Eva Gonzalès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Gonzalès
image illustrant une peintre image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant une peintre française.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

Eva Gonzalès
Edouard Manet 041.jpg

Édouard Manet, Portrait d'Eva Gonzalès (1869-1870), Londres, National Gallery.

Naissance
Décès
(à 34 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Maître
Élève
Mouvement
Influencée par

Eva Gonzalès est une artiste peintre impressionniste française, née le à Paris, où elle est morte le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille bourgeoise monégasque et d'origine espagnole, Eva Gonzalès vécut à Paris une enfance heureuse. Son père était le romancier Emmanuel Gonzalès, feuilletoniste du Siècle, et sa mère une musicienne belge. Ils habitaient au troisième étage du no 11 rue Bréda[1]. Ils habitèrent aussi au no 2 rue Bréda et no 4 avenue Frochot.

Elle fut l'élève de Charles Chaplin avant d'être celle de Gustave Brinon. Présentée par Alfred Stevens à Édouard Manet, elle entra sans son atelier en 1869 et y rencontra Berthe Morisot qui fut jalouse de son amitié avec le maître[2]. Elle servit fréquemment de modèle pour les membres de l'école impressionniste. Elle reçut les éloges d'Émile Zola et Jules-Antoine Castagnary. Elle est admise au Salon de 1870 où elle montre L'Enfant de troupe, où se fait sentir l'influence du Joueur de fifre d'Édouard Manet[3]. Au même Salon, Manet présente le Portrait d'Eva Gonzalès qu'il vient d'achever, où elle est représentée assise peignant une nature morte[4]. Retirée à Dieppe pendant la guerre franco-prussienne de 1870, elle y peignit des tableaux assez sombres.

Elle épousa l'artiste peintre et graveur Henri Guérard en 1879. Le couple était ami avec le peintre Norbert Gœneutte, qui fit plusieurs portrait d'elle, de son mari et de son fils. Eva Gonzalès prit parfois son mari, et très souvent sa sœur cadette, Jeanne Gonzalès, comme sujets pour plusieurs de ses tableaux, ainsi que sa mère, musicienne. Le couple se rendait à la ferme Saint-Siméon à Honfleur, où il retrouvait leurs amis peintres Félix Bracquemond, Félix Buhot, Paul Cézanne, Adolphe-Félix Cals, Jules Chéret, Ernest Cabaner et Norbert Gœneutte.

Eva Gonzalès se refusa à participer aux Salons impressionnistes.

Elle meurt d'une embolie le 6 mai 1883, peu de temps après avoir accouché d'un fils, Jean Raymond Guérard. Henri Guérard se remaria avec sa sœur, Jeanne Gonzalès.

Eva Gonzalès est inhumée au cimetière de Montmartre à Paris.

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Allemagne
En Autriche
Au Danemark
Aux États-Unis
En France

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Henri Guérard détente sur la plage, estampe ;
  • Portrait, pointe sèche.

Salons[modifier | modifier le code]

  • Salon des artistes français de 1870 : L'Enfant de troupe, huile sur toile, et Portrait de Jeanne Gonzalès, pastel (remarqué par Philippe Burty) ;
  • Salon de 1872 : L'Indolente, huile sur toile, et La plante favorite, pastel ;
  • Salon des refusés de 1873 : Les Oseraies, huile sur toile ;
  • Salon des refusés de 1875 : La Loge aux Italiens, huile sur toile ;
  • Salon de 1878 : Pommes d'Api, pastel ;
  • Salon de 1879 : La Loge aux Italiens, huile sur toile, seconde version.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Exposition à Lyon[Quand ?] : Le Thé ;
  • exposition à Londres[Quand ?] : Le Thé ;
  • 1882, Paris, galerie Georges Petit ;
  • 1883, Paris, galerie Georges Petit ;
  • 1885, rétrospectives dans les salons de La Vie Moderne, 88 œuvres exposées ;
  • Exposition universelle de 1900 à Paris, exposition centennale rétrospective de l'art français de 1800 à 1889, Une loge aux Italiens, huile sur toile ;
  • 1907, exposition rétrospective au Salon d'automne à Paris ;
  • de mars à avril 1914, Paris, galerie Bernheim jeune, hommage ;
  • 1932, Paris, galerie Bernheim jeune, rétrospective « Eva Gonzalès » ;
  • 1950, Paris, galerie Alfred Daber, rétrospective « Eva Gonzalès » ;
  • 1952, Monaco, Sporting d'Hiver, « Eva Gonzalès » ;
  • 1959, Paris, galerie Alfred Daber, « Eva Gonzalès » ;
  • 1983, Nagoya, musée préfectoral d'Aichi ; Tokyo, Tkashimaya Art Gallery ; Osaka, Takashimaya Art Gallery ; Utsunomiya, musée préfectoral des beaux-arts ; Kumamoto, musée préfectoral de Kumamoto, « Six femmes peintres : Berthe Morisot, Mary Cassatt, Suzanne Valadon, Eva Gonzalès, Marie Laurencin, Nathalia Goncharova » ;
  • 1986, New York, Rizzoli, « Les Femmes impressionnistes » ;
  • 1989, Londres, George Weidenfeld and Nicolson ;
  • d'octobre à décembre 1993, Paris, musée Marmottan, « Eva Gonzalès, Mary Cassatt, Berthe Morisot, Marie Bracquemond, les femmes impressionnistes » ;
  • du 22 février au 1er juin 2008 : Francfort (Allemagne), La Schim Kunsthalle, « Les femmes impressionnistes : Berthe Morisot, Mary Cassatt, Eva Gonzalès, Marie Bracquemond ».

Hommages[modifier | modifier le code]

Une planche de quatre timbres dentelés reproduisant quatre de ses œuvres fut éditée[Quand ?] par la République de Côte d'Ivoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd'hui rue Henry-Monnier où elle avait son atelier.
  2. Dominique Bona, Berthe Morisot Le secret de la femme en noir, Grasset, , 341 p. (ISBN 9782246537113), Pages 119 à 124
  3. Dominique Bona, Berthe Morisot Le secret de la femme en noir, Grasset, (ISBN 9782246537113), Page 123
  4. Sophie Chaveau, Manet Le secret, Télémaque, (ISBN 9782753302389), Page 200

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Burty, « Eva Gonzalès », in Paris Salon de la Vie moderne
  • R. Henard, « Les Expositions », La Renaissance, 4 avril 1914, p. 25
  • L. Hautecoeur, « Exposition Eva Gonzalès », La chronique des arts et de la curiosité, no 15 du 11 avril 1914, p. 115
  • F. Monod, « L'impressionnisme féminin », Art et Décoration, supplément de mai 1914, p. 3
  • Claude Roger-Marx, « Eva Gonzalès », Arts, juillet 1950 p. 8
  • Claude Roger-Marx, Eva Gonzalès, Saint-Germain-en-Laye, Éditions de Neuilly, 1950, p. 25
  • Claude Roger-Marx, Eva Gonzalès, Paris, Galerie Daber, 1959
  • Tamar Gab, Femmes Imprssionnistes, New York, Rizzoli, 1986
  • Edward Lucie-Smith, Femmes Impressionnistes, Londres, George Weidenfeld and Nicolson, 1989
  • Marie-Caroline Sainsaulieu, Jacques de Mons, Eva Gonzalès (1849-1883), étude critique et catalogue raisonné, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1990, 360 p.
  • Marianne Delafond, Les femmes impressionnistes ; Mary Casstt, Eva Gonzalès, Berthe Morisot, Paris, 1993, (ISBN 2-85047-227-1)
  • Collectif, Les femmes impressionnistes : Mary Cassatt, Eva Gonzalès Berthe Morisot, musée Marmottan et la Bibliothèque des Arts, 1993, 188 p. (ISBN 2-8504-7227-1)
  • (en) « The Women Stars of Impressionism », International Herald Tribune, 16-17 octobre 1993, p. 9
  • (en) B. Ivry, « Fine artists whose gender doomed them to obscurity », The European élan, no 182, Londres, 1993, p. 17.
  • Isabelle Compin, Anne Roquebert, Catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre et du musée d'Orsay, Paris, 1986 et 1990
  • P. Piguet, « Impressions de femmes », La Croix l'Évènement, 23 novembre 1993
  • Jean-Jacques Lévêque, Les années impressionnistes 1870-1890, Éditions ACR, 1990, 660 p.
  • Dictionnaire Bénézit
  • Dictionnaire Larousse
  • Eduardo Manet, Le Fifre, Écriture éditeur, 2011, 254 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :