Corine Marienneau

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Corine Marienneau
Naissance (63 ans)
Paris
Activité principale Bassiste, chanteuse
Activités annexes Actrice
Genre musical rock, pop
Instruments basse

Corine Marienneau, née le à Paris, est une bassiste et chanteuse française. Elle est notamment connue pour avoir été membre du groupe de rock Téléphone.

Biographie[modifier | modifier le code]

Corine et sa sœur jumelle sont nées dans une famille de cinq filles. Dès l'âge de quatre ans, elle prend des leçons de piano et de danse. Un de ses plaisirs est d'écouter du gospel[1]. Après avoir obtenu un bac scientifique, elle part en 1972, comme fille au pair durant un an aux États-Unis, à Princeton, dans l'État du New Jersey.

De retour en France, elle enchaîne des petits boulots et se consacre à la danse contemporaine et aux claquettes, dans différentes troupes. En 1974, elle devient locataire d'une maison où elle rencontre, notamment, Jacques Higelin, Valérie Lagrange, mais aussi Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Louis Bertignac. Elle a une relation amoureuse, et musicale, avec Louis Bertignac. Ils entrent tous deux dans le groupe Shakin' Street pour finalement former le groupe Téléphone avec Aubert et Kolinka[2].

Période Téléphone[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Téléphone (groupe).

Malgré l'opposition de Jean-Louis Aubert, qui ne veut pas de « gonzesses » dans l'équipe, Corine devient la bassiste du groupe à la fin de l'année 1976. « Je ne m'en rendais pas compte, mais la femme en moi a morflé durant ces années-là. Pour m'intégrer au groupe, j'étais devenue une espèce d'être asexué, androgyne. En tournée, seule au milieu de quarante mecs, je n'avais pas d'autre choix que d'occulter ma féminité et de porter les amplis. Mais le plus insupportable, c'était le rapport aux groupies[1]. »

Les concerts, les albums et les tournées se succèdent, avec beaucoup de succès, un accueil fort du public, quelques déboires, une vie de groupe épuisante et quelquefois tendue, de la drogue, et de l'alcool aussi, des relations passionnées et des jalousies. Louis Bertignac se détourne un peu d'elle et Jean-Louis Aubert la récupère au sortir d'une tentative de suicide, pour une relation, qui reste en pointillé : « Le rock, c'est le désir, aussi. Le fluide amoureux qui circulait entre Corine, Jean-Louis et Louis dans Téléphone faisait fantasmer. Et, en même temps, c'était transgressif, car une femme met en danger l'équilibre naturel du groupe[3]. »

Finalement, le groupe s'arrête brutalement en 1986[1].

Période post Téléphone[modifier | modifier le code]

De 1987 à 1992, elle joue avec Louis Bertignac au sein du groupe Les Visiteurs. Elle donne naissance également à une petite fille, et se lance dans des études diverses et des cours de théâtre, tout en continuant à composer des morceaux[1].

Le 22 janvier 2002, Corine Marienneau sort son album solo : Corine. Un album acoustique, qui a mis du temps à s'élaborer, « douze chansons inédites, cosignées Bertignac, qui commencent nettement mieux (le très agréable Les hommes que j'aime) qu'elles ne s'achèvent (une Berceuse incongrue en forme de Marseillaise) »[4],[1]. L'accueil de cet album reste relativement confidentiel. Quatre ans plus tard, en 2006, elle publie ses souvenirs de son épopée rock, Le Fil du temps[5].

Le 11 septembre 2015, les trois autres membres du groupe Téléphone se retrouveront pour un unique concert sous le nom Les Insus dans la petite salle parisienne Point Éphémère, mais Corine Marienneau n'en fera pas partie[6].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Corine joue dans le film Moi vouloir toi réalisé par Patrick Dewolf sorti le 11 décembre 1985. En février 2008, elle est à l'affiche du court métrage En attendant demain réalisé par Pascal-Alex Vincent.

En janvier 2011, elle est sur les écrans avec le film Angèle et Tony d'Alix Delaporte, dans lequel elle joue le rôle d'une grand-mère. La même année, elle fait la « nounou » dans le premier film de Kad Merad Monsieur Papa, avec Vincent Pérez et Michèle Laroque.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Téléphone[modifier | modifier le code]

Avec Les Visiteurs[modifier | modifier le code]

Album Corine (2002)[modifier | modifier le code]

Enregistré et réalisé à Paris par Louis Bertignac et Marc Berthoumieux

  1. Les hommes que j'aime (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 02:50
  2. Inachevés (Corine Marienneau - A. Escobar / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 03:41
  3. Je suis femme (Corine Marienneau - A. Escobar / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 04:07
  4. QQJTM (Corine Marienneau - A. Escobar / A. Ehrlich - Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 04:10
  5. L'étranger (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 03:25
  6. Te dire (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 05:03
  7. Pauvre cœur (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Cyril Denis - Louis Bertignac) - 03:15
  8. Elle est là (Corine Marienneau - A. Escobar / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 03:27
  9. You Don't Have to Cry (Stephen Stills) - 02:46
  10. Petit homme (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Bruno Delport - Louis Bertignac) - 04:28
  11. Salut à toi (Corine Marienneau / Corine Marienneau - Louis Bertignac) - 04:34
  12. Berceuse (Rouget de l'Isle) - 01:41

Participations[modifier | modifier le code]

  • 1985 : elle participe aux titres Guns & People et It's only Mystery de la bande originale du film Subway
  • 1989 : Diversion - basse et chant sur Pas assez de toi (titre de Mano Negra repris par Louis Bertignac)
  • 1990 : elle participe avec Richard Kolinka à l'album Ouf ! du chanteur Olive
  • 1992 : Royal de luxe, La Véritable Histoire de France - basse et chœurs sur Tremblez pas et Toi moi et moi
  • 2007 : elle chante en duo avec Buzy la chanson inédite Qui dit amen, qui dit adieu sortie dans la compilation L'Important (n'est pas d'être important)

Matériel[9][modifier | modifier le code]

Basses
  • Eko violin bass 395
  • Hofner violin bass
  • Gibson Cherry EB-0 ou EB-3
  • Fender Mustang
  • NPB II
  • Fender Musicmaster
  • Fender Precision serie L (1966)
  • Steinberger L2
Amplis
  • Ampeg SVT
Cordes
  • Rotosound filet rond
Médiators
  • Tortex 60 mm

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]