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Cadran (horlogerie)

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Horloge astronomique (Cathédrale de Lyon), son cadran décrit en latin la position du soleil et des astres, le cadran tourne sur une année, le jour est pointé par le doigt fixe.
Un quantième perpétuel Vacheron Constantin avec un cadran en glace saphir

Un cadran en horlogerie est une plaque généralement métallique portant diverses indications (heures, minutes, secondes, date etc.) qui vient recouvrir la plaque (platine) soutenant le mouvement d'une montre ou d'une pendule. Le cadran est généralement muni de pieds qui sont fixés à la mécanique du mouvement par des vis qui viennent le serrer ou par des attaches de serrage.

Dans le cas de la montre il est un des deux éléments importants du "visage" de la montre avec la boîte[1].

Constitution du cadran

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Sa complexité est directement corrélée à celle du mouvement mécanique. Dans le cas le plus simple il n'est percé que d'un trou pour laisser passer les aiguilles d'heures et de minutes[2].

Pour des mouvements à complications, d'autres perçages sont nécessaires pour les aiguilles des fonctions supplémentaires ainsi qu'un ou des guichets, généralement biseautés, pour indiquer par exemple la date. Des logements cylindriques sont parfois usinés sous le cadran pour laisser la place à certaines parties du mouvement comme l'Incabloc ou le disque de phases de la Lune.

La plupart des cadrans d'horloges indiquent douze heures, mais on trouve certains cadrans à six heures ou à vingt-quatre heures.

Si la matière la plus utilisée est le laiton on peut aussi utiliser le maillechort dont la couleur grise peut être utile lors de la décoration, le bronze béryllium pour ses qualités mécaniques en faible épaisseur, le tombac et, bien sûr, l'or pour les marques de luxe.

D'autres matières sont utilisées plus ponctuellement comme des glaces saphir pour des cadrans transparents.

Souvent de forme ronde il peut prendre quasiment n'importe quelle forme selon le design de la montre. En plus de la forme vue de dessus le cadran peut être bombé[1].

L'épaisseur peut varier de 0.3 mm pour des montres fines à plus de 2 mm selon les finitions et, surtout, les hauteurs d'aiguillage[1].

Indication des heures

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La lecture de l'heure se fait soit par des indications peintes soit par des index-appliques ou des chiffres-appliques qui peuvent être sertis ou collés. Lorsque les volumes produits étaient plus importants (en gros, jusqu'à la crise du quartz) l'obtention des index ou des chiffres se faisait fréquemment par emboutissage à la presse. Les heures peuvent aussi être marquées par des douilles en or serties de diamants[1].

Certain décors se font par enlèvement de matière comme le guillochage et la tapisserie[3]. Il est possible de sertir des cadrans avec des diamants ce qui demande une plaque en or d'au moins 0.7 mm d'épaisseur.

Les finitions peuvent s'obtenir, en général après une opération d'argentage galvanique, par divers procédés de projection d'abrasifs en suspension dans de l'eau, de brossage plus ou moins prononcés voire d'ajout d'argent, toutes ces finitions pouvant se mélanger sur le même cadran en pratiquant plusieurs masquage au fur et à mesure de l'avancement. La mise en couleur s'effectue aussi par galvanoplastie et, là aussi, il est possible de masquer pour utiliser plusieurs couleurs[1].

Il est aussi possible de faire des finitions peintes ou laquées[1].

Les cadrans à finition galvanique reçoivent un vernis de protection très fin.

Un certain nombre d'indications sont apposées sur le cadran par décalque : les heures si besoin, la minuterie, les divers compteurs, la marque et l'indication du "Made in" et diverses inscriptions réglementaires ou informatives[1].

Notes et références

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  1. a b c d e f et g Michel Vermot, Philippe Bovay, Damien Prongué, Sébastien Dordor, Vincent Beux, Traité de construction horlogère, Lausanne, EPFL Press, , 1116 p., p. 830
  2. Charles Huguenin, Samuel Guye et Maurice Gauchate, Échappements et Moteurs pas à pas, Neuchâtel, Fédération des écoles techniques (FET), , 249 p.
  3. La tapisserie consiste à reproduire sur le cadran les reliefs présents sur une came grâce à une machine sur laquelle came et cadran tournent pendant que le capteur et l'outil tranchant avancent vers le centre. Les stries d'usinage participent au rendu de cette finition.

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Articles connexes

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Liens externes

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