Mathilde Larrère

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Mathilde Larrère
Mathilde Larrere 01.jpg
Mathilde Larrère en 2018.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (48 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Mère
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Membre de
Comité d'histoire de la ville de Paris (d)
Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoireVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse

Mathilde Larrère, née à Paris le , est une historienne française.

Elle est spécialiste des mouvements révolutionnaires et du maintien de l’ordre en France au XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Fille de Raphaël Larrère, ingénieur agronome, et de Catherine Larrère[1]Source insuffisante , philosophe[2], Mathilde Larrère est ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (promotion L1991)[3]. Elle est major de l'agrégation d'histoire (1994)[4]. Elle est également docteure en histoire (2000) avec une thèse soutenue sous la direction d'Alain Corbin ayant pour sujet "La garde nationale de Paris sous la monarchie de Juillet, Le pouvoir au bout du fusil ?"[5]. Elle a également suivi des cours comme auditrice libre à l'École pratique des hautes études[6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle a notamment été monitrice à l'université Paris-I. De 2002 à 2007, elle est maître de conférences à l'université Paris-XIII et depuis 2007 à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée[7],[8]. Elle est également vacataire à l'Institut d'études politiques de Paris[9].

Ses recherches portent sur l’histoire de la citoyenneté, l’histoire des rapports des citoyens à l’État, l’histoire du maintien de l’ordre, et plus particulièrement sur l’histoire de la révolution de 1830[2]. Travaillant sur la garde nationale de Paris, milice citoyenne chargée de l’ordre public local, et se retrouvant de part et d’autre des barricades selon les événements, elle est amenée à réfléchir sur l’ordre public, sur les politiques de son maintien, dans un contexte politiquement troublé et socialement agité, travail qui la conduit à réfléchir également sur le « désordre » public. Utilisée par le pouvoir comme par l’opposition, la garde nationale lui apparaît comme un bon observatoire d’une citoyenneté vécue par les hommes. Elle approfondit ces pistes en travaillant plus généralement sur les usages politiques de l’espace parisien au XIXe siècle. Depuis le début de l'année 2017, elle est chroniqueuse sur les sites d'Arrêt sur images et Mediapart[10] avec Laurence De Cock pour une chronique intitulée « Les détricoteuses »[11].

Elle est membre du Comité d'histoire de la ville de Paris[12].

Elle revendique une approche politisée de l'Histoire en indiquant :

« On ne raconte pas des choses fausses parce qu’il y a une approche politisée, à partir du moment où on est solide scientifiquement et qu’on ne trahit pas les sources. Moi j’affiche la couleur[13]. »

Elle a appartenu au Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[14].

Inscrite sur le réseau social Twitter en 2013, elle y publie des éphémérides historiques sous forme de « mini-cours »[15],[11].

Critiques[modifier | modifier le code]

Alèssi Dell'Umbria, réalisateur et essayiste, lui a reproché en 2017 d'avoir une vision erronée et jacobine de l'enseignement des langues régionales dans l'éducation nationale française lors du XIXe siècle[16].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Elle adhère au Parti de gauche (PG) en 2012. Lors des élections municipales de 2014 à Paris, elle est candidate sur la liste PG du 12e arrondissement. Elle quitte le PG en janvier 2016, après des « désaccords politiques »[15].

En 2016, elle reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir déclaré : « Quelle que soit la nationalité de vos parents, jeunes Français, à un moment où vous devenez Français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois et c'est Vercingétorix. » L'historienne estime en effet que « chercher ce type d'origines fantasmes à la nation française a un sens historique »[17].

Elle a également critiqué certaines prises de positions de François Fillon, Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron concernant divers éléments de l'histoire de France tels que la colonisation ou l'ordonnance de Villers-Cotterêts[9].

Elle est membre du collectif Le Temps des lilas[18].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Axel Dröber, « Mathilde LARRERE, L’urne et le fusil. La garde nationale parisienne de 1830 à 1848 », Revue d'histoire du XIXe siècle, no 52,‎ , p. 206-207 (lire en ligne)
Aurélien Lignereux, « Mathilde Larrère, L’urne et le fusil. La garde nationale parisienne de 1830 à 1848, Paris, PUF, 2016, 329 p. », sur hypotheses.org,
Jean-Guillaume Lanuque, « Mathilde Larrère, Felix Chartreux, Maud Chirio, Vincent Lemire, Eugénia Palieraki, Révolutions. Quand les peuples font l’histoire, Paris, Belin, 2013, 242 pages », sur hypotheses.org,
  • avec Aude Lorriaux, Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances, Détour, 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Larrère, « Oui, leur fille »,
  2. a et b Bastide 2017.
  3. « Recherche » « Larrère Mathilde », sur lyon-normalesup.org/Annuaire.
  4. « Agrégations », sur Le Monde, .
  5. Sous la dir. d'Alain Corbin, La Garde nationale de Paris sous la monarchie de Juillet : le pouvoir au bout du fusil ? (thèse de doctorat en histoire), Paris, université Paris-I, , 723 p. (SUDOC 059975245).
  6. « Histoire des monarchies constitutionnelles en France et de leurs doctrines [1830-1900] », Livret de l'École pratique des hautes études, 4e section, sciences historiques et philologiques, vol. 127, no 10,‎ , p. 144 (lire en ligne).
  7. Analyse Comparée des Pouvoirs, « Mathilde Larrère », sur acp.u-pem.fr, (consulté le 12 juillet 2017).
  8. « Engagement 4/4 », sur La Fabrique de l'histoire, .
  9. a et b Lefebvre 2017.
  10. Romain Jeanticou, « Mathilde Larrère : “Dimanche, il s'agit davantage d'un vote antifasciste que d'un front républicain” », Télérama,‎ (lire en ligne).
  11. a et b « Mathilde Larrère, historienne, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2018).
  12. « Les 49 membres du Comité d’histoire de la Ville de Paris, nommés pour la mandature », sur api-site.paris.fr.
  13. « « Crétin » : Mathilde Larrère, historienne et snipeuse sur Twitter », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2017).
  14. « Adhérents du CVUH », sur CVUH.
  15. a et b Émilie Brouze, « "Crétin" : Mathilde Larrère, historienne et snipeuse sur Twitter », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  16. Alèssi Dell'Umbria, « Les détricoteuses étaient donc des menteuses… - [Histoire, jacobinisme et langues régionales] », sur lundimatin,
  17. Judith Waintraub et Vincent Nouzille, « L'islamosphère », Le Figaro Magazine, semaine du 6 octobre 2017, pages 50-56.
  18. « Le temps des lilas - #TeamLilas », sur lilas.org

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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