De rouille et d'os

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De rouille et d'os
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Jacques Audiard, Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts et Armand Verdure lors de la présentation du film au festival de Cannes 2012.

Réalisation Jacques Audiard
Scénario Craig Davidson
Jacques Audiard
Thomas Bidegain
Acteurs principaux
Sociétés de production Why Not Productions
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 122 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

De rouille et d'os est un film franco-belge coécrit et réalisé par Jacques Audiard, sorti en 2012.

Il s'agit de l'adaptation du recueil de nouvelles Rust and Bone de l'écrivain canadien Craig Davidson. Le film met en scène dans les rôles principaux l'actrice française Marion Cotillard et le Belge Matthias Schoenaerts, révélé par Bullhead.

Le film a été présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2012 et nommé à neuf César lors de la 38e cérémonie des César en 2013.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ali (Matthias Schoenaerts), jeune marginal sans le sou, part de Belgique en train avec son jeune fils Sam, pour se rendre à Antibes, chez sa sœur Anna (Corinne Masiero), caissière de supermarché. Richard (Jean-Michel Correia), le compagnon d'Anna, chauffeur de poids lourd, vient les chercher avec sa camionnette. Anna l'héberge dans le garage du pavillon. Anna récupère sur son lieu de travail des produits frais périmés qui sont jetés. Ali trouve un emploi de vigile. Une nuit où il travaille comme videur dans une boîte de nuit, il vient au secours de Stéphanie (Marion Cotillard) à l'extérieur de la boîte. Comme elle n'est pas en état de conduire, il la reconduit chez elle et lui laisse son numéro de téléphone portable[1].

Stéphanie est passionnée par son emploi de dresseuse d'orques au parc aquatique d'Antibes. Un jour, un orque emporté par son élan, détruit la passerelle sur laquelle se tient Stéphanie. Le choc est si violent que Stéphanie est amputée des deux jambes[2],[3]. Elle déprime au point d'envisager de se suicider, une infirmière l'arrête juste à temps. Ali rejoint un club de boxe, a des aventures sans lendemain et néglige son fils. Stéphanie se retrouve en fauteuil roulant et se cloitre dans son appartement. Une nuit, Stéphanie désespérée, téléphone à Ali qui la rejoint et décide de l'aider. Il l'emmène à la plage. En se baignant Stéphanie retrouve goût à la vie. Ils deviennent amis.

La nuit, Ali et son collègue regardent sur internet des vidéos de combats. Une nuit, Martial (Bouli Lanners) de la société ELP, demande à entrer dans le magasin et installe des caméras de surveillance. Voyant l'intérêt d'Ali pour les vidéos, Martial lui propose de faire des combats clandestins. Stéphanie tente en vain de dissuader Ali de combattre. Il accepte qu'elle l'accompagne pour observer les combats. Elle va à l'hôpital pour se faire poser des prothèses. Ali fait ses premiers combats et les gagne, Martial prend les paris. Restée dans la voiture de Martial, Stéphanie observe, fascinée par cette violence bestiale.

Martial engage Ali pour l'aider à installer des caméras. Il lui révèle que ce sont des caméras pour surveiller les employés et non les clients. Stéphanie peut à nouveau marcher grâce à ses prothèses. Ali et Stéphanie deviennent amants. Il la présente à Anna et Sam. Après un combat difficile, ils vont fêter la victoire d'Ali en boite de nuit. Il repart avec une fille, sous les yeux de Stéphanie. Le lendemain matin, Stéphanie dit à Ali que s'il veut qu'ils continuent d'être amants, il faut qu'il arrête ses passades. Dans l'entrepôt d'un magasin, les employés découvrent les caméras cachées de Martial. Accompagné d'Ali, il tente d'aller récupérer son matériel, mais doit renoncer. Des délégués syndicaux sont présents. L'une d'elles les filme avec son téléphone portable. Martial doit disparaitre pour quelques mois. Il charge Stéphanie de le remplacer pour des paris sur les combats clandestins.

Anna est convoquée avec d'autres collègues au bureau de la direction. Elle est licenciée. Une collègue lui montre le film qu'elle a enregistré avec son téléphone portable. Anna, reconnaissant son frère, comprend qu'il est complice de son licenciement. Chez elle, elle gifle Ali et Richard, armé de son fusil, le chasse de la maison. Ali retourne dans le Nord et reprend la boxe. Richard arrive en camion et dépose Sam. Sam et Ali vont se promener dans la forêt enneigée. Ils arrivent près d'une étendue d'eau gelée et jouent sur la glace. Pendant qu'Ali retourne sur la rive pour uriner, Sam s'en éloigne, la glace cède sous son poids et il disparait dans l'eau glacée. Ali se retourne, constate que Sam a disparu et se précipite jusqu'au trou en hurlant. Ali localise le corps de son fils sous la glace. Il frappe avec ses poings pour la briser. Hurlant, Ali s'acharne, malgré ses blessures aux mains, parvient à sortir Sam de l'eau et l'emporte inconscient. À l'hôpital, Ali les poignets plâtrés, culpabilise et veille sur Sam dans le coma. Richard le rejoint. Stéphanie téléphone à Richard et lui demande à parler à Ali. Après s'être isolé, Ali fond en larmes en lui parlant. Plus tard, Sam est rétabli. Ali n'est pas complètement remis de ses fractures aux mains. Avec Stéphanie, ils sont heureux ensemble.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Matthias Schoenaerts et Armand Verdure.

Le film est produit par la société de production française Why Not Productions[2]. Il bénéficie d'un budget de 15,55 millions d'euros[4] financé en partie par France 2 Cinéma, Page 114, société du réalisateur, et Les Films du Fleuve, société de production belge fondée par les frères Dardenne[2].

Le film est distribué en France par UGC, et c'est Celluloïd Dreams qui assure ses ventes à l'international[2]. Le film est notamment distribué en Italie par BiM Distribuzione, au Benelux par Lumière et au Royaume-Uni par StudioCanal[2].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté au mois d'octobre 2011 et a duré près de trente jours. Les scènes ont été tournées dans le département des Alpes-Maritimes : à Cannes, Nice et Antibes (notamment au parc Marineland et au Centre Hélio Marin de Vallauris). La scène du lac a été tournée dans la commune de Bellevaux dans le département de la Haute-Savoie[6]. La production a également déménagé le temps d'une semaine en Belgique, à Spa et à Liège pour les scènes d'hôpitaux. La scène finale du film a été tournée en Belgique, à l'hôtel Sheraton de Bruxelles[7].

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Les jambes amputées de Marion Cotillard dans le film ont été obtenues grâce à des effets spéciaux mis en œuvre par la société Mikros Image, basée à Levallois-Perret, près de Paris. Les effets ont été différents selon les scènes mais, pour résumer, le principe général a été de tourner les scènes réelles avec Marion Cotillard vêtue de mi-bas de couleur vert allant jusqu'aux genoux ; ces mi-bas ont ensuite été effacés par ordinateur et remplacés par des images de synthèse[8],[9].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Musiques non mentionnées dans le générique 

Par Alexandre Desplat :

  • De rouille et d'os.
  • Le lac.
  • Le train.
  • La plage.
  • Marineland.
  • 1er combat.
  • L'hôpital.
  • Stéphanie.
  • Les Paris.
  • L'orque.
  • 2e combat.
  • Sam.
  • La loi du supermarché.
  • Le combattant.
  • Stéphanie et Sam.
  • Naissance de l'amour.
  • Ali.
  • Undercurrent.

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le film a reçu un excellent accueil critique de la part de médias très variés, se voyant notamment octroyer la distinction suprême par des journaux comme le Journal du dimanche, le Nouvel Observateur, les Inrockuptibles ou encore Première, avec une note moyenne finale de 4,4/5 selon le site AlloCiné[10]. Il est par ailleurs présenté en compétition officielle pour le Festival de Cannes 2012.

Le film a notamment été comparé à Intouchables[11],[12] sorti l'année précédente et ayant réuni plus de dix-neuf millions de spectateurs, car mettant tous deux en scène le handicap moteur.

Box-office[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France France : 1 932 000 entrées[13] (fin d'exploitation après 17 semaines à l'affiche)

Lors de sa première semaine d'exploitation, il réalise un excellent démarrage avec 651 578 entrées, prenant la première place du box-office français[14].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « De rouille et d'os : une histoire d'amour chaotique », Le Nouvel Observateur/AP,
  2. a b c d et e Un goût de rouille et d'os : Cotillard, dresseuse d'orques chez Audiard - Fabien Lemercier, Cineuropa, 7 octobre 2011
  3. Marion Cotillard en dompteuse d'orques entre Cannes et Antibes - Chrystèle Burlot, Nice-Matin, 12 octobre 2011
  4. a et b Exclusif: les tops et les flops du cinéma français en 2012 sur BFM TV.com, publié le , Simon Tenenbaum et Jamal Henni.
  5. (en) De rouille et d'os sur l’Internet Movie Database.
  6. « De Rouille et d'os : Audiard a tourné en partie à Bellevaux », ledauphine.com, 26 mai 2012.
  7. Les lieux de tournage sur imdb. Cependant, dans le film, le nom « Sheraton Warsaw » figure sur la porte de l'hôtel.
  8. Vidéo. Effets spéciaux : comment Marion Cotillard a été « amputée », francetvinfo.fr, publié le 31 août 2013, consulté le 2 décembre 2014.
  9. Mathieu Menossi, « Interview Moignons Cotillard. Rencontre avec Barthélemy Beaux, docteur ès Moignons », Grand Écart, publié le 23 mai 2012, consulté le 2 décembre 2014.
  10. critiques sur le site Allociné.
  11. Cinéma : le handicap fait-il vendre ? - La Dépêche.
  12. De rouille et d'os de Jacques Audiard - Obiwi.
  13. « Films millionnaires en 2012 », sur Cine-directors.net (consulté le 11 août 2014).
  14. De rouille et d'os domine le box-office français dans Le Figaro du 24 mai 2012.
  15. Lexpress.fr : Festival de cabourg 2012 consulté le 20 juin 2012.
  16. « « De rouille et d'os » récompensé au Festival de Londres », sur unifrance.org, (consulté le 30 octobre 2012).
  17. 14e palmarès des Étoiles d'or du cinéma français (2013) sur le site officiel.

Liens externes[modifier | modifier le code]