Villers-sous-Chalamont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villers.
Villers-sous-Chalamont
Image illustrative de l'article Villers-sous-Chalamont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Frasne
Intercommunalité Communauté de communes Altitude 800
Maire
Mandat
Claude Courvoisier
2014-2020
Code postal 25270
Code commune 25627
Démographie
Population
municipale
270 hab. (2014 en diminution de 2,17 % par rapport à 2009)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 21″ nord, 6° 02′ 32″ est
Altitude Min. 658 m
Max. 901 m
Superficie 22,18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte administrative du Doubs
City locator 14.svg
Villers-sous-Chalamont

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Villers-sous-Chalamont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villers-sous-Chalamont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villers-sous-Chalamont

Villers-sous-Chalamont (Vela en arpitan) est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Viller en 1248 ; Viler en 1284 ; Chalamont en 1315 ; Veler soubz Chalemont en 1352 ; de Vilario subtus Chalamont au XVIe siècle[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villeneuve-d'Amont Levier Rose des vents
Arc-sous-Montenot N Boujailles
O    Villers-sous-Chalamont    E
S
Lemuy (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Chalamont comprenait les villages de Villers-sous-Chalamont et Boujailles ("Le chestel de Chalamont et les appendices, et la ville de Bojailles, et ce que y apeut et quanque nos havons et devons havoir dois Chalamont envers Pontalie et envers le val de Miège, la Chaz d'Allie, le chestel de Nozeroë…[2]") mais aussi Montorge (aujourd'hui lieu-dit chapelle de Montorge), Chapelle-d'Huin et le Souillot (à deux km de Chapelle-d'Huin). Le village était ancien, une tour avait été construite dans la montagne (à l'endroit de la maison forestière de la Tour) où un large passage avait été créé dans le roc afin de pouvoir contrôler la route de Salins, une voie romaine passait à cet endroit à travers la forêt de Maublin. À côté de cette construction il y avait une forteresse qui servait de prison, Jean III de Chalon-Arlay y était enfermé en 1392 à la suite de l'affaire Faguier, Thiébaud de Granson y était détenu en 1314 et Pierre de Belmont également[2]. C'est aussi une ville royale à la suite du passage de la reine Elisabeth III d'Angleterre dans le château de Chalamont.

L'abbaye de Goailles[modifier | modifier le code]

Un traité d'association avait été conclu entre les religieux de l'abbaye de Goailles, située entre Clucy et Bracon, et Jean Ier de Chalon-Arlay en 1304, par ce traité le sire d'Arlay recevait la moitié de la propriété des religieux à Villers et l'administration de toute cette contrée qu'il confiait à ses officiers. En 1358 les officiers de Jean III de Chalon-Arlay pour Chalamont étaient : Pierre Vannot, Pierre d'Usie, Hugues de Sirugue et Rollin Collet, tous trois devant aller dans toutes les seigneuries ainsi que dans les territoires tenus par l'abbé de Goailles pour recenser tous les hommes de quinze à soixante ans. En 1351 le château était équipé d'artillerie et un châtelain présidait à la justice et aux affaires de la seigneurie. C'était Guillaume Breton de Salins qui en avait la charge en 1260, suivi par Hugon de Chalamont l'année suivante. Le signe patibulaire était fixé à Boujailles ainsi que les assises[2].

Les habitants étaient mainmortables et le tarif des censes du bétail était : 5 sous estevenants par bœuf et par jument, trois par veau, douze deniers par chèvre et par brebis et autant de livres de cire qu'il y avait de fois dix sous dans la cense. Les habitants ayant une charrue devaient trois jours par an de corvée (à Pâques, à la Pentecôte et à Noël) et deux francs de taille et une livre de cire[2].

Montorge[modifier | modifier le code]

Gaucher II de Salins avait accordé à l'abbaye de Balerne le droit d'acquérir des biens dans ses terres et Montorge en faisait partie. Le hameau était composé d'une maison, d'un chalet, d'un moulin avec un étang, de champs, de prés, de pâturages et d'une forêt. L'abbaye vendait le bourg en 1220 à celle de Sainte-Marie. Déjà en 1210 Gaucher IV lui avait donné les dîmes de ce village et en 1213 Pierre Sirot de Provenchère lui avait remis tout ce qu'il possédait en ce lieu. En 1239 Jean de Miège, et plus tard Simon de Miège lui accordait le « droit de parcours » sur la terre de Boujailles et tout ce qu'il avait à Cessay. La même année Vuillemet de Miège lui cédait tout ce qu'il tenait dans sa grange de Montorge tant en dîmes, terres, prés et champs, qu'en dépendances de tout genre. En 1369 les terres de Montorge étaient exemptées de la dîme[2].

L'affaire Faguier[modifier | modifier le code]

Cette affaire remontait à 1390 date à laquelle était tué Guillaume Faguier, receveur du duc de Bourgogne, près de la Chapelle-d'Huin où il était tombé dans un guet-apens. Devant le peu d'empressement de Jean III de Chalon à mener l'enquête et devant le fait qu'il avait fait arrêter Richard Poitreval qui accompagnait le receveur et était le seul témoin, le bailli de Bourgogne reprenait l'enquête et faisait arrêter Jean-le-Breton, receveur de Villers-sous-Chalamont sous les ordres de Jean III. Celui-ci avouait que le sire de Chalon-Arlay était à La Rivière à cette date et qu'il avait commandité ce meurtre qu'il avait ordonné à Guyot-Mellet, châtelain à Villers-sous-Chalamont, et à Jean de Chambornay, châtelain de Jougne. Jean-le-Breton, malgré sa coopération à l'enquête, était condamné à mort ; Jean III de Chalon était condamné à comparaître devant le duc à Dole[2].

Ne s'étant pas présenté il était prononcé la mise sous séquestre sur tous ses domaines et une menace de bannissement s'il s'obstinait à ne pas se rendre devant le duc. Il était arrêté sur la route de Paris alors qu'il allait pour plaider sa cause et était enfermé à la prison de Lille avant d'être ramené dans le comté de Bourgogne. Devant ses juges il avouait avoir ordonné de "battre, de lui casser au besoin un bras ou une jambe, enfin, de lui donner une forte correction parce que plusieurs sujets lui avaient adressé des plaintes sur la manière sévère et dure dont le receveur remplissait ses fonctions et devant son refus obstiné à contribuer aux charges communales mais il avait défendu de le tuer[2]".

Le procureur demandait la peine de mort pour Jean de Chalon mais le duc Philippe II de Bourgogne ordonnait que "voulant préférer miséricorde à rigueur de justice, considérant que Jean de Châlon est de son lignage, et que ses prédécesseurs ont rendu à sa maison de grands services" il lui accordait son pardon et commuait la peine corporelle en une peine civile. C'est ainsi que le château de Châtel-Guyon était réuni au comté, sa portion de droits sur les salines de Salins était confisquée, que le château de Villers-sous-Chalamont devait "avoir les portes et barrières abattues à la volonté du duc, en signe et mémoire de ses rébellions et désobéissance", qu'il devait fonder une chapelle expiatoire dans l'église de la Chapelle-d'Huin et dédommager la veuve et les enfants de Guillaume Faguier en leur versant deux cents livres estevenants. Jean de Chalon intégrait sa propre prison de Villers-sous-Chalamont le 24 janvier 1392 d'où il sortait le 22 avril 1393 sous la caution de cent mille francs[2].

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

La gare au début du XXe siècle.

La commune a été desservie, de 1901 à 1953, par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique exploitée par la Compagnie du chemin de fer d'intérêt local d'Andelot à Levier, qui la reliait à ces deux bourgs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Claude Courvoisier[3] DVG Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2014, la commune comptait 270 habitants[Note 1], en diminution de 2,17 % par rapport à 2009 (Doubs : +1,8 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406 316 422 461 504 565 586 615 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488 488 541 547 593 579 584 570 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
529 520 521 505 490 403 365 375 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
374 320 247 233 239 250 275 267 270
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Charles Baptiste Pernet, né à Villers-sous-Chalamont le 26 juin 1774, décédé audit lieu le 10 janvier 1846, baron de l'Empire (9 mars 1810), commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis, maréchal de camp sous la Restauration, maire de sa commune natale pendant de nombreuses années (Jean-Marie Thiébaud, Thierry Choffat, Gérard Tissot-Robbe, « Les Francs-Comtois et l’Empire », p. 145, 158-159).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 138, 353 à 356 et 359 à 362 books.google.fr

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.