Rossfeld

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Rossfeld
Rossfeld
Rue Principale à Rossfeld.
Blason de Rossfeld
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Erstein
Maire
Mandat
Daniel Koehler
2020-2026
Code postal 67230
Code commune 67412
Démographie
Gentilé Rossfeldois, Rossfeldoises [1]
Population
municipale
1 024 hab. (2019 en augmentation de 10,23 % par rapport à 2013)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 24″ nord, 7° 37′ 00″ est
Altitude Min. 158 m
Max. 162 m
Superficie 6,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Erstein
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Rossfeld

Rossfeld est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Ried, cette zone allant de Colmar jusqu'au sud de Strasbourg.

Le village est à 6 km au sud-est de Benfeld, entre Herbsheim et Witternheim, Rossfeld est un des derniers villages au nord du Grand Ried. Il s'est développé de part et d'autre de la rivière Zembs - en particulier sur sa rive gauche - sur une levée récente bordant le Ried de l'Ill à l'ouest. Sur la levée dominent les cultures, dans le Ried (Ried gris) les prés, et les bois.

Le village est à une altitude de 160 mètres.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Zembs

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rossfeld est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,9 %), forêts (29,8 %), zones agricoles hétérogènes (23,5 %), zones urbanisées (8,5 %), prairies (5,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du germanique hroscheval») et feld (« champ »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il était une fois une belle ferme cachée dans la forêt riveraine de la Zembs, entre l'Ill et le Rhin et dont le nom était « Rosevelt ». C'était à l'aube du XIVe siècle. Les habitants se livraient à la pêche, à la chasse, au défrichement de la forêt et surtout à la culture des terres ainsi gagnées.

Le nom du hameau grandissant a évolué et nous trouvons Rossefeld en 1450, Rossenfeldt en 1359, puis couramment Rossfald et Rossfeld dans les écrits du XVIe siècle. Le village, de vocation surtout agricole, semble avoir été dès l'origine la propriété des évêques de Strasbourg et ceci jusqu'à la Révolution française. Il n'y est jamais question de résidence seigneuriale, encore moins de château. La population, qui comptait un peu plus de trois-cents habitants au début du XIXe siècle, a doublé en l'espace de cent ans, (698 habitants en 1900) et ce chiffre, après une petite baisse au milieu du XXe siècle, est remonté aujourd'hui à 777 habitants (2005).

L'église Saint-Wendelin.

Le blason primitif du village est le « coutre de charrue posé en bande sur fond d'azur ». Mais la résonance « chevaline » l'a facilement emporté, même dans les documents officiels, puisque lors d'une grande entreprise d'abornement des limites communales, on a fait sculpter officiellement dans la pierre le fer à cheval pour marquer le côté Rossfeld. Plus d'une vingtaine de ces bornes au fer à cheval et portant les dates de 1746 ou 1747 en font foi aujourd'hui encore sur la limite orientale du ban. D'ailleurs l'imposant bâtiment de la mairie actuelle, construit en 1867, porte bien fièrement un grand fer à cheval sculpté dans sa façade.

Rossfeld, au point de vue politique, a toujours été une commune indépendante ; il n'en fut pas de même de la vie paroissiale où le village faisait longtemps partie de la paroisse voisine de Herbsheim. -

  • En 1810, le conseil municipal obtient l'autorisation de construire une chapelle dans le cimetière au centre du village pour éviter aux habitants le trajet aller et retour à Herbsheim pour les offices.
  • En 1820, Rossfeld devient paroisse indépendante rattachée au doyenné de Benfeld ; arrivée du premier curé-administrateur.
  • En 1835, la commune fait construire le premier bâtiment public qui sera la mairie-école en vue de l'instruction des garçons et des filles ; une classe unique et mixte, mais ni obligatoire, ni gratuite.
  • En 1838, le conseil municipal décide la construction d'une église, la chapelle existante ne pouvant recevoir que la moitié des paroissiens. Le village a 550 habitants (déc. du 4 nov. 1838).

La même année : suppression du pâturage communal (Allmend) de 20 ha par division en 133 lots qui seront retournés et loués presque gratuitement à chaque ménage. C'est l'origine des « Umbruch ». La coupe des très nombreux chênes du pâturage rapportera la somme de 35 518 F pour la construction de l'église qui coûtera 90 000 F ().

  • En 1841, le cimetière est transféré à la lisière ouest du village et la chapelle démolie.

Le conseil municipal vote la gratuité de l'enseignement primaire et la commune prend à sa charge l'écolage mensuel de 40 centimes que chaque écolier devait payer à l'instituteur. La moyenne des enfants scolarisés était de 95 à 105 en hiver, de 30 à 40 en été. (Ext. des déc. du C.M. du 18 nov. 1841).

  • En 1842, la construction de l'église est réalisée rapidement grâce à l'aide bénévole de nombreux paroissiens de toutes les professions ; le couronnement sera l'acquisition d'un orgue neuf Stiehr en 1843 pour 10 000 F.
  • En 1849, achat d'une maison avec jardin en vue d'en faire une école de filles ; celle-ci ouvrira ses portes en 1851 et sera dirigée jusqu'en 1877 par des sœurs de Ribeauvillé.
  • En 1867, construction de l'imposant bâtiment de la mairie sur la rive gauche de la Zembs.
  • En 1900, le pont de bois de la Zembs est remplacé par un pont de pierre.
  • En 1901, la rue Principale est ré-empierrée ; les rigoles auront un nouveau tracé et les trottoirs seront bordés de pierres de taille.
  • En 1912, fondation de la chorale Sainte-Cécile, sous l'impulsion du directeur d'école J.Ph. Witz et du curé Martin Blumstein arrivé dans la paroisse en juillet.
  • En 1914, mobilisation et début de la Première Guerre mondiale.
  • En 1918, Armistice et fêtes du retour de l'Alsace à la France.
  • En 1921, érection du monument aux morts, en souvenir des vingt victimes de la Première Guerre mondiale et baptême de deux cloches en remplacement de celles qui avaient été enlevées par les Allemands pendant la guerre.
  • En 1922, création du corps des sapeurs-pompiers de Rossfeld dont le premier chef de corps fut Alfred Hurstel, le forgeron du village.
  • En 1939, Seconde Guerre mondiale suivie de l'occupation nazie en 1940 et de l'incorporation de force des jeunes Rossfeldois en 1942.
  • En 1944, le  ; ce dimanche matin, les troupes du général Leclerc libèrent rapidement le village ; mais le , les troupes allemandes reprennent le village par la bataille de Rossfeld. Un tiers de la population a pu s'enfuir sous les bombardements pour se réfugier dans l'arrière-pays jusqu'au où le village sera libéré une seconde fois. Il y eut vingt victimes civiles et de nombreuses destructions. La reconstruction sera longue et difficile.

À ce sujet, lire l'article sur le site Internet de la Compagnie des chars de France Libre : bataille de Rossfeld


Extraits : Nous avons été particulièrement touché par l'accueil chaleureux de la Municipalité et de la population de Rossfeld. Le souvenir des combats de 1944 prélude à la délivrance y est reste très vivace. Nous avons voulu marquer notre passage a Rossfeld avec nos remerciements à Monsieur le maire en lui offrant un exemplaire de notre livre "Le chemin le plus long. Aussi nous reproduisons ces quelques pages où il est question des événements de à Rossfeld.


  • En 1947, le clocher, gravement atteint, sera abattu à la dynamite et reconstruit : l'église, restaurée, est bénite et rouverte au culte le .

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason ville fr Rossfeld (Bas-Rhin).svg

Les armes de Rossfeld se blasonnent ainsi :
« D'azur au coutre de charrue d'argent posé en bande. »[9].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Rossfeld.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Vincent Braun    
mars 2001 mai 2020 Jean-Claude Rohmer[10]    
mai 2020 En cours Daniel Koehler [11]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2019, la commune comptait 1 024 habitants[Note 3], en augmentation de 10,23 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,76 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320342410479540556551538612
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
621679703706654653634659688
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698673686629643614622618658
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
641624628665687708772785809
2014 2019 - - - - - - -
9661 024-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancien moulin
  • parties constituantes : cour ; jardin
  • époque de construction : 3e quart XVIIIe siècle
  • année : 1767
  • historique : ancien moulin dont ne subsiste que le logis daté de 1767, emblème de meunier
  • gros œuvre : bois ; pan de bois
  • couverture (matériau) : tuile plate
  • étages : 1 étage carré ; étage de comble
  • couverture (type) : toit à longs pans brisés ; croupe.
Presbytère
  • époque de construction : 2e quart XIXe siècle
  • année : 1842
  • auteur(s) : Antoine Ringeisen (architecte)
  • historique : une église est attestée en 1758, mais elle existait certainement auparavant ; l'église actuelle est construite entre 1842 (inscription) et 1844 (plans de réception) par Antoine Ringeisen ; la tour actuelle conforme au relevé de Ringeisen est une restauration de 1951 consécutive aux dommages de guerre
  • gros œuvre : grès ; moellon sans chaîne en pierre de taille ; pierre de taille ; enduit partiel
  • couverture (matériau) : tuile plate ; ardoise.
Ferme
  • éléments remarquables : porte
  • époque de construction : 2e quart XVIIIe siècle
  • historique : logis construit en 1726 par Henri Botz : date sur la porte d'entrée sculptée ; porte piétonne datée 1742
  • gros œuvre : bois ; pan de bois
  • couverture (matériau) : tuile mécanique
  • étages : 1 étage carré ; étage de comble
  • décor : sculpture
  • couverture (type) : toit à longs pans ; demi-croupe
  • escaliers : escalier intérieur ; escalier en équerre
  • typologie : pan de bois décoratif ; loggia de pignon ; cave haute à l'arrière
Croix de chemin
  • époque de construction : 1re moitié XVIIIe siècle ; 2e quart XIXe siècle
  • auteur(s) : maître d'œuvre inconnu
  • historique : croix vraisemblablement sculptée dans la 1re moitié du XVIIIe siècle par le maître anonyme dit du calvaire d'Eschau ; croix rénovée en 1843 par F. Schen, maire
  • gros œuvre : grès
  • décor : sculpture
  • représentation : Christ en croix ; Vierge de Pitié
Mairie
  • année : 1867
  • auteur(s) : maître d'œuvre inconnu
  • gros œuvre : grès ; moellon
  • couverture (matériau) : ardoise
  • étages : 1 étage carré ; en rez-de-chaussée
  • couverture (type) : toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe
  • escaliers : escalier intérieur ; escalier tournant à retours
  • typologie : mairie à porche et balcon
Tableau dans l'église
  • matériaux : bois : taillé, doré ; toile (support) : peinture à l'huile
  • dimensions : h = 6 ; la = 313 ; pr = 91
  • iconographie : scène biblique (Assomption) figures bibliques (saint Joseph : Enfant Jésus)
  • auteur(s) : Feuerstein Martin (peintre) et Vonhoff (peintre)
  • lieu d'exécution : lieu d'exécution : Allemagne, Bavière, Munich
  • date : 1843
Maître-autel dans l'église
  • matériaux : bois : taillé (décor en relief), peint (polychrome), doré
  • dimensions : h = 335 ; la = 360 ; pr = 115
  • iconographie : figures bibliques (Christ en croix, Bon Pasteur)
  • ornementation (ornement à forme géométrique)
  • auteur(s) : auteur inconnu
  • date(s) : vers 1843
  • historique : maître-autel probablement de 1843 comme les deux autels latéraux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 67 - Bas-Rhin - Habitants », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  10. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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