Dompierre-les-Tilleuls

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Dompierre-les-Tilleuls
Dompierre-les-Tilleuls
Église Saint-Pierre et Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Frasne
Intercommunalité Communauté de communes du plateau de Frasne et du val du Drugeon
Maire
Mandat
Michel Beuque
2014-2020
Code postal 25560
Code commune 25202
Démographie
Population
municipale
267 hab. (2017 en augmentation de 6,37 % par rapport à 2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 21″ nord, 6° 11′ 06″ est
Altitude Min. 804 m
Max. 887 m
Superficie 12,94 km2
Localisation
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Dompierre-les-Tilleuls
Chapelle Dompierre.jpg

Dompierre-les-Tilleuls est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants se nomment : les Piroulards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dompra Petra en1289 ; Dampierre en 1290 ; Dompierre en 1304 et 1312[1].

Située dans la vallée du Drugeon, Dompierre-les-Tilleuls est une commune proche de Frasne (2 km) et de Pontarlier (14 km). À une altitude moyenne de 830 m, son paysage environnant est constitué de plateaux et de montagnes. Lors de la période hivernale, elle bénéficie d'un enneigement abondant qui compose ainsi un cadre magnifique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Boujailles Chapelle-d'Huin Rose des vents
Frasne N La Rivière-Drugeon
O    Dompierre-les-Tilleuls    E
S
Bouverans

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des villages environnants, la présence de Dompierre-les-Tilleuls remonte au Xe siècle et son histoire est principalement rattachée à la Seigneurie de La Rivière.

Nommé Villa domni Petri c'était une ancienne station du prieuré de Romain-Moûtier dont tout le domaine s'appelait Terra sancti Petri. Son église existait avant 941, à cette date, avec le consentement de Conrad III de Bourgogne, Meynier, prévôt de l'abbaye d'Agaune, inféodait au comte Aubry Ier de Mâcon (ou Albéric) l'église de Saint-Pierre qu'il situait, dans cette charte, dans le comté de Warasch et plus précisément dans la Chaux-d'Arlier (jubente et consentiente domino nostro Conrardo excellentissimo rege, qualiter tu, Albérice comes, humiliter petiisti, in pago Warascum, ecclesiam quoe est constructa in honore sancti Petri, in calme Arlicana, cum omnibus appenditiis, quoe ibi aspicere videntur Histoire des Sires de Salins, Guillaume)[2].

Cette charte stipulait que le sire de Salins devait rendre les fiefs, Gaucher Ier de Salins ne voulait pas obtempérer à cette clause et se permettait même d'usurper des biens au prieuré de Romain-Moûtier. Le cartulaire de ce prieuré rappelait les noms des villages qu'il possédait, entre autres Dompierre, Bulle et Bouverans. L'église de Dompierre passait ensuite à l'abbaye de Baume en 1083)[2].

En 1245 Clémence, veuve d'Odon de Layer, faisait un traité avec Jean Ier de Chalon, comte de Bourgogne, au sujet d'un droit de gîte. En 1289 les propriétés que l'abbaye de Romain-Moûtier possédait dans ce village étaient comprises dans l'acte d'échange fait avec les seigneurs de la maison de Chalon-Arlay. En 1485, le 12 février, Hugues de Chalon accordait l'affranchissement de la mainmorte à plusieurs habitants et le droit d'usage dans ses bois)[2].

Le village de 210 habitants environ aujourd'hui, dépendant du canton de Levier, constituait une halte sur la route du Sel entre Pontarlier et Salins-les-Bains. Une chapelle, Notre-Dame de la Délivrance, érigée au XVIe siècle se trouve à l'écart du village sur une colline boisée de tilleuls qui domine la plaine d'Arlier. L'église Saint-Pierre et Saint-Paul dont les origines remontent au Xe siècle possède une riche décoration intérieure dont la chaire et les confessionnaux sont attribués à Auguste Fauconnet, chef de file des menuisiers-sculpteurs locaux au XVIIIe siècle. La tradition agricole est solidement ancrée au village; au début du siècle, la maison VIEILLE était spécialisée dans la fabrication du matériel agricole. Une entreprise subsiste aujourd'hui. Dompierre devient Dompierre-les-Tilleuls après la première Guerre Mondiale.

Dompierre de France[modifier | modifier le code]

Dompierre-les-Tilleuls fait partie de l'Association des Dompierre de France, qui regroupe les communes françaises qui comporte Dompierre à leur nom. Chaque année une fête nationale est organisée. En 2013, les Dompierre se réuniront à Dompierre-les-Ormes en Saône-et-Loire. Dompierre-les-Tilleuls n'a jamais accueilli la fête nationale mais recevra ses cousins Dompierrois et Dompierrais sur la commune fin 2013 pour l'assemblée générale de l'association.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dompierre-les-Tilleuls Blason Parti en feuille de tilleul : au 1) de gueules à la clé d’or, au 2) d’or plain.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean Patoz[3]   Président de la CFD
mars 2014 En cours Michel Beuque SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2017, la commune comptait 267 habitants[Note 1], en augmentation de 6,37 % par rapport à 2012 (Doubs : +1,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337324377354446435418448446
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390401407355363360332302282
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268264248231262262265220248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
261214182180207210259240267
2017 - - - - - - - -
267--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul (une partie date du XIIe siècle) : édifice roman primitif construit au XIIe siècle dont il ne subsiste que le portail. Clocher construit au XVIe. Ensemble mobilier en bois d'un très grand intérêt.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance. Entourée de tilleuls plusieurs fois centenaires, elle fut construite en 1825 sur une ancienne chapelle.
  • La maison Varescons. Première maison à gauche en venant de Frasne, cette maison a été construite en 1580. Elle était un relais-hôtel pour les diligences empruntant la route du sel. L'architecture actuelle date de XIXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  2. a b et c Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 326 à 328 books.google.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]