Chapelle-d'Huin

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Chapelle-d'Huin
Chapelle-d'Huin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes Altitude 800
Maire
Mandat
Béatrice Pritzy
2020-2026
Code postal 25270
Code commune 25122
Démographie
Gentilé Chapelins, Chapelines [1]
Population
municipale
523 hab. (2018 en augmentation de 2,15 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 00″ nord, 6° 10′ 03″ est
Altitude Min. 710 m
Max. 893 m
Superficie 23,71 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Pontarlier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Frasne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Chapelle-d'Huin

Chapelle-d'Huin est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Chapelins et Chapelines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Capella de Huins en 1275 ; Capella Duyn à la fin du XIVe siècle ; Capella d'Uhin au XVe siècle ; La Chapelle d'Uyn en 1402. Hameaux : La Chaux, Le Souillot[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Chapelle-d'Huin est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontarlier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les rivalités sont fréquentes, dans le Haut-Doubs, entre seigneurs laïcs et seigneurs ecclésiastiques. C'est ainsi que l'influence de l'Abbaye de Montbenoît (qui a pu se propager à travers le val d'Usier) et celle de la Maison de Chalon-Arlay (solidement établie sur la Chaux d'Arlier) se partagent le pouvoir temporel sur la Chapelle-d'Huin[2].

Chapelle-d'Huin (Capellam de Hellens) relevait de la seigneurie de Chalamont. En 1141, l'église du village appartenait à l'Abbaye de Montbenoît. À partir de 1324, un accord était trouvé entre Béatrice de Vienne, fille d'Humbert Ier de Viennois, qui agissait en tant que tutrice de son jeune fils Jean II de Chalon-Arlay et les religieux de Montbenoît au sujet des hommes et des terres de ce bourg. Il était décidé qu'ils deviendraient la propriété commune du seigneur et du couvent. En vertu de cet accord le procureur de l'abbaye réclamait, la même année, la moitié de l'impôt de deux cent-vingt livres, dans cet acte il était question des « villes vieille et neuve » de « la Chapelle », il est possible que la « nouvelle ville » soit maintenant le hameau nommé le Souillot. En 1393 était fondée une chapelle pour le repos de Guillaume Faguier[7].

Les villageois étaient affranchis le 26 mars 1355 de la mainmorte par Jean II de Chalon, le 7 mars 1402 son petit-fils Jean III de Chalon-Arlay, Prince d'Orange les dispensait d'aller faire le guet et la garde au château de Villers-sous-Chalamont[7].

Le XVIIe siècle fut dévastateur pour la seigneurie, en 1636 la peste enlevait les deux tiers des habitants de Boujailles, Chalamont et Courvières. Le 26 juillet de la même année, un orage de grêle détruisait une grande partie des récoltes sur tout le territoire. En 1638, c'est la guerre de Trente Ans qui ravageait la contrée[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Didier Descourvières    
mars 2008 mai 2020 Dominique Mamet[8] PS Cadre
mai 2020 En cours Béatrice Pritzy [9]   Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 523 habitants[Note 3], en augmentation de 2,15 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
636617630725748776806836849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
750721720652668696711685612
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
569582547510473447419464436
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
385320252278297351379466510
2018 - - - - - - - -
523--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de l'Assomption. Apparue comme centre paroissial dès le XIIe siècle, elle est reconstruite au XVe siècle, puis en 1504 et transformée de 1775 à 1783[2].
  • Chapelle Notre-Dame à La Chaux. Élevée probablement entre 1770 et 1790, restaurée en 1893, la tradition veut que la statue de Notre-Dame des Ermites qui y est vénérée ait été rapportée de l'Abbaye territoriale d'Einsiedeln par le marquis d'Aubonne lui-même[2]. Elle est recensée dans la base Mérimée lors du récolement de 1975[14].
  • Chapelle Saint-Claude au Souillot. Datant du XIIIe siècle, elle a été détruite par un incendie en 1749, reconstruite en 1783 et inaugurée en 1791. Un nouvel incendie en 1872 nécessite une reconstruction en 1873 - 1877[2]. Elle est recensée dans la base Mérimée lors du récolement de 1975[15].
  • Magasin à sel comtois. Important bâtiment de pierre et de bois situé au Souillot en bordure de route aménagé en Relais des Salines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 362 à 369 books.google.fr

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. a b c d et e Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  7. a b et c Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  8. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Notice no IA00014029, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no IA00014032, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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