Philippe Burty

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Philippe Burty
Burty, Philippe, par Etienne Carjat, BNF Gallica.jpg

Photographie par Étienne Carjat (1873) — Fonds BnF.

Naissance
Décès
(à 60 ans)
Astaffort
Nationalité
Drapeau de la France
Activités
Autres activités
collectionneur
Œuvres réputées
Carolus-Duran, Portrait de Philippe Burty (1874), Oberlin (Ohio), Allen Memorial Art Museum[1].
L'Âge du romantisme, album illustré co-dirigé par Burty et Maurice Tourneux, publié chez Ed. Monnier (1887).

Philippe Burty, né le à Paris et mort le à Astaffort (Lot-et-Garonne), est un critique d'art, dessinateur, lithographe et collectionneur français.

Personnalité influente, il a, notamment, contribué à l'émergence du japonisme et à la renaissance de l'eau-forte et du livre illustré, soutenu les impressionnistes et publié la correspondance d'Eugène Delacroix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Écrivain et critique d’art, Philippe Burty est aussi un collectionneur averti, un dessinateur et un lithographe.

Collaborateur de la Gazette des beaux-arts dès sa fondation (1859), il y tient la chronique des arts et de la curiosité et s’efforce de faire partager à ses lecteurs son goût de l’estampe et de l’eau-forte. Entre autres artistes, il attire l'attention sur le talent de Frédérique O'Connell[2].

À la demande d'Eugène Delacroix, Burty participe avec Andrieu, Dauzats, Dutilleux, Schwiter, etc. au classement des dessins et des carnets de l'artiste qui furent ensuite dispersés en vente publique du 22 au 27 février 1864. C’est également Burty qui en rédigea le catalogue.

En 1869, il compose le recueil Sonnets et eaux-fortes pour l'éditeur Alphonse Lemerre, réunissant quarante-deux peintres-graveurs et quarante-deux poètes pour un ouvrage commun[3].

Pendant la Commune de Paris, en 1871, journaliste au Rappel, il soutient l'action de la Fédération des artistes de Gustave Courbet. On lui doit divers articles sur Delacroix et la publication des lettres du peintre (1re édition, 1878 ; 2e édition revue et augmentée, 1880).

Durant les années 1870 et 1880, il fut l'éditeur de nombreux ouvrages illustrés d'estampes.

Philippe Burty assistant à une leçon clinique à la Salpêtrière de Jean-Martin Charcot (2e personnage, coin supérieur gauche)

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sa fille Madeleine épouse le porcelainier Charles Edward Haviland, et il est le grand-père du photographe Paul Haviland et du peintre Frank Burty Haviland.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • L'Eau-forte en..., album annuel de dizaines d'eaux fortes inédites par autant d'artistes, publié de 1874 à 1881, Paris, chez Alfred Cadartsur Gallica.
  • Japonisme, suite d'estampes gravées par Félix Buhot d'après la collection de Burty, Paris, Edmond Sagot, avril 1883.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Notice sur le site du Allen Memorial Art Museum
  2. Philippe Burty « L'atelier de Madame O'Connell » dans la Gazette des beaux-arts Tome V, Paris 1860, p. 354
  3. Tiré à 350 exemplaires dont 36 en souscription et signés, contenant 42 gravures apposées à 42 poèmes — cf. sur Gallica.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Cabanel, « Philippe Burty », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 519-521 (ISBN 978-2846211901)
  • (en) P. Weisberg, The Early Years of Philippe Burty: Art Critic, Amateur and Japoniste, 1855-1875 (Baltimore, 1967)
  • (en) P. Weisberg, The Independent Critic: Philippe Burty and the Visual Arts of Mid-Nineteenth-Century France (Berne and New York, 1993)

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