Bertrand de Comps

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Bertrand de Comps
Image illustrative de l'article Bertrand de Comps
Bertrand de Comps, par J.-F. Cars, c. 1725
Biographie
Naissance ?
Comps-sur-Artuby (?)
Décès vers /
Ordre religieux Ordre de Saint-Jean
de Jérusalem
Langue Langue de Provence
Supérieur de l'Ordre
1236 –1239/1240
Prieur de Saint-Gilles
décembre 1231 –avril 1234
Chevalier de l'Ordre

Bertrand de Comps est le 17e supérieur[1] de L'Hospital de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de 1236 à sa mort en 1239 ou 1240.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il apparait pour la première fois dans les archives de l'ordre en temps que simple frère et date de en Terre sainte[2]. Il apparait encore comme prieur de Saint-Gilles du au . Il dut prendre son office en 1230 ou 1231, puisque son prédécesseur, G. des Ormes, était encore prieur de Saint-Gilles en 1229. Entre et l', nous n'avons rien qui le concerne, mais il fut peut-être directement du prieuré au magistère[3].

Il fut élu entre le mois de mai et le , et devait tenir son poste de grand maître au moins jusqu'en , date d'une dernière mention de lui, peut-être plus tard puisque la première mention de son successeur Pierre de Vieille-Bride date de 1240[3].

Les généalogistes le donnent originaire de la ville de Comps-sur-Artuby en Bas-Dauphiné mais sans aucune certitude. Ce qui va quand même dans le sens qu'il fut prieur de Saint-Gilles dont relevait le Bas-Dauphiné[2]. Notons simplement une divergence quand aux armories des anciens seigneurs de Comps. Pour sa part Bertrand de Comps portait dans les nobiliaires de l'Ordre, de gueules à l'aigle échiquetée d'argent et de sable[2].

Sous son magistère[modifier | modifier le code]

La paix est assuré jusqu'en 1237 n'est pas très nette quand aux manœuvres des Hospitaliers. Ils apparaissent au moins deux fois, avoir songé à négocier une alliance avec les ennemies des francs de Terre sainte. Le pape les accusait de vouloir s'entendre avec les Assassins contre le prince d'Antioche avec lequel ils étaient en hostilités déclarées. Il leur reprochait du versement d'un tribut, attesté par ailleurs, en échange de leur protection[3].

Grégoire IX formula une menace d'excommunication envers les Hospitaliers, mais aussi envers les Templiers, le . Le , il formula une nouvelle accusation envers les Hospitaliers, les accusant d'une vie scandaleuse et d'une discipline relâchée. Les accusant de plus de soutenir Jean Dukas, gendre de Théodore Lascaris, proclamé empereur d'Orient à Nicée en menaçant la domination chancelante des empereurs de Constantinople[4].

Pour le développement de l'Ordre, il fait signaler, en Orient, à Chypre, les libéralités du roi Henri de Lusignan et d'Agnès de la Beaume qui procure à Bertrand de Comps de grands accroissements territoriaux. En Occident, les progrès se confirment en Poméranie, en Silésie, en Moravie et en Pologne malgré la création des Teutoniques[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B. Galimard Flavigny (2006) p. 317-319
  2. a, b et c Delaville Le Roulx (1904) p. 179
  3. a, b et c Delaville Le Roulx (1904) p. 180
  4. Delaville Le Roulx [1904) p. 181
  5. Delaville Le Roulx [1904) p. 181-182

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Galimard Flavigny (2006) Histoire de l'ordre de Malte, Perrin, Paris
  • J. Delaville Le Roulx, Les hospitaliers en terre sainte et à Chypre 1100 à 1310, Paris, Ernest Leroux, 1904

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]