Fontclaireau

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Fontclaireau
Fontclaireau
Mairie de Fontclaireau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Boixe-et-Manslois
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Maire
Mandat
Philippe Boireaud
2014-2020
Code postal 16230
Code commune 16140
Démographie
Gentilé Clarifontains
Population
municipale
426 hab. (2015 en augmentation de 6,77 % par rapport à 2010)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 44″ nord, 0° 12′ 12″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 124 m
Superficie 5,61 km2
Localisation

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Fontclaireau (prononcer [fɔ̃klεʀo]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Clarifontains et les Clarifontaines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La N 10 à Fontclaireau

Fontclaireau est une commune du Nord-Charente située à 3 km au nord-est de Mansle et 28 km au nord d'Angoulême.

Le bourg est aussi à 15 km au sud de Ruffec[2].

La principale voie de communication de la commune est la route nationale 10 de Paris à Bordeaux, qui parcourt toute la commune du sud au nord.

Le bourg est desservi par la D 56, route de Mansle à Bayers, qui rattrape l'entrée nord de la déviation de Mansle de la N.10[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 7 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le centre de population le plus important de la commune est l'important hameau de Monpaple, situé dans le sud de la commune, près de la Charente.

Parmi les autres hameaux, nous pouvons citer : la Côte; les Coirards ; la Gagnaderie, village situé sur l'ancien passage de la RN 10, à la sortie du pont de Mansle et qui est en réalité un faubourg de cette ville : la Sangle, dans le nord de la commune, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fontclaireau
Fontenille Lichères
Fontclaireau Mouton
Mansle Puyréaux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Limitée au sud et au sud-est par la Charente, qui la sépare des communes de Puyréaux et de Mouton, la commune de Fontclaireau occupe un plateau élevé qui domine la vallée du fleuve.

Le sol de la commune est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien). La vallée de la Charente est occupée par des alluvions du quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau surplombant la vallée de la Charente qui limite la commune au sud et à l'est. Un méandre du fleuve forme une rive concave avec un à-pic de 45 m au lieu-dit la Côte, escarpement qui va en diminuant au sud de la commune.

Le point culminant est à une altitude de 124 m, situé au sud-ouest du bourg (borne IGN). Le point le plus bas est à 56 m, situé le long de la Charente en limite sud-ouest, en face de Mansle. Le bourg est à 106 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Fontclaireau est sur la rive droite de la Charente, en aval de Ruffec et en amont d'Angoulême, fleuve qui borde la commune à l'est et au sud.

La fontaine des Rateaux est située en bord de vallée, au sud-ouest de Monpaple. La fontaine Bonneau est au nord-ouest du bourg[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Terra... Fontis Claras en 1059-1081, Fontis Clari en 1110[7], Fontclaras en 1305, Fonclaras en 1405, Fontibus claris au XIVe siècle[8].

L'origine du nom de Fontclaireau remonte au bas latin fontem clarellum signifiant « claire fontaine » ou « fontaine de la clairière » selon les interprétations[9],[10],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne voie romaine de Périgueux à Poitiers par Mornac, Montignac, Mansle, Ruffec et Rom traversait l'ouest de la commune[11].

Près de Monpaple, au Pont Seguin, les vestiges d'une ancienne villa romaine ont été signalés vers 1958[12].

En 1070, la terre de Fontclaireau avait été donnée par Guillaume de Montbron, évêque de Périgueux et ses deux frères au chapitre de Saint-Pierre d'Angoulême. Plus tard, cette terre passa entre les mains de la famille Prévéraud, qui la possédait au XVIe siècle.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1617.

Au XVIIIe siècle, c'était un fief dépendant de la baronnie de Verteuil, et appartenant à Joseph Coyteux, qui mourut jeune, laissant trois filles. L'aînée, Anne Coyteux, épousa en 1744, Pierre Prévost du Las, juge à Verteuil[13].

Au tout début du XXe siècle, le moulin de Beaudant (écrit Baudan jadis) avait été transformé en usine hydro-électrique pour fournir l'éclairage des rues de Mansle.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1987 Pierre Mourier Mouvement réformateur
puis UDF
Conseiller général
depuis 1995 en cours Philippe Boireaud DVG Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2015, la commune comptait 426 habitants[Note 2], en augmentation de 6,77 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
527525579590590589606626617
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
560555526552535477411366360
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
315318312275275285285295333
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
354324292300360358410426-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Fontclaireau en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
0,0 
6,6 
75 à 89 ans
9,7 
13,7 
60 à 74 ans
17,6 
23,1 
45 à 59 ans
19,3 
19,2 
30 à 44 ans
24,4 
12,6 
15 à 29 ans
13,6 
24,2 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fontclaireau possède une école élémentaire comprenant deux classes. Le secteur du collège est Mansle[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre : lorsque Guillaume de Montbron donna, en 1070, la terre de Fontclaireau au chapitre cathédral, c'était à charge d'y construire une église, qui fut édifiée peu après. Presque complètement détruite par les protestants, sa réédification dura de 1603 à 1651. De nos jours elle comprend une nef plafonnée sans pilastre, ni contrefort, ainsi qu'une travée, jadis sous berceau. Une chapelle a été ajoutée, au sud, à l'extrémité de la nef. Les murs latéraux sont nus, la façade, sans décoration, et percée d'une porte à un rouleau avec, au-dessus, une baie allongée ; le pignon se termine par un clocher-arcade à une ouverture[21]. Elle possède un tableau de saint Vincent de Paul du début du XIXe siècle inscrit monument historique au titre objet depuis 1994[22].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Corriveau, fils de François, fut le premier de ce nom à venir s’établir en Nouvelle-France. Il partit de Fontclaireau et s’établit en 1668 à Sainte-Famille, Île d’Orléans au Québec, et traversa à Saint-Vallier en octobre 1678, ou plus exactement dans la paroisse de la Durantaye, paroisse érigée par monseigneur de Laval le 30 octobre 1678[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dauzat indique que clarellum signifie « clair », au masculin (et non pas « eau claire »). Mot à mot : fontaine du claireau.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 6 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 84,126
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 43,52,115,141
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 294.
  11. Auguste-François Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, Niort, L.Clouzot, , 127 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 15
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 142
  13. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 180
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Evolution et structure de la population à Fontclaireau en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 22 juin 2012)
  21. Jean Nanglard, « Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I », dans Bulletin et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, t. II-IV, Angoulême, imprimerie Chasseignac, 1892-1894, 683 p. (lire en ligne)
    Publié sur trois années ; en 1892: p. 1-324, disponible sur Gallica ; en 1893: p. 1-291, disponible sur Gallica ; en 1894: p. 1-66, disponible sur Gallica.
  22. « Tableau dans l'église », notice no PM16000560, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Association des Corriveau d'Amérique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]