Schwobsheim

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Schwobsheim
Schwobsheim
Une maison à pans de bois.
Blason de Schwobsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Intercommunalité Communauté de communes du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Denise Kempf
2020-2026
Code postal 67390
Code commune 67461
Démographie
Population
municipale
327 hab. (2019 en diminution de 2,68 % par rapport à 2013)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 00″ nord, 7° 34′ 37″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 171 m
Superficie 2,58 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sélestat
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sélestat
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Schwobsheim
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Schwobsheim

Schwobsheim est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rue Principale du village de Schwobsheim.

Village essentiellement agricole situé dans la plaine rhénane du Ried qui fait partie du canton de Marckolsheim et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein. La localité est située entre Strasbourg au nord et Colmar au sud. À l'ouest, elle permet de rejoindre la ville de Sélestat, le val d'Argent, la vallée de Villé et à l'est l'Allemagne. Le canal du Rhône au Rhin est situé à l'est du village. Les habitants sont connus sous le nom de Schowbsheimois. Les villages les plus proches, Bœsenbiesen et Richtolsheim, sont distants de moins de 2 km.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Schwobsheim
Wittisheim Sundhouse
Baldenheim Schwobsheim Richtolsheim
Bœsenbiesen Artolsheim

Communes les plus proches[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Schwobsheim est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sélestat, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,6 %), forêts (16,6 %), zones urbanisées (10,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sowasneisheim, 800 ;
  • Schwinsheim, 803.

Le nom de Schwobsheim provient vraisemblablement du nom des Souabes (en allemand Schwaben) qui ont colonisé la localité, ou encore de l'anthroponyme Schwabo et du suffixe Heim = demeure, village.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation de la localité est confirmée par une colonisation planifiée des environs et par la découverte d'un cimetière mérovingien. Au Xe siècle, l'abbaye d'Ebersmunster possède des terres dans la commune, de même que l'évêché suisse de Coire, chef-lieu du canton des Grisons. Le village passe ensuite entre les mains de l'évêché de Strasbourg qui le cède à titre de fief aux Landgraves de Werd. À partir de 1325, le fief est revendu à l'évêché de Strasbourg qui l'intègre au bailliage de Bernstein, puis à celui de Marckolsheim, jusqu'à la Révolution. À la suite de la politique des Réunions, lancée par le roi Louis XIV, le 9 août 1680, le village est annexé par le royaume de France comme une grande partie de l'Alsace. Le Traité de Ryswick en 1697 vient ratifier cette annexion. L'histoire du village est ensuite intimement liée à celle du reste de l'Alsace. En 1871, à la suite de la guerre franco-allemande de 1870, Schwobsheim devient allemand avant de revenir à la France après la Première Guerre mondiale. La commune est brièvement incluse dans le Troisième Reich durant la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Schwobsheim

Les armes de Schwobsheim se blasonnent ainsi :
« Taillé : au premier de gueules à la crosse épiscopale d'argent issant de la partition, au second d'argent à la bande de gueules, fleuronnée et contre-fleuronnée de sinople. »[8].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Schwobsheim.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Marie Simler[9]    
2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Denise Kempf [10]
Réélue pour le mandat 2020-2026
   
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2019, la commune comptait 327 habitants[Note 3], en diminution de 2,68 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,76 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12665131178200190209215230
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
228233228219214213235254249
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256254229221222233234200211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
196191209200216225242243305
2015 2019 - - - - - - -
324327-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancien village[modifier | modifier le code]

Il existait entre Schwobsheim et Wittisheim un ancien village connu sous le nom de « Issenzeim » qui a aujourd'hui complètement disparu. Selon la rumeur les habitants de ce village ont été décimés par une épidémie de peste.

Église catholique Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Schwobsheim possédait une église dès le XIVe siècle. L'église est citée en 1371, elle est peut-être l'héritière d'un ancien édifice cité dès 953. Ruinée à plusieurs reprises, l'église a fait l'objet entre-temps de plusieurs transformations dont la dernière en 1842. Sa configuration présente un clocher en façade, avec une nef unique et un chœur en retrait. L'orgue baroque de type « Besançon » est l'un des plus beaux de la région classé dans les monuments historiques, restauré en 1995. Le fond de la nef est représenté par des sculptures modernes.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Ancien presbytère (XVIIIe-XIXe), aujourd'hui école, 40 rue de l'École.
Oratoire fermé.

Ferme en pans de bois[modifier | modifier le code]

Presbytère[modifier | modifier le code]

Renouvelé en appartements, le Presbytère a été inauguré le à la suite de 13 mois de travaux.

Associations du village[modifier | modifier le code]

  • Le club des jeunes ;
  • La chorale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sélestat », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  9. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.