Corine Marienneau

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Corine Marienneau
Naissance (64 ans)
Paris 8e, France
Activité principale Bassiste et chanteuse
Activités annexes Actrice
Genre musical Rock et pop
Instruments Guitare basse

Corine Marienneau, née le à Paris, est une bassiste et chanteuse française. Elle est notamment connue pour avoir été membre du groupe de rock Téléphone.

Biographie[modifier | modifier le code]

Corine et sa sœur jumelle sont nées dans une famille de cinq filles. Dès l'âge de quatre ans, elle prend des leçons de piano et de danse. Un de ses plaisirs est d'écouter du gospel[1]. Après avoir obtenu un bac scientifique, elle part en 1972, comme fille au pair durant un an aux États-Unis, à Princeton, dans l'État du New Jersey.

De retour en France, elle enchaîne des petits boulots et se consacre à la danse contemporaine et aux claquettes, dans différentes troupes. En 1974, elle devient locataire d'une maison où elle rencontre, notamment, Jacques Higelin, Valérie Lagrange, mais aussi Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Louis Bertignac. Elle a une relation amoureuse, et musicale, avec Louis Bertignac. Ils entrent tous deux dans le groupe Shakin' Street pour finalement former le groupe Téléphone avec Aubert et Kolinka[2].

Période Téléphone[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Téléphone (groupe).

Malgré l'opposition de Jean-Louis Aubert, qui ne veut pas de « gonzesses » dans l'équipe, Corine devient la bassiste du groupe à la fin de l'année 1976. « Je ne m'en rendais pas compte, mais la femme en moi a morflé durant ces années-là. Pour m'intégrer au groupe, j'étais devenue une espèce d'être asexué, androgyne. En tournée, seule au milieu de quarante mecs, je n'avais pas d'autre choix que d'occulter ma féminité et de porter les amplis. Mais le plus insupportable, c'était le rapport aux groupies[1]. »

Les concerts, les albums et les tournées se succèdent, avec beaucoup de succès, un accueil fort du public, quelques déboires, une vie de groupe épuisante et quelquefois tendue, de la drogue, et de l'alcool aussi, des relations passionnées et des jalousies. Louis Bertignac se détourne un peu d'elle et Jean-Louis Aubert la récupère au sortir d'une tentative de suicide, pour une relation, qui reste en pointillé : « Le rock, c'est le désir, aussi. Le fluide amoureux qui circulait entre Corine, Jean-Louis et Louis dans Téléphone faisait fantasmer. Et, en même temps, c'était transgressif, car une femme met en danger l'équilibre naturel du groupe[3]. »

Corine remporte la première victoire de la musique de l'histoire dans la catégorie album rock de l'année en 1985 pour l'album Un autre monde avec Téléphone, ce qui fait d'elle la première femme en France à recevoir une victoire de la musique rock.

Le groupe met brutalement fin à son existence en 1986[1].

Période post Téléphone[modifier | modifier le code]

De 1987 à 1990, elle joue avec Louis Bertignac au sein du groupe Les Visiteurs. Elle donne naissance également à une fille en 1989[1].

Après la séparation du groupe Téléphone, puis celui des Visiteurs qu'elle formait avec Louis Bertignac, la bassiste Corine Marienneau se retire provisoirement du milieu de la musique pour s'occuper de sa fille et d'elle-même. Vivant des royalties par les ventes discographique de Téléphone (surtout les compilations pour les vingt ans du groupe), elle se lance donc dans une thérapie pour "comprendre l'être humain" avec le phylosophe-psychologue Alvaro Escobar (qui sera associé à certains textes de l'opus). Elle étudie pour cela l’anatomie, la physiologie, les médecines naturelles, la psychologie... et fait des expériences de télépathie et de modifications d’états de conscience qui transforment son approche des mystères de l’existence et de la destinée humaine.

Entretemps, elle tente de se lancer sérieusement dans une carrière d'actrice, mais rien ne s'y passe comme prévu : d'une part, les rôles proposés sont sans imagination (tel que le bassiste dans un groupe de rock), d'autre part, les projets n'y aboutissent pas, dont celui de Robert Wise, le réalisateur de West Side Story, qui voulait Corine pour le rôle d’une fermière polonaise qui cache des prisonniers évadés du camp voisin d’Auchwitz.

En 1993, Corine commence à travailler sur des titres de son album. Bien qu'elle n’a pas participé aux sessions d’enregistrement de l'album de Louis Bertignac Elle et Louis, elle le suit sur scène, d'abord comme spectatrice dans la salle, jusqu'à ce que le guitariste l'appelle à monter chanter les chœurs sur plusieurs titres à Bobino pour le Festival Débranché Europe 2.

Le , après deux heures de set, Louis rappelle Corine qui est au fond de la salle à venir jouer sur scène Ces idées-là avant de faire venir Jean-Louis Aubert et le batteur Richard Kolinka pour une reformation de Téléphone à l'improviste ! Elle refuse dans un premier de prendre la basse pour jouer Un autre monde (par peur de ne plus être capable de jouer) pour faire juste les chœurs avant de finalement de la prendre, suppliée par le public. Le groupe réuni interprète quatre titres ce soir-là. Émue, Corine est enfin de retour dans la musique.

Puis en 1995 les médias s’intéressent de nouveau à elle qui y fait de nombreuses apparitions pour parler de son expérience dans le rock français et réalise un documentaire sur le gospel à Memphis, avant de se faire de nouveau discrète en 1996.

En 1996, alors qu'elle a écrit trois chansons pour son album, la maison de disque de Téléphone publie le coffret des 20 ans du groupe comportant des inédits, dont Je brûle, écrite par elle, qui est présenté dans une version d'essai qu'elle n'a pas validée. De plus, la réunion pour les vingt ans de Téléphone est finalement annulé.

Alors que Corine continue d'écrire ses chansons, elle souhaite la collaboration de Louis pour son album. Cependant, ce dernier est occupé dans la tournée de son album Bertignac '96.[4]

Le 22 janvier 2002, Corine Marienneau sort son album solo : Corine. Un album acoustique, qui a mis du temps à s'élaborer, « douze chansons inédites, cosignées Bertignac, qui commencent nettement mieux (le très agréable Les hommes que j'aime) qu'elles ne s'achèvent (une Berceuse incongrue en forme de Marseillaise) »[5],[1]. L'accueil de cet album reste relativement confidentiel. Quatre ans plus tard, en 2006, elle publie ses souvenirs de son épopée rock, Le Fil du temps[6].

Le 11 septembre 2015, les trois autres membres du groupe Téléphone se retrouvent pour un unique concert sous le nom Les Insus dans la petite salle parisienne Point Éphémère, mais sans Corine Marienneau qui n'a pas été contactée[7].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Corine joue dans le film Moi vouloir toi réalisé par Patrick Dewolf sorti le 11 décembre 1985. En février 2008, elle est à l'affiche du court métrage En attendant demain réalisé par Pascal-Alex Vincent.

En janvier 2011, elle est sur les écrans avec le film Angèle et Tony d'Alix Delaporte, dans lequel elle joue le rôle d'une grand-mère. La même année, elle fait la « nounou » dans le premier film de Kad Merad, Monsieur Papa, avec Vincent Pérez et Michèle Laroque.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Téléphone[modifier | modifier le code]

Avec Les Visiteurs[modifier | modifier le code]

Album Corine (2002)[modifier | modifier le code]

Enregistré et réalisé à Paris par Louis Bertignac et Marc Berthoumieux

  1. Les hommes que j'aime (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 02:50
  2. Inachevés (Corine Marienneau - A. Escobar / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 03:41
  3. Je suis femme (Corine Marienneau - A. Escobar / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 04:07
  4. QQJTM (Corine Marienneau - A. Escobar / A. Ehrlich - Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 04:10
  5. L'étranger (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 03:25
  6. Te dire (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 05:03
  7. Pauvre cœur (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Cyril Denis - Louis Bertignac) - 03:15
  8. Elle est là (Corine Marienneau - A. Escobar / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 03:27
  9. You Don't Have to Cry (Stephen Stills) - 02:46
  10. Petit homme (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Bruno Delport - Louis Bertignac) - 04:28
  11. Salut à toi (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 04:34
  12. Berceuse (Rouget de l'Isle) - 01:41

Participations[modifier | modifier le code]

  • 1985 : elle participe aux titres Guns & People et It's only Mystery de la bande originale du film Subway
  • 1989 : Diversion - basse et chant sur Pas assez de toi (titre de Mano Negra repris par Louis Bertignac)
  • 1990 : elle participe avec Richard Kolinka à l'album Ouf ! du chanteur Olive
  • 1992 : Royal de luxe, La Véritable Histoire de France - basse et chœurs sur Tremblez pas et Toi moi et moi
  • 2007 : elle chante en duo avec Buzy la chanson inédite Qui dit amen, qui dit adieu sortie dans la compilation L'Important (n'est pas d'être important)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Matériel[10][modifier | modifier le code]

Basses
  • Eko violin bass 395
  • Hofner violin bass
  • Gibson Cherry EB-0 ou EB-3
  • Fender Mustang
  • NPB II
  • Fender Musicmaster
  • Fender Precision serie L (1966)
  • Steinberger L2
Amplis
  • Ampeg SVT
Cordes
  • Rotosound filet rond
Médiators
  • Tortex 6.0mm

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]