Mohammad Ghalibaf

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Mohammad Ghalibaf
Ghalibaf.jpg

Mohammad Ghalibaf donnant une conférence à l'université de technologie Sharif.

Fonction
Maire de Téhéran (en)
Mohammad-Ali Najafi (en)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
محمدباقر قالیبافVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Tarbiat Modares (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Religion
Parti politique
signature de Mohammad Ghalibaf

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Mohammad Bagher Ghalibaf (en (en persan : محمد باقر قالیباف), Mohammad Bāqer Qālibāf) est un homme politique iranien né près de Mashhad en septembre 1961. Il est maire de Téhéran de septembre 2005 à août 2017. Il a fait plusieurs candidatures infructueuses à la présidence de la République d'Iran.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né en septembre 1961 à Torghabeh près de Mashhad, il est, à l'âge de 22 ans, commandant des Forces Nasr[réf. nécessaire] pendant la Guerre Iran-Irak.

Il passe une maîtrise de géographie politique en 1996, suivie d'un doctorat dans la même matière en 2001 à l'université Tarbiat Modares.

Carrière dans la police[modifier | modifier le code]

Il a été choisi par Ali Khamenei pour succéder au général Hedayat Lotfian au poste de chef de la police pendant l'été 1999 après les protestations étudiantes en Iran de juillet 1999.

Devenu chef de la police, Ghalibaf a mis en place certaines réformes, dont une visant à rendre la police plus facilement accessible du grand public. Il a également réussi à gérer les protestations étudiantes en Iran de 2003 sans provoquer de pertes humaines ou d'accidents graves[réf. nécessaire].

Il a également tenu le rôle de porte-parole spécial du président Mohammad Khatami dans le comité pour la résolution des problèmes de circulation routière.

Campagne présidentielle de 2005[modifier | modifier le code]

Ghalibaf démissionne de ses fonctions dans la police le 5 avril 2005 pour se consacrer à sa candidature à l'élection présidentielle. Il cherche à changer son image de chef de la police en mettant des costumes colorés. Ses conseillers s'inspirent de Tony Blair pour le présenter comme le candidat qui défend les intérêts des classes moyennes et pousse à des réformes. Il est éliminé dès le premier tour avec 13,89 % des suffrages[1].

Mairie de Téhéran[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, il fut élu par le conseil municipal de Téhéran par 8 voix sur 15 pour succéder à Mahmoud Ahmadinejad en tant que maire de la ville.

En janvier 2017, un feu ravage le Plasco, un building du centre de Téhéran qui comprend de nombreux commerces textiles. Le bâtiment s'effondre et tue 26 personnes dont 16 pompiers. Ghalibaf est très critiqué par la population, certains demandant sa démission, pour le manque de contrôle des équipements de sécurité et le manque d'équipement des pompiers. Le président Hassan Rohani ouvre une enquête sur cet incendie et son traitement[2],[3],[4],[5].

Campagne présidentielle de 2013[modifier | modifier le code]

Ghalibaf est retenu candidat pour l'élection présidentielle de 2013. Il se présente alors comme un candidat proche des religieux[1]. Il obtient 16,55 % des voix au premier tour, derrière Hassan Rouhani qui l'emporte dès le premier tour[6].

Campagnes de 2017[modifier | modifier le code]

Ghalibaf est retenu candidat pour l'élection présidentielle de 2017[7]. La thématique principale de sa campagne est la défense des intérêts des pauvres et des familles modestes. Il se fait, cette fois, le pourfendeur des « 4 % » qui ont le pouvoir et l'argent et qui « suçent le sang » des 96 % d'Iraniens[1]. Le 15 mai 2017, il renonce au profit d'Ebrahim Raïssi[8]. Peu après, Raïssi annonce que Ghalibaf fera partie de son gouvernement s'il est élu[9] mais Hassan Rohani, le président sortant, est réélu dès le premier tour avec plus de 58 % des voix.

Le même jour que l'élection présidentielle ont lieu des élections municipales et, à Téhéran, les candidats « réformateurs » obtiennent tous les sièges au conseil municipal. En août 2017, le conseil municipal élit Mohammad-Ali Najafi, un réformateur, comme maire de Téhéran[2],[10].

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]