André Labarthe

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André Labarthe
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Nationalité
Activité

André Labarthe, né le à Paris 4e [1],[2], mort le dans la même ville[3], est un ingénieur et un homme de presse français. Membre de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, possible agent des services soviétiques, il est surtout connu pour la revue La France Libre, qu'il a fondée à Londres en 1940 et dirigée jusqu'à la fin de 1945, ainsi que pour son hostilité au général de Gaulle.

Militant de gauche dans les années trente[modifier | modifier le code]

Fils d'une femme de ménage[4],[N 1], docteur ès sciences, il est assistant de physique mécanique à la faculté de Paris en 1931, puis attaché au département des recherches du ministère de l'Air.

Antifasciste et sympathisant communiste, il se lie avec Pierre Cot, leader du Rassemblement universel pour la paix (RUP), à la suite d'un voyage en Espagne en . Ingénieur en chef du génie maritime, il est directeur du service technique de l'armement au ministère de l'Air entre 1936 et 1938, dans le cabinet de Pierre Cot[N 2].

Il fait la connaissance de Jean Moulin au ministère et, d'après certains, se lie d'amitié avec lui[5].

En , il participe, à Londres, à une « Assemblée des peuples pour l'aide au peuple chinois » en compagnie de Frédéric Joliot-Curie et Jean Perrin[6].

Auteur en 1939 de La France devant la guerre. La balance des forces, essai comparatif sur le potentiel économique et militaire de la France et de l'Allemagne, il est nommé par le gouvernement Daladier directeur de l'Office des recherches et inventions, qui comprend le groupe des laboratoires du CNRS de Bellevue et la station nationale de recherches et d'expériences techniques, en 1940[4].

La France Libre[modifier | modifier le code]

À Londres[modifier | modifier le code]

Après la débâcle, il embarque à Bordeaux sur le Casamance, rejoignant Londres le 24 juin[7], et s'engage dans la France libre. En juillet, le général de Gaulle le nomme directeur du service de l'armement, dans son cabinet civil (composé de 7 services). En conflit avec le commandant Fontaine, alias Aristide Antoine, nommé par de Gaulle à la tête des services civils, qui lui adresse un blâme le 9 septembre, il est relevé de ses fonctions le 14[4]. L'amiral Muselier, qui le soutient contre Fontaine[8], le fait alors nommer président du comité de perfectionnement des écoles de marine, poste qu'il quitte rapidement.

Dans son essai La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Jean-Louis Crémieux-Brilhac le décrit en ces termes :

« Labarthe, trublion de la première France Libre, en est un des personnages les plus originaux. Trente-huit ans, un esprit brillant consumé de passion ; une ressemblance avec Robespierre qu'il cultive jusque dans le souci de l'élégance et dans le visage imperceptiblement poudré ; un don de séduction qu'entretient une flamme intérieure nourrie des souvenirs de la Révolution française et d'une enfance plébéienne dont il se fait gloire (sa mère était femme de ménage) ; mais d'abord, la capacité de parler de tout avec talent[4]. »

Création de La France Libre[modifier | modifier le code]

Au même moment, avec deux anciens du RUP, Martha Jansen-Lecoutre et Stanislas Szymanczyk (bientôt rejoints par Raymond Aron[9]), et l'appui financier de l'Intelligence Service, il fonde la revue mensuelle La France Libre (domiciliée au 15 Queensbury Place, à Londres), qui est publiée de septembre 1940 à décembre 1946[N 3]. Tirée à 10 000 exemplaires (elle passe de 8 000 exemplaires en 1940 à 25 000 à la Libération selon Thierry Cottour), cette revue se distingue par sa haute qualité intellectuelle et ses nombreux collaborateurs, parmi lesquels se distinguent Georges Bernanos, Albert Cohen, Ève Curie, Henri Focillon, Camille Huysmans, Jacques Maritain, Robert Marjolin, Jules Roy ou Herbert George Wells[10],[11]. Très appréciée de la presse anglo-saxonne, une édition spéciale, mise au point à l'été 1943, est larguée sur la France par la Royal Air Force. À la même époque, la revue s'installe à Alger. Pour Labarthe, cette revue a pour mission d'entreprendre une « croisade des idées » pour lutter contre « l'acceptation morale de la défaite » et restaurer une civilisation fondée sur la « liberté humaine »[12]. Suivent ensuite deux éditions au Caire et à New York (sous le nom de Tricolor, elle publie aussi des auteurs américains)[13].

Opposant de gauche à de Gaulle[modifier | modifier le code]

Devenu une personnalité grâce à sa revue, il constitue bientôt, avec les dirigeants du journal France et du groupe Jean-Jaurès, ainsi que quelques proches de l'amiral Muselier, un groupe informel d'opposants « de gauche » au général de Gaulle[14]. En septembre 1941, il est l'un de ceux qui conseillent à l'amiral Muselier de forcer de Gaulle à partager la direction de la France libre en créant un « comité exécutif de la France libre » présidé par le commandant des FNFL. Dans ce comité, Labarthe se chargerait de la Direction politique et de la Propagande (Action en France et dans l'Empire)[15],[16].

Après l'échec de cette tentative, il évolue vers un antigaullisme virulent, profitant du prestige de sa revue pour intriguer contre le chef de la France libre. Il contribue notamment à propager l'image d'un BCRA cagoulard[N 4].

Le , dans l'émission Les Français parlent aux Français, diffusée par la BBC, il dénonce la déportation des Juifs et appelle à faire « la chaîne des braves gens », expliquant que « les Juifs de France sont placés sous la sauvegarde des Français »[17].

En , avec Muselier, il choisit Giraud, qui le nomme secrétaire de l'Information le 7 mai, contre de Gaulle[18], et s'oppose à la fusion du Commandement en chef français civil et militaire avec la France combattante.

En , il gagne les États-Unis, où il tente de créer une revue en anglais et mène une campagne de dénigrement contre de Gaulle jusqu'à la fin de la guerre. Il est le seul journaliste français admis à assister à l'explosion de la bombe atomique américaine, à Bikini, en 1946 (Opération Crossroads)[19].

Un agent soviétique?[modifier | modifier le code]

Labarthe aurait reconnu, selon Henri Frenay, entretenir des rapports avec les services de renseignement soviétiques dès 1935[N 5]. Depuis sa mort, ces relations sont régulièrement évoquées par des témoins et des historiens[20],[5],[21],[22]. Raymond Aron a, pour sa part, exprimé de sérieux doutes sur la question[N 6], de même qu'André Dewavrin, chef du BCRA[N 7], et Pierre Marie Gallois, qui fut pendant cinq ans son voisin à Neuilly[23].

Selon Herbert Romerstein et Éric Breindel, les archives déclassifiées du projet Venona indiqueraient que Labarthe et sa secrétaire Martha Lecoutre auraient été des agents soviétiques à partir de l'été 1940[N 8],[N 9],[24].

Journaliste scientifique après-guerre[modifier | modifier le code]

À la Libération, il crée en 1947 Constellation, qui doit prendre la place de L'Illustration, mais elle ne compte que deux numéros, victime de la concurrence de Réalités, un titre issu du mouvement de résistance Défense de la France. Et la même année il publie chez René Julliard un livre de futurologie intitulé La vie commence demain dans lequel il développe ce qu'on peut attendre de l'émergence des nouvelles technologies en matière de vitesse, d'automatisme et d'énergie. La cinéaste Nicole Vedrès reprendra mot pour mot le titre de ce livre pour réaliser un long-métrage documentaire éponyme, La vie commence demain (1950), donnant à André Labarthe lui-même le rôle d'un journaliste.

Devant la mode des digests qui a gagné la France depuis quelques mois, André Labarthe ressuscite avec Martha Lecoutre, en , Constellation, qui devient un concurrent de Sélection du Reader's Digest. Cette publication, qu'il dirige jusqu'en 1964[25], est soutenue par les autorités françaises; elle atteint 600 000 exemplaires dans les années 1950 et accueille des auteurs comme Boris Vian, Yves Gibeau ou Pierre Accoce[13]. Puis il prend la tête du mensuel Science et Vie, qu'il dirige jusqu'à sa mort.

Le , avec quinze autres journalistes scientifiques, il fonde, dans un petit bistro parisien de la rue Daunou, l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI), qu'il préside jusqu'en 1966[19]. Pour l'ORTF, il produit, avec Pierre Viallet à la réalisation, des films documentaires de treize minutes chacun, Henri Becquerel en 1956 et Curie (sur Pierre et Marie Curie) en 1964, diffusés dans la collection « Les bâtisseurs du monde »[26].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Nouvelles Méthodes de mesures mécaniques, (préface de H. Béghin), Paris, Gauthier-Villars & Blondel La Rougery, 1936, 268 p.
  • La France devant la guerre La balance des forces (préface du général Prételat), Paris, Bernard Grasset, 1939, 247 p.
  • Retour au feu, New York, Éditions de la Maison française, 1943, 283 p.
  • Statu quo de la peur, Paris, Éditions Défense de la France, 1946, 189 p.
  • La Vie commence demain, Paris, René Julliard, 1947, 271 p.
  • De la bombe atomique au sérum Bogomolotz[N 10], conférence prononcée par André Labarthe le 17 février 1950, au théâtre Marigny (Paris), Paris, Société de papeterie et d'imprimerie de Grenelle, 1951, 25 p.
  • Document sur le pétrole du Sahara (supplément à Constellation, no 107, mars 1957), Paris, Imprimerie centrale commerciale, 1957, 98 p.

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que lui-même[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Né de père inconnu, il affirmait être le fils de Maurice Maeterlinck. Voir Nicolas Baverez, Raymond Aron, un moraliste au temps des idéologies, Flammarion, 1993, 541 pages, p. 168 (ISBN 2080667769)
  2. Selon Guillaume Piketty, auteur de l'article « André Labarthe (1902-1970) », dans le Dictionnaire historique de la Résistance et de la France libre, Labarthe est nommé chef de cabinet du sous-secrétaire d'État à l'Air en , chargé des questions sociales, « avant d'être mis en sommeil » à cause « de son activisme débridé et de son comportement partisan ».
  3. Le no 74 est daté de décembre 1946-janvier 1947. Voir Thierry Cottour, op. cit., p.  167, note 25.
  4. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 726-733. « La légende calomnieuse d'un Passy « cagoulard » et d'un BCRA fasciste a été une invention d'André Labarthe ; elle est sans fondement ; le clan antigaulliste l'aura néanmoins propagée assidûment pendant quatre ans. Il n'y eut d'ex-cagoulard avéré au BCRA que Duclos, alias Saint-Jacques, l'autre « suspect », Pierre Fourcaud, dont la culture politique était proche des socialistes, ayant contre lui d'avoir été un familier du 2e Bureau de l'entre-deux-guerres et d'y avoir conservé des relations. »
  5. Pour Guillaume Piketty, dans François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance et de la France libre, Robert Laffont, 2006, Labarthe aurait fait état de ces rapports avec les services de renseignement soviétiques en 1940.
  6. Raymond Aron, Mémoires, Paris, Éditions Julliard, 1983 (rééd. Robert Laffont, 2003, p. 170-171). « Bien longtemps plus tard, en 1979 ou 1980, Henri Frenay m'affirma que Labarthe avait avoué, avant sa mort, qu'il appartenait aux services secrets de l'Union soviétique. Je ne parviens pas à le croire. Pourquoi, agent soviétique, aurait-il gâché l'occasion de recueillir, dans les Forces françaises libres, des informations ? Ses démarches désordonnées, son agitation permanente, les propos qu'il tenait dans les salons, son penchant à l'imagination plus encore qu'au mensonge, rien de tout cela ne s'accorde avec la conduite d'un agent soviétique. » Il ajoute, en note : « À moins qu'il ne le fût devenu après la guerre, par dépit de ses échecs. Là encore, j'en doute. »
  7. Incrédule sur la question, le colonel Passy écrit à propos de Labarthe : « Il se contredisait... mais qui eût résisté au brio de ses monologues qui faisaient naître des mythes auxquels, seul ou presque, il croyait, ne fût-ce qu'un instant, mais qui puisaient en son verbe éloquent et coloré les apparences d'une vie réelle, sinon toujours invraisemblable ». Cité par Thierry Wolton, op. cit., p. 231 et 247, et Pierre Marie Gallois, op. cit., p. 154.
  8. Herbert Romerstein & Eric Breindel, The Venona Secrets: Exposing Soviet Espionage and America’s Traitors, Washington, Regnery Pub, 2000, 608 pages, p. 304-306 (ISBN 0895262258). Le pseudonyme d'André Labarthe, présenté par les auteurs comme le « directeur général de l'armement et de la recherche scientifique dans le mouvement de De Gaulle », aurait été « Jérôme ». Toutefois, les auteurs indiquent à tort qu'il aurait signalé aux Soviétiques les préparatifs de l'opération Menace en , alors que ceux-ci avaient eu lieu deux ans plus tôt.
  9. (en) Voir Olivier Schmidt, « U.S.A./Great Britain.Joined at the hipIntelligence cooperation », Intelligence, no 45 nouvelle série, 7 octobre 1996 (ISSN 1245-2122), qui affirme que « les documents tendent à indiquer qu'André « Jérôme » Labarthe et Martha Lecoutre, travaillant avec le général Charles de Gaulle à Londres durant la guerre, passaient également des informations à Moscou ».
  10. Il faut lire « Bogomoletz ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. 8337 Son acte de naissance (n° 142, vue 26, acte du 28 janvier indiquant : né le 26 courant) sur Archivesenligne.paris.fr
  2. Voir la notice d'autorité d'André Labarthe sur le site Internet de la BNF. En revanche, Alain Bonnet, Jacques Levron, Dictionnaire commenté de l'œuvre du général de Gaulle, Paris, Plon, 1975, 877 pages, p. 433, indiquent le 28 janvier.
  3. Voir la Revue de la France Libre, no 171, novembre-décembre 1967, p. 27 ; « Mort d'André Labarthe, journaliste scientifique et ancien commissaire à l'information du Comité d'Alger », Le Monde, , cité dans Thierry Cottour, « "Constellation" et Rencontre (1967-1970): un malentendu fécond », in François Vallotton, Les Éditions Rencontre, 1950-1971, Éditions d'en bas, 2004, 216 pages, p. 166, notes 7 et 13, et p. 169, note 55 (ISBN 2829003128) ; Robert Belot, « Labarthe, André », in François Broche, Georges Caïtucoli, Jean-François Muracciole, Dictionnaire de la France Libre, Robert Laffont, 2010, p. 842. Guillaume Piketty, dans François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance et de la France libre, Robert Laffont, 2006, et Robert Belot, dans Claire Andrieu, Philippe Braud et Guillaume Piketty (dir.), Dictionnaire de Gaulle, Robert Laffont, 2006, p. 661-662, indiquent à tort l'année 1970. La notice d'autorité de la BNF donne également le .
  4. a, b, c et d Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 175.
  5. a et b Voir notamment « Jean Moulin : l'enquête rebondit », interview de Jacques Baynac par François Dufay, parue dans le magazine Le Point, no 1795, 8 février 2007, p. 108.
  6. Michel Pinault, Frédéric Joliot-Curie, Odile Jacob, 2000, 712 pages, p. 580 (ISBN 2738108121).
  7. Pierre Marie Gallois, Le Sablier du siècle. Mémoires, L'âge d'homme, 1999, 565 pages, p. 155 (ISBN 2825112380).
  8. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 176.
  9. Sur les circonstances de l'entrée de Raymond Aron à La France Libre, voir ses Mémoires, Robert Laffont, 2003, p. 168-170.
  10. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 191-192.
  11. Christian Malis, « Après le Blitszkrieg : le réveil de la pensée militaire française (juin 1940-mars 1942), Le rôle de la revue La France Libre »
  12. Robert Belot, « Labarthe, André », in François Broche, Georges Caïtucoli, Jean-François Muracciole, Dictionnaire de la France Libre, Robert Laffont, 2010, p. 842-843.
  13. a et b Thierry Cottour, « "Constellation" et Rencontre (1967-1970): un malentendu fécond », in François Vallotton, Les Éditions Rencontre, 1950-1971, Éditions d'en bas, 2004, 216 pages, p. 137-174 (ISBN 2829003128).
  14. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 194.
  15. Raymond Aron, Mémoires, Robert Laffont, 2003, p. 182-184.
  16. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 200-205.
  17. P. Laborie, « 1942 et le sort des Juifs, quel tournant dans l'opinion ? », Annales ESC, no 3, mai-juin 1993, p. 661.
  18. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 474.
  19. a et b Site de l'AJSPI
  20. Thierry Wolton, Le Grand Recrutement, Paris, Grasset, 1993, p. 236.
  21. « On devient un agent lorsqu'on reçoit de l'argent », entretien accordé à Jean-Marie Pontaut par Marcel Chalet, ancien chef de la DST (1975-1982), L'Express du 29 octobre 1998.
  22. J. F. Bosher, The Gaullist Attack on Canada, 1967-1997, McGill-Queen's Press-MQUP, 1999, 331 p., p. 225 (ISBN 0773520252).
  23. Pierre Marie Gallois, op. cit., p. 154.
  24. « Cover Name, Cryptonym, CPUSA Party Name, Pseudonym, and Real Name Index. A Research Historian’s Working Reference », compilé par John Earl Haynes, coauteur, avec Harvey Klehr, de Venona: Decoding Soviet Espionage in America, Yale University Press, 1999, qui cite les affirmations de Romerstein et Breindel.
  25. Alain Bonnet, Jacques Levron, Dictionnaire commenté de l'œuvre du général de Gaulle, p. 433.
  26. Ressources historiques du musée Curie, p. 43, et Notice de Curie sur le site de la BNF.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Broche, Georges Caïtucoli, Jean-François Muracciole (dir.), Dictionnaire de la France libre, Robert Laffont, 2010, p. 842-843.
  • François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance et de la France libre, Robert Laffont, 2006.
  • Claire Andrieu, Philippe Braud et Guillaume Piketty (dir.), Dictionnaire de Gaulle, Robert Laffont, 2006. Article de Robert Belot, p. 661-662.
  • Christopher Flood, « André Labarthe and Raymond Aron : Political Myth and Ideology in La France Libre », Journal of European Studies, volume no 89, 1993

Liens externes[modifier | modifier le code]