Emmanuel Gonzalès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Emmanuel Gonzalès
Emmanuel Gonzalès CdV album Manet BNF.jpg
Emmanuel Gonzalès, photo-carte de visite par Pierre Petit, vers 1875, dans l'Album Manet, Paris, Bibliothèque nationale de France.
Fonction
Président
Société des gens de lettres
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Conjoint
Marie Céline Ragut (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Tombe de Emmanuel Gonzales.jpg
Vue de la sépulture.

Louis Jean Emmanuel Gonzalès est un romancier, feuilletoniste et dramaturge français né à Saintes le et mort le (à 71 ans).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant du romantisme français, Emmanuel Gonzalès prétendait descendre de l’une des douze familles de Monaco anoblies par Charles Quint à l'époque du protectorat espagnol. Dans Mignonne du roi. Mes jardins de Monaco (1860), il écrira : « Des douze familles anoblies par Charles Quint, il ne reste guère, outre la nôtre, que les Lancharès et les Brun »[1].

Il a fait ses études de droit à Nancy. Encore tout jeune, il écrit pour le Patriote de la Meurthe sous les pseudonymes d'Augustus Stewart et d'Henry Royer[2].

Mariée à Marie-Céline Ragut (?-1880), il est le père d'Eva Gonzalès et de Jeanne Guérard-Gonzalès, qui toutes deux ont été peintres.

Carrière[modifier | modifier le code]

Avocat, il a dirigé l'hebdomadaire satirique illustré La Caricature de 1839 à 1840, après avoir co-fondé la Revue de France (1835) et collaboré au journal Le Siècle.

Il signe ses articles sous son nom et sous les pseudonymes de Melchior Gomez, Ramon Goméril, Caliban. Il devient président de la Société des gens de lettres en 1864, ayant fait partie des fondateurs[3].

On le retrouve à la Revue des voyages (1852-1853).

Le 13 août 1861, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[4].

Sa tombe se trouve au cimetière du Montparnasse, avec son buste, un bronze d'Anatole Marquet de Vasselot, que Zola inaugura en 1891.

Influence[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur des Frères de la côte, dont la lecture marqua Émile Zola dans son enfance, suivant l'éloge qu'il fit de son auteur à l'occasion de l'inauguration d'un buste en sa mémoire le , lors d'une cérémonie organisée par la Société des gens de lettres.

Zola l'avait connu personnellement par l'intermédiaire d'Édouard Manet. La fille de Gonzalès, Eva, était en effet entrée dans l'atelier du peintre, et lui avait servi de modèle dans un fameux tableau, Eva Gonzalès peignant dans l'atelier de Manet.

Les Frères de la côte avait été adapté au théâtre en 1856, par l'auteur et Henry de Kock, sous la forme d'un « drame en 5 actes et 8 tableaux dont un prologue »[5].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Luciole, avec Paul Gentilhomme, 1837
  • Les Mémoires d'un ange, 1838
  • Le Livre d'amour, 1841
  • Les Frères de la côte, 1844
  • Le Pêcheur de perles, 1849
  • Le Vengeur du mari, 1851
  • Le Chasseur d'hommes, 1853
  • La Fille de l'aveugle, 1854
  • Esaü le lépreux (Chroniques du temps de Duguesclin), 1856
  • Les Chercheurs d'or, 1857
  • La Princesse russe, 1857
  • Mes jardins de Monaco, 1860
  • La Maîtresse du proscrit, 1862
  • L'Hôtesse du Connétable, 1863
  • Les Proscrits de Sicile, 1865
  • Les Danseuses du Caucase, 1876
  • La Servante du diable, 1877
  • Les Sabotiers de la Forêt Noire, 1866
  • L'Épée de Suzanne, 1880
  • [collectif] Rosario, nouvelle, in: Pique-Nique, E. Dentu, 1887

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chroniques monégasques, Comité national des traditions monégasques, 2015.
  2. Vapereau, p. 783.
  3. Jules Clarétie, La Vie à Paris - « Le déménagement de la Société des gens de lettres - Le présent et le passé », In: Le Temps, Paris, 16 octobre 1885, p. 2sur Gallica.
  4. « Cote LH/1168/58 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  5. Notice bibliographique du catalogue général de la BnF.

Liens externes[modifier | modifier le code]