Fouchères (Yonne)

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Fouchères
La mairie-école de Fouchères.
La mairie-école de Fouchères.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Gâtinais en Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne
Maire
Mandat
René Guérin
2014-2020
Code postal 89150
Code commune 89180
Démographie
Gentilé Folchéricien
Population
municipale
435 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 08″ nord, 3° 08′ 25″ est
Altitude Min. 158 m
Max. 201 m
Superficie 14,72 km2
Localisation

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Fouchères

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Fouchères

Fouchères est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Installée sur le plateau du Gâtinais, cette petite commune rurale, vit tranquillement au carrefour de zones dynamiques. Le paysage est relativement plat, peu boisé malgré la présence de nombreux bosquets.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fouchères (en latin Folcherice) est un petit village à l'écart de la grande route, dispersé en hameaux et fermes aux noms variés et insolites.

Le village donne naissance à un ruisseau intermittent formant le cours supérieur de l'Orvanne.

La voie antique romaine de Sens à Orléans (la via Aureliana ou Grand Chemin Ferré appelée aujourd'hui chemin de César) traverse le finage communal au Petit-Paris.

Fouchères est situé à 1 h 30 de Paris, en conditions de circulation normale, bénéficie sur son territoire d'une entrée de l’autoroute française A19, qui mène en quelques km à l’A5, Melun-Sénart-Troyes et l’Est vers l’Europe, et à l’A6, Paris-Lyon et le Sud-Est et vers Orléans pour atteindre directement les régions Sud-Ouest et l’Ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villebougis Rose des vents
Saint-Valérien N Villeroy
O    Fouchères    E
S
Villeneuve-la-Dondagre Subligny

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, Fouchères était une paroisse au comté de Gâtinais, relevant en partie du diocèse ou grand archidiaconé de Sens, doyenné de Marolles. La collation de cette cure appartint à l'archevêque jusqu'en 1649, époque à laquelle le métropolitain céda son droit de collation au chapitre de Sens, en échange de la cure de Saint-Hilaire de Sens. Titulaires Saint-Étienne et Saint-Léonard, de l'Élection au duché de Nemours, siège d'une prévôté ressort au bailliage de Sens, avec juridiction de haute, moyenne et basse justice[Quoi ?].

L'origine toponymique de Fouchères proviendrait des influences naturelles qui sont les plus anciennes et les plus nombreuses dans la formation des noms de lieux. Le toponyme de Fouchères est issu d'une forme locale du nom de la fougère ou fouchière (XIIe siècle). Cette étymologie est confirmée par la mention folcheria en 1207, le lieu envahi de fougères aurait été d'ancienneté défriché pour former une villa, comme le montre le toponyme Goullot de Villiers rencontré sur le territoire. Il paraît être médiéval. Ce toponyme, passé ici à l'état de lieu-dit, se rapporte au mot gallo-roman VILLA, qui signifie l'« exploitation agricole de grande envergure », dont le dérivé VILLARE a donné Villiers. La forme graphique la plus ancienne que l'on connaisse est Fulcheriis, dans un acte de 1202, appartenant aux fonds de l'abbaye de Saint-Jean de Sens. En 1207, un acte mentionne la graphie suivante Foscheriis, et en 1243 Foucheriae, en 1264 Foucherias puis en 1431 Fouchieres-en-Gastinois, et en 1491 est attesté sa graphie moderne de Fouchères.

Le chapitre de Sens possédait plusieurs domaines réunis dans un même ensemble : Villeneuve-la-Dondagre, Fouchères et La Belliole. Les redevances prélevées sur ses trois seigneuries étaient d'abord baillées à des bourgeois de Sens, qui en effectuaient ensuite un sous-bail à des marchands locaux. La plupart des censitaires de Fouchères étaient de très modestes exploitants agricoles qui disposaient d'une étendue moyenne autour de leurs masures et pour certains de quelques arpents supplémentaires à labourer. La redevance que percevaient les chanoines de Sens étaient plus élevée que sur d'autres terres du chapitre

Plus petite subdivision administrative mais aussi la plus ancienne, puisqu'elle a succédé aux villes et paroisses du Moyen Âge, elle a été instituée en 1789 avant de connaître un début d'autonomie avec la loi du 5 avril 1884, véritable charte communale.

  • 1920 : Une cabine téléphonique est installée au Etf Fillieux (café), tous les matins le central téléphonique de Sens appelle à 7 h pour donner l'heure.
  • 1923 : Le village adhère au syndicat intercommunal d'électrification du plateau du Gâtinais (origine du SIVOM).
  • 8 octobre 1926 : le village est électrifié, l'année suivante ce seront les hameaux.
  • 1930 : les premières voitures apparaissent dans le village.
  • 27 juin 1948 : un feu se déclare dans la mairie, cette dernière sera partiellement ravagée par l'incendie.
  • 1953/1954 : les routes principales sont goudronnées.
  • 1957 : le réseau d'eau courante est installé dans le village.

Les lieux-dits[modifier | modifier le code]

Aux XIe et XIIIe siècles, le bocage a été conquis sur la forêt par des entreprises qui ont multiplié les écarts en dehors du bourg. Les constructions précaires, que l'on nomme logis ou masures, sont clairsemées à travers le territoire.

Les chemins flanqués de talus, les champs clos par des haies, plantés de noyers ou autres essences, couvertes de buissons et de ronces, avec à leurs pieds un fossé pour l'écoulement des eaux. L'édification des haies servant de protection aux terres arables, et les fermant de la commune; elles signifiaient également que le paysan était son maître chez lui. Partout de petits hameaux ou des fermes isolées règnent sur leur propre terroir, d'où la multiplication des lieux-dits, les bois s'émiettent en bosquets, la vie reste "hermétique et familiale"

  • Les Balesmes : hameau, origine patronymique, famille présente dès les XIVe et XVe siècles.
  • Les Barilliers : même origine que les Balesmes.
  • Les Baudoins : ferme isolée. Cité en 1511, par un bail de 101 arpents entre Tristan de Salazar, archevêque de Sens, Primat des Gaules, seigneur de Fouchères et Mathurin Baudoins et ses héritiers.
  • La Belle Étoile : hameau qui doit son nom à la croisée de chemins en forme d'étoile.
  • Le Bout du Monde : il existait une ferme, détruite au cours du XVIIIe siècle, ayant appartenu au chapitre de Sens.
  • Les Brouards : hameau, cité dès 1518. Ancienne famille Folchèricienne éteinte au cours du XIXe siècle.
  • La Brulerie : ferme isolée, nom d'un bourgeois de Sens (le sieur de la Brûlerie), cité au XVIIe siècle.
  • La Cave aux Cerisiers : fief seigneurial relevant de la mouvance féodale des seigneurs de Saint-Valérien, cité en 1520 dans un acte de - foi et d'hommage -. Divisé en climats : la Vallée des Ronces (ou Héronces), les Grandes Vignes, les Bonnes Vallées. Le toponyme "cave" du latin cavus "creux ", désigne un accident de terrain naturel ou réalisé par l'homme (extraction de marne).
  • Le Chapeau Rouge : ferme isolée. Ce toponyme est utilisé pour désigner une villa gallo-romaine (Maison-Rouge, Château-Rouge…).
  • Le Chaubourg : forme hypocoristique, groupe de fermes isolées. Cité au XVIe siècle " le Chaulborg ", peut désigner également une tuilerie.
  • La Cour à la dame/ à madame : climat ou s'élevait la maison seigneuriale, détruite au milieu du XVe siècle.
  • Le Crot aux Chèvres : hypocoristique, crot (ravine, trou, creute ayant donné Le Creusot). Animaux lunaires par excellence, parfois assimilés à des sorcières se rendant au sabbat sous une apparence animale (tradition folklorique).
  • La Fontaine Pilon : ferme isolée. Le mot -fontaine- désigne ici une source.
  • Les Frelins : ferme isolée, nom ancien : le Petit Barillier (XVe siècle)
  • Les Girards : origine patronymique présente dès les XVIe et XVIIe siècles voire antérieurement.
  • Le Grand Marchais : la mémoire collective rapporte que dans ce climat s'élevait autrefois une ferme détruite en 1796. Il n'existe plus qu'une mare entourée de broussailles.
  • Le Goulot de Villiers ou Golot de Villiers : Le terme Goullot provient d'un resserrement ou étranglement du territoire communal, quant à Villiers, il s'agit d'un patronyme cité dans les registres paroissiaux de Saint-Valérien dès 1649.
  • La Haie aux charmes ou Haie renard, La grande Haie, Haie Chenot : ces toponymes faisant appellation de haies, désignaient autrefois des lieux habités (maisons fortes, manoirs, castel…). Au Moyen Âge, ce sont des lieux où se réunissaient sorcières et feux-follets…
  • Les maisons brulées : Climat évoquant un ancien hameau brûlé lors des guerres de Religions. Aujourd'hui des débris de briques, de tuiles et de charbon font seule remarquer l'emplacement des maisons.
  • Le Petit-Paris : hameau. Fief de la châtellenie de Mousteruel (Montreuil-aux-Lions, canton de Château-Thierry), cité dans le livre des vassaux du comte de Champagne de 1172-1222 duquel il relève : "Hue de Paris, II mois de garde. Il trépassa sang her[itiers]. Adam Saceus tien le fie, lequel il acheta est et à Bosancar.". Également cité en 1535 dans les comptes de la fabrique du chapitre de Sens au sujet de la coupe de 100 à 120 chênes pris dans la forêt du Petit-Pas à Fouchères. Pour être employés au "Baffroy" de la tour neuve de la cathédrale, on en a équarrît plus de 800 toises, converties ensuite en poutres et solives. Hameau en partie détruit en 1870. On désignait autrefois "Petit-Paris", les enfants de l'Hôtel-Dieu de Paris mis en nourrice dans les campagnes.

En 1535, la chapitre fit abattre 100 à 120 chênes dans la forêt du petit Paris pour être employés à la charpente supportant des cloches de la cathédrale de Sens.

  • Le Puits de fer : forme hypocoristique, nom ancien : Puits des Haies, Puits du Feu (XVIe siècle), Puits d'Enfrot ou d'Enfer (XVIIe siècle).
  • Les Rouillons : cité dès 1261 (Hôtel de Sens), patronyme cité dès 1688 dans les registres paroissiaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1940   Hector Baudoin    
1965   Etienne Peccard    
1971   Roland Milachon    
1983   Philippe Thomas    
1995   René Guérin[1]    

École[modifier | modifier le code]

L'école, ouverte en 1836 fut fermée en 1975. Les enfants de Fouchères d'aujourd'hui vont à l'école à Saint-Valérien (école maternelle, primaire et collège) puis au lycée de Sens.

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 1900, on recensait à Fouchères les métiers suivants : ferronnier, cafetier, sabotier, cordonnier, charron, maçon, cidrier, apiculteur, berger, agriculteur... La facilité de communication aidant, la plupart des petits métiers vont disparaître. Il n'y a aujourd'hui plus aucun commerçant à Fouchères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 435 habitants, en augmentation de 9,57 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 335 345 347 421 398 414 419 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
432 433 428 414 384 371 406 376 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
381 374 340 293 285 320 311 310 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
314 270 230 353 375 398 396 415 435
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne du XIIe siècle et reconstruite en 1896 :

  • elle possède un chœur et un sanctuaire voûtés en pierres parfaitement appareillées. Leurs nervures rappellent le style du XIIe siècle ; elles s'appuient sur des consoles faites de têtes grimaçantes, horribles à voir.
  • Aux clefs de voûtes formées par les croix d'ogives, on remarque deux sujets historiques : le Christ couronnant la Vierge et le Christ nimbé et bénissant.
  • une sculpture en bois représentant le Christ grandeur nature. Aux extrémités des branches de la croix, on retrouve l'aigle de saint Jean, l'Ange de saint Mathieu, le lion de saint Marc et le bœuf de saint Luc.
  • Sous le porche, le bénitier se pare d'une tête de mort assez grossièrement faite.

En face de l’église se trouve la maison du Chapitre, ou la Maison seigneuriale de Fouchères du fief de "La cour à la Dame". Il s'agit d'une grande bâtisse rue de la grange aux dixmes dont l'architecture est caractéristique de la région.

  • la façade donnant sur la rue possède trois bas reliefs sculptés à même la pierre : les armes du chapitre métropolitain de Sens, les armes de Tristant de Sallazard (mutilé pendant la Révolution).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tristant de Sallazard, archevêque de Sens et descendant du roi Saint Louis par la branche maternelle
  • Élisabeth Dame de Saint-Valérien et de Fouchères (XIIIe siècle, fille de André Brienne-Ramerupt et d'Adélaide de Venizy, femme de Milan de Pougy).
  • Thomas Tribolet, notaire et secrétaire du roi de France qui a acquis la seigneurie de Fouchères en 1471 en épousant Gillette LeHangre (fille de Jacques Lehongre).
  • Florian Alexandre-Guélard, fils de Daniel Guélard et Elizabeth Alexandre, descendant de Roger Guélard secrétaire général à la Caisse des dépots et consignations et Noel Alexandre, musicien professionnel et professeur d'histoire lui-même fils du docteur Paul Alexandre mécène de Modigliani[6].

Évènements[modifier | modifier le code]

  • La course pédestre la Vivicitta (12 km). Épreuve de niveau européens sous le parrainage de la FSGT
  • La Ronde des 16 clochers.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Amedeo Modigliani. Portrait of Paul Alexandre Against a Green Background - Olga's Gallery », sur www.abcgallery.com (consulté le 6 juillet 2016)