulièrement connu pour ses peintures de paysages exotiques. Ses œuvres, qui font preuve d'une très grande minutie et d'un sens du détail, témoignent de sa formation lyonnaise. Il répond en effet à certains codes de l'École des beaux-arts de Lyon tels les paysages très détaillés ou les couleurs denses.

Biard aime glisser dans ses paysages des scènes de vie souvent ironiques ou humoristiques, mais jamais grinçantes, comme dans son tableau Le Mal de mer à bord d'une corvette anglaise (1857)[3]. Seuls les paysages extrêmes sont représentés à l’état brut comme les aurores boréales.

Le goût de l’exotisme et du détail sont caractéristiques de l’œuvre de François Biard. Ils témoignent également d'une influence de l'école hollandaise, allemande et surtout anglaise. Le style de William Hogarth ou de David Wilkie et celui de Biard se rejoignent sur certains aspects du romantisme[3].

François Biard est principalement un grand voyageur qui s'inspire et se forme au cours de ses multiples périples[14].

La découverte de nouveaux paysages influence énormément la peinture de Biard. Il travaille à l'aide de croquis et n'hésite pas à aller sur le motif. Au retour de son périple en orient il peint des scènes historiques orientales comme Le Prince de Joinville visite dans le Liban, ou Le Village d'Heden qu'il présente en 1846 au Salon de Versailles. Il est donc un peintre qu'on peut associer au naturalisme[3][Information douteuse].

Il s’appuie également sur des reportages ethnographiques afin d'avoir des représentations très réalistes. Le travail de Biard est un travail documenté et vériste. C'est un peintre d'histoire, qui aime à représenter des relevés et des constats d'ordre ethnographique[15]. Il utilisera toute sa vie ses notes de voyages.

Il aborde également des sujets plus politiques comme la question de l'esclavage. En 1833 il peint La Traite des noirs. Le tableau étonne par l'impartialité avec laquelle il aborde cette question.

Cependant, si Biard est particulièrement connu pour ses peintures de paysages, son œuvre est particulièrement hétéroclite. Il peint aussi bien des scènes religieuses que des scènes historiques, militaires ou quotidiennes[16]. Il est aussi portraitiste à la cour du roi Louis-Philippe. Cette multiplicité déstabilise et divise l'opinion. Il est apprécié par Prosper Mérimée, Alfred de Musset, Théophile Gautier[17]. En revanche Charles Baudelaire a une très mauvaise impression sur lui[3].

Biard est un peintre autonome dans le monde de l'art mais également très populaire au XIXe siècle. Peintre voyageur mais aussi peintre officiel de la cour de Louis-Philippe, il obtient de nombreuses récompenses pour son travail. Il reçoit deux médailles d'argent en 1833.

Œuvres[modifier | modifier le code]

L'Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848[modifier | modifier le code]

L'Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848 de François-Auguste Biard est une huile sur toile de 260 × 392 cm conservée au château de Versailles.

La scène représente l'abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. On assiste à la scène de l’émancipation du peuple esclave en 1848 en France. On aperçoit deux esclaves noirs, au centre, qui s’enlacent, représentés avec des chaînes brisés, image de leur liberté juste acquise. Les autres esclaves ne sont toujours pas levés mais sont agenouillés en reconnaissance devant la personne qui a déclaré l’abolition de l’esclavage[18].

Combat contre des ours blancs[modifier | modifier le code]

Combat contre des ours blancs (1839), Tromsø au musée des Beaux-Arts.

Huile sur toile (50 × 62 cm), peinte en 1839, et conservée à Tromsø au musée des Beaux-Arts de la Norvège du Nord[19], Combat contre des ours blancs représente un paysage glacial avec un arrière-plan très clair composé de banquises. Au centre figurent trois voyageurs sur une barque attaqués par des ours polaires.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Quelques prix à l'École des beaux-arts de Lyon en classe de principes.
  • Médaille d’or de deuxième classe au Salon de 1827 pour La Diseuse de bonne aventure.
  • Médaille de première classe aux salons de 1836 et 1848.
  • Nommé chevalier de la Légion d’honneur avec citation pour son tableau Le Désert est piquant d’effet et d’une grande vérité locale, le .

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1833 : Douai, Des sorcières modernes (médaille d’argent), Un curé et sa servante dévalisés dans le défilé de la Sierra Morena, Un concert de fellahs égyptiens aux environs d’Alexandrie.
  • 1833 : Arras, Des sorcières modernes (2e médaille d’argent, section « Genre »), Un curé et sa servante dévalisés dans le défilé de la Sierra Morena, Un concert de fellahs égyptiens aux environs d’Alexandrie.
  • 1835 : Douai, L’hôpital des folles à Lyon (grande médaille d’argent).
  • 1835 : Valenciennes, Intérieur de l’hôpital des folles à Lyon (médaille d’argent, section « Grands tableaux de genre »).
  • 1837 : Douai, Les Suites d’un naufrage.
  • 1838 : Cambrai, Les sorcières modernes.
  • 1838 : Arras : La Traite des nègres, Le Divertissement troublé, Bords du Rhin, Distribution de prix dans une école allemande (médaille d’argent 1re classe, section « Tableaux de genre).
  • 1838 : Valenciennes, Le Triomphe de l’embonpoint, Scène de douane à la frontière, La Suite d’un naufrage.
  • 1841 : Boulogne-sur-Mer, Le Baptême sous la ligne, Les Demoiselles à marier.
  • 2020-2021 : Maison de Victor Hugo, Paris, François Auguste Biard, peintre voyageur

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Brésil[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Magdalena Bay. Vue prise de la presqu'île des Tombeaux, au nord du Spitzberg. Effet d'aurore boréale (1840), Paris, musée du Louvre.
  • Bayeux, musée d'Art et d'Histoire Baron-Gérard :
    • Chasseurs norvégiens au Spitzberg ;
    • Kayaks esquimaux, le baiser.
  • Compiègne, musée national du palais de Compiègne :
    • Le Salon de M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des musées impériaux, intendant des Beaux-Arts de la Maison de l’Empereur, membre de l’Institut, 1855, huile sur toile, 200 × 265 cm ;
    • Une soirée au Louvre chez le comte de Nieuwerkerke en 1855, huile sur toile, 168 × 233 cm.
  • Dieppe, château-musée : Vue de l’océan glacial, pêche au morse par des Groënlandais, 1841, huile sur toile, 130 × 163 cm.
  • Évreux, musée d'Évreux : Jeune femme turque assise[20].
  • La Rochelle, musée du Nouveau Monde : La Fabrication du curare dans la forêt vierge du Brésil, 1862-1865, huile sur toile, 80 × 100 cm[22].
  • Nîmes, musée des Beaux-Arts : Tribu arabe surprise par le simoun ou vent du désert, 1833, huile sur toile, 65 × 90 cm[23].
  • Paris, musée du Louvre :
    • Magdalena Bay. Vue prise de la presqu’île des Tombeaux, au nord du Spitzberg. Effet d’aurore boréale, 1841, huile sur toile, 130 × 163 cm[21] ;
    • Quatre heures au Salon dans la Grande galerie du Louvre, 1847, huile sur toile, 57 × 67 cm[24] ;
    • Santon prêchant les bédouins, Salon 1833, huile sur toile, 65,5 × 100,2 cm[23].
  • Poitiers, musée Sainte-Croix : Sultane dans un intérieur, vers 1835, huile sur toile, 65,6 × 54,4 cm[25].
  • Rouen, musée des Beaux-Arts : L’Hôpital des fous, 1833, huile sur toile, 48 × 59 cm[21].
  • Saint-Quentin, musée Antoine-Lécuyer : Comédiens ambulants. Ils se disposent à jouer dans une grange Zaïre et Psyché, Salon de 1833, huile sur toile, 81 × 116,5 cm[21].
  • Troyes, musée Saint-Loup : Navires explorateurs dans les mers polaires, avant 1882, huile sur toile, 49 × 65 cm[21].
  • Versailles, château de Versailles :
    • L'Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848, 1848-1849, huile sur toile ;
    • Le duc d’Orléans descend le grand rapide de l’Eijampaïka sur le fleuve Mionio, en Laponie, août 1795, 1840, huile sur toile, 131 × 163 cm ;
    • Le duc d’Orléans reçu dans un campement de Lapons, août 1795, 1840, huile sur toile, 132 × 163 cm ;
    • Bataille navale d’Aboukir. Mort du capitaine du Petit-Thouars. , 1869, huile sur toile, 164 × 226 cm[21] ;
    • Entrevue de Louis-Philippe et de la reine Victoria, à bord du “Victoria and Albert”. , 1845, huile sur toile, 148 × 230 cm[21] ;
    • La Reine Victoria visitant l’escadre française en rade de Portsmouth. , 1846, huile sur toile, 150 × 230 cm[21] ;
    • Le Prince de Joinville visite le Saint-Sépulcre à Jérusalem. , 1842, huile sur toile, 184 × 175 cm, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon[21].
    • Le Prince de Joinville visite le village maronite d’Heden au Liban. , 1840, huile sur toile, 185 × 175 cm[21] ;
    • Léonie Biard, née Thévenot d’Aunet (1820-1879), huile sur toile, 24,5 × 21,5 cm[21] ;
    • Louis-Philippe 1er au milieu de la Garde nationale. , 1840-1844, huile sur toile, 350 × 520 cm[21] ;
    • Louis-Philippe au Cap Nord. , 1841, huile sur toile, 132 × 163 cm[21] ;
    • Louis-Philippe 1er au milieu de la Garde nationale. , 1836, huile sur toile, 78 × 100 cm[21].

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Norvège[modifier | modifier le code]

  • Tromsø, musée des Beaux-Arts[26] :
  • Combat contre des ours blancs, vers 1839, huile sur toile, 50 × 62 cm ;
  • Campement en Laponie, vers 1840, huile sur toile, 61 × 46 cm ;
  • Le Pasteur Læstadius instruisant les Lapons, vers 1840, huile sur toile, 131 × 163 cm ;
  • Le Spitzberg, Magdalena Bay, vers 1839, huile sur toile, 27,5 × 56 cm.

Œuvres référencées non localisées[modifier | modifier le code]

  • Vente d’esclaves dans les États d’Amérique du Sud[8].
  • La Chasse aux esclaves fugitifs[8].
  • Sainte Marie Madeleine, Salon de 1827.
  • Gulliver dans l’ile des géants, Salon de 1852.
  • Hudson abandonné par son équipage en 1610, Salon de 1852.
  • Exilés alsaciens dans les forêts vierges d’Amérique Salon de 1875[8].
  • Wagon américain[8].
  • Embarcation attaquée par des ours blancs, 1839[8].
  • Préparation du poison de Curaray par les vieilles femmes dans une tribu de sauvages, Salon de 1861[8].
  • Invasion de moustiques sur l’Amazone, Salon de 1869[8].
  • La Jeunesse de Linné[20].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Un tableau réalisé par Jean-Baptiste Corot, Portrait de François-Auguste Biard (1830) est conservé au musée d’Art et d’Histoire de Genève[27].

Dans Le Charivari du parut un portrait charge de Biard par Benjamin Roubaud avec la légende suivante :

Si Biard est peint en ours[28], c'est pour la belle page
Où de ses ours marins il montra l'abordage
Constamment il parcourt les mers et les forêts
Pour chercher les sujets des tableaux qu'il expose
Et sans que sur le sol son pied pose jamais
Devant lui le monde entier pose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance no 545 du 13 messidor an VII () sur les archives municipales de Lyon. Cette date de naissance varie beaucoup selon les sources.
  2. Acte de décès no 31 du , en ligne sur le site des archives départementales de Seine-et-Marne.
  3. a b c d et e Lacambre et Julia 1995.
  4. Le temps des collections, musée de Rouen.
  5. Le musée des rieurs, Eugène Gérard, François-Auguste Biard et la scènes de mœurs au XIXe siècle.
  6. Paysagistes lyonnais, 1800-1900, musée des Beaux-Arts, palais Saint-Pierre, 1984.
  7. Geneviève Lacambre, Le Palais du luxembourg en 1874.
  8. a b c d e f g h i j k l m et n Karl David, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord, peintres, sculpteurs, dessinateurs, Éd. Presses de l’Université Laval, Canada, (1992), , p. 83 (ISBN 9782763772356).
  9. Le cimetière de Samois - Personnes célèbres et bienfaiteurs enterrés au cimetière du village.
  10. Notice bibliographique, Catalogue général de la BnF.
  11. « Les Comédiens ambulants », notice sur photo.rmn.fr.
  12. Biard, Auguste François, 1798-1882. Deux années au Brésil (collab.: Riou, Edouard, 1833-1900). Paris : Librairie de L. Hachette et Cie, 1862. Biblioteca Brasiliana Guita e José Mindlin. Universidade de São Paulo.
  13. Alexandre Tarrieu, Dictionnaire des personnes citées par Jules Verne, vol. 1 : A-E, éditions Paganel, 2019, p. 105-106
  14. « L'école des beaux-arts du XIXe siècle », in: Les pompiers, Paris, édition Mayer, 1987.
  15. Denis Ariel et Julia Isabelle, L'Art romantique, Paris, 1996.
  16. Pierre Miquel, Eugène Isabey 1803-1886, La Marine au XIXe siècle, 1980, Éditions de la Martinelle.
  17. Delacroix et le romantisme français.
  18. Mathilde Larrère, La Deuxième République abolit l'esclavage, Histoire Image.
  19. Galerie de l'article « Un peintre norvégien au Louvre. Peder Balke (1804-1887) et son temps », in La Tribune de l'Art.
  20. a et b Pedro De Andrade Alvim, Le monde comme spectacle : l'œuvre du peintre François-Auguste Biard (1798-1882).
  21. a b c d e f g h i j k l m et n « François Biard », sur culture.gouv.fr (consulté le 1er janvier 2016).
  22. « La fabrication du curare dans la forêt vierge du Brésil », sur alienor.org (consulté le 1er janvier 2016).
  23. a et b Dictionnaire culturel de l’orientalisme, Christine Peltre, Éditions Hazan, 2008, (ISBN 9782754101929), p. 243.
  24. Grande Galerie - Le journal du Louvre, septembre/octobre/novembre 2010, no 13, p. 8.
  25. « tableau - Sultane dans un intérieur », sur alienor.org (consulté le 1er janvier 2016).
  26. (en) « Fra Magdalena-bukta, Svalbard », sur digitaltmuseum.no (consulté le 20 août 2020).
  27. Voir le portrait sur le site du musée.
  28. Biard est représenté déguisé en ours en train de dessiner, environné d'ours blancs curieux.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Duckett fils, Dictionnaire de la conversation, t. 3, Paris, Didot, 1873, p. 139
  • (en) Ana Lucia Araujo, Brazil Through French Eyes: A Nineteenth-Century Artist in the Tropics. Albuquerque: University of New Mexico Press, 2015
  • Ana Lucia Araujo, Romantisme tropical: L’Aventure d’un peintre français au Brésil. Québec, Presses de l’Université Laval, 2008
  • (pt) Ana Lucia Araujo, « Encontros difíceis: o artista-herói e os índios corrompidos no relato de viagem Deux Années au Brésil (1862). », dans Luso-Brazilian Review 42, no 2 (2005): 15-39
  • Ana Lucia Araujo, « Les représentations de l’esclavage dans les gravures des relations Voyage pittoresque et historique au Brésil (1834) de Jean-Baptiste Debret (1768-1848) et Deux Années au Brésil (1862), de François-Auguste Biard (1799-1882) », dans Canadian Journal of Latin American and Caribbean Studies 59, no 30, 2005, p. 161-183
  • Karel David, Dictionnaire des Artistes de Langue Française en Amérique du Nord, peintres, sculpteurs, dessinateurs, Éd. Presses de l’Université Laval, Canada, (1992), 1er novembre 2002 (ISBN 9782763772356)
  • Christine Peltre, Dictionnaire culturel de l’orientalisme, Éditions Hazan, 2008 (ISBN 9782754101929)
  • (en)Barbara C. Matilsky, « François-Auguste Biard : artist-naturalist-explorer », dans La Gazette des Beaux-Arts, février 1985
  • Claire Constans, Catalogue des peintures de Versailles, t. I, Paris, RMN, 1995.
  • Jean Lacambre et Isabelle Julia, Les Années romantiques. La peinture française de 1815 à 1850, catalogue de l’exposition itinérante, Paris, RMN,
  • Documentation du musée des beaux-arts de Lyon
  • Eugène Guérard, François Auguste Biard et la scène de mœurs au XIXe siècle
  • Jean Vercoutter, L'Image du noir dans l'art occidental, 1976
  • Pierre Miquel, Eugène Isabey 1803-1886, La Marine au XIXe siècle, Maurs-la-Jolie, Éditions de la Martinelle, 1980
  • Collectif, François Auguste Biard, peintre voyageur, catalogue de l'exposition éponyme à la Maison de Victor Hugo en 2020-2021, éditions Paris Musées, 2020.

Liens externes[modifier | modifier le code]