Gevresin

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Gevresin
Gevresin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Altitude 800
Maire
Mandat
Louis Bourgeois
2020-2026
Code postal 25270
Code commune 25270
Démographie
Population
municipale
121 hab. (2019 en augmentation de 3,42 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 05″ nord, 6° 02′ 34″ est
Altitude Min. 650 m
Max. 783 m
Superficie 6,91 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Ornans
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gevresin

Gevresin est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gevresin depuis 1272[1].

Gévresin est situé à l'extrémité sud de l'arrondissement de Besançon, à la limite de celui de Pontarlier, à quelques kilomètres au nord-ouest de Levier, dont il est séparé par la forêt du Jura. La localité s'est construite dans un anticlinal. Le village est à 674 mètres d'altitude et le point culminant du territoire communal est à 770 mètres, à son extrémité nord-est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montmahoux Rose des vents
Crouzet-Migette N (Labergement-du-Navois Cne de Levier)
O    Gevresin    E
S
Villeneuve-d'Amont Levier

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gevresin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,5 %), prairies (23 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le Moyen Âge

Le seigneur Jean Ier de Chalon, qui venait de faire construire le château de Montmahoux, voulait s'installer dans toute la contrée. Il acquit biens et domaines dans les villages des alentours. Sa veuve, Laure de Commercy, poursuivit cette politique et se fit céder par l'abbaye Notre-Dame de Billon, en 1272, Gévresin et Labergement-du-Navois. Ces deux villages passèrent, dès lors, dans la seigneurie des Montmahoux. Pour attirer des habitants sur ses terres, Jean de Chalon, peu de temps avant sa mort, avait accordé des franchises à son bourg de Montmahoux. Ce sont ces franchises que son fils, Jean Ier de Chalon-Arlay, allait accorder aux villages de la seigneurie en 1309, notamment à Gévresin.

  • La Révolution

La Révolution ne paraît pas avoir été trop mal supportée. Comme dans les villages environnants, des prêtres réfractaires vinrent parfois se cacher à Gévresin, mais le village resta calme pendant toute cette période.

  • XIXe siècle

En 1824, une épidémie de typhoïde attaque le cinquième de la population : 54 cas furent décelés, qui entraînèrent 24 décès. Cette épidémie coïncida avec le dessèchement des marais, au bas du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours René Mareschal[9] UMP-LR[10] Agriculteur retraité - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2019, la commune comptait 121 habitants[Note 2], en augmentation de 3,42 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
205212223247266261260263259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
233232237223182197193180163
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
181152150119149129122108119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10611010197106107114116118
2019 - - - - - - - -
121--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marie-Madeleine a été construite par l'architecte Dufour entre 1823 et 1826, sur l'emplacement de l'ancienne église excentrée et trop petite où une chapelle a été édifiée nommée « chapelle dédiée aux âmes du Purgatoire ».
  • À l'entrée est du village, on remarque dans un lieu clos une croix et une statue de la Vierge, datant de 1857 et portant l'inscription « Protégez les voyageurs ».
  • Une autre croix est personnalisée, « la croix des Paniers. » Elle fut érigée en souvenir d'une mort accidentelle à vélo d'un jeune homme de cette famille vers 1912.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre, .
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  10. https://www.lemonde.fr/bourgogne-franche-comte/doubs,25/gevresin,25270/
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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