Courvières

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Courvières
Courvières
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Frasne et du Val du Drugeon
Maire
Mandat
Éric Liégeon
2020-2026
Code postal 25560
Code commune 25176
Démographie
Gentilé Couviras [1]
Population
municipale
321 hab. (2021 en augmentation de 3,22 % par rapport à 2015)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ nord, 6° 07′ est
Altitude Min. 802 m
Max. 870 m
Superficie 10,94 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Pontarlier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Frasne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Courvières
Liens
Site web http://www.courvieres.fr

Courvières est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Couviras.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Courvières depuis 1262[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Boujailles Frasne Rose des vents
N
O    Courvières    E
S
Cuvier (Jura) Censeau (Jura) Bief-du-Fourg (Jura)

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 614 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 10,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cerniébaud », sur la commune de Cerniébaud à 15 km à vol d'oiseau[5], est de 7,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 786,6 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 35 °C, atteinte le ; la température minimale est de −26,5 °C, atteinte le [Note 1],[6],[7].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Courvières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[10],[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontarlier, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,4 %), forêts (31,5 %), terres arables (10,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6 %), zones urbanisées (3,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg se trouvait dans les fiefs qu'Amaury IV de Joux déclarait en 1246 appartenir à la maison de Chalon-Arlay, au XVIe siècle cette seigneurie était toujours entre les mains des sires de Joux[16].

Certains des habitants étaient libres et francs alors que d'autres, on en comptait plus de cinquante, étaient mainmortable de leur personne et de leurs biens[16].

Le seigneur de Courvières faisait la justice haute, moyenne et basse ; il avait le droit de publier les testaments de ses hommes, de donner tutelle, d'avoir un signe patibulaire, de créer des tabellions, de faire payer les lods et les retenues, de percevoir les amendes de justice et les impôts pour les quatre cas (lorsque le sujet était fait chevalier, qu'il partait en outre-mer, qu'il était fait prisonnier ou qu'il mariait sa fille), d'ordonner des "montres d'armes"[17], d'avoir au village une maison-forte où les habitants pouvaient se retirer en cas de péril, de faire faire ses charrois, de faire porter par les habitants ses lettres et paquets dans tout le comté, d'avoir seul un moulin à vent ou à bras ou à cheval, d'exiger des corvées pour faire les prés[16].

La seigneurie a été réunie à celle de Noironte et de Mamirolle et érigée en marquisat en faveur de Claude Monnier, premier président de la cour des comptes à Dole en 1637[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Christian Kovacic    
mars 2008 2014 Dominique Delacroix[18]    
mars 2014 En cours
(au 1er juin 2020)
Éric Liégeon [19]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Agriculteur, suppléant de la Députée LR Annie Genevard
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2021, la commune comptait 321 habitants[Note 4], en augmentation de 3,22 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
407399459445457425442455471
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
423409434448496517448421401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
404404400308293298270236257
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
238215182194233266229217258
2014 2019 2021 - - - - - -
308315321------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Doubs », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE, .
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Courvières et Cerniébaud », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Cerniébaud », sur la commune de Cerniébaud - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Cerniébaud », sur la commune de Cerniébaud - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  10. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. a b c et d Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  17. Gérard Louis, « Chapitre 3. Les montres d’armes (xive-xviie siècles) », dans Hommes d’armes et gens de guerre du Moyen-Âge au xviie siècle, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Pratiques & techniques », (ISBN 978-2-84867-909-9, lire en ligne), p. 54–60
  18. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  19. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. « Église Saint-Hubert », notice no IA00014037, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs », notice no IA00014240, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Moulin à vent », notice no IA00014042, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 343 à 345 books.google.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]