Guillaume de Chateauneuf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Guillaume de Chateauneuf
Image illustrative de l’article Guillaume de Chateauneuf
Guillaume de Chasteauneuf
par J.-F. Cars, c. 1725
Biographie
Naissance ?
Décès
à Saint-Jean-d'Acre
Ordre religieux Ordre de Saint-Jean
de Jérusalem
Langue Langue de France
Supérieur de l'Ordre
Maréchal de l'Ordre
Chevalier de l'Ordre

Guillaume de Chateauneuf est le 19e supérieur[1] de L'Hospital de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de 1243 à sa mort en 1258.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce chevalier français est connu comme simple frère le , il est nommé maréchal de l'Ordre le et prend la direction de l'Ordre dès le [2]. Il a été prisonnier et fut remplacer dans ses fonctions de grand maître par Jean de Ronay. Par contre, la date de sa mort ne nous est pas connue ; il est déjà remplacé par son successeur Hugues Revel le mais il était encore en fonction le , il est très certainement décédé à l'[3].

La possession et la perte de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Quand Chateauneuf prend ses fonctions de grand maître, les sultans arabes étaient en pleine compétition et venaient de laisser aux Chrétiens la possession de Jérusalem. Les Templiers avaient commencés la fortification de la ville en 1244 lorsque commence l'invasion des Khwarezmiens[2]. Cette peuplade turque, qui avait envahi la Mésopotamie, est appelée par le sultan d'Égypte : ils s'emparent de Tibériade, de Safed et de Tripoli et sont devant Jérusalem le [2].

Le patriarche de Jérusalem, Robert de Nantes, et les grands maîtres du Temple et de L'Hospital, étant venus relever le courage des habitants, repoussèrent les assaillants mais, le châtelain impérial et le grand précepteur de l'Hospital perdirent la vie lors du combat[4]. Les habitants, à peine Jérusalem quittée, virent sur les murailles de la ville flottées les bannières des Chrétiens ; ils firent demi-tour et, devant cette tromperie, furent tous massacrés pendant que la ville fut mise à sac[4].

La bataille de La Forbie[modifier | modifier le code]

Les troupes alliées des Chrétiens, associées aux Templiers, aux Hospitaliers et aux Teutoniques, et des Musulmans quittent Saint-Jean-d'Acre le et marchent sur Jaffa et tombent sur les Khwarezmiens et les troupes égyptiennes le [4]. Dans la bataille de La Forbie près de Gaza, les alliés musulmans lâchent prise à la première rencontre et les troupes chrétiennes se retrouvent seules. Le combat inégal abouti à un désastre, 16 000 hommes perdent la vie et 800 furent prisonniers parmi lesquels 325 chevaliers et 200 turcoples chez les Hospitaliers, parmi eux le grand maître Guillaume de Chateauneuf emmené au Caire, seuls dix-huit Templiers et seize Hospitaliers peuvent s'échapper[4].

C'est alors que Jean de Ronay prend l’intérim du grand maître. Il était grand précepteur de l'Hospital lors de la bataille de Forbie, il devient lieutenant ad interim en attendant la libération de Guillaume de Chateauneuf[5].

La libération de Guillaume de Chateauneuf[modifier | modifier le code]

Après le désastre de la septième croisade, Louis IX revient à Saint-Jean-d'Acre le . On le pressait de toute part pour son retour en France, mais il ne voulait quitter le Terre sainte qu'après avoir assurer la libération des prisonniers. Pour hâter leur libération, il délégua par deux fois Jean de Valencienne, qui grâce à ces efforts obtient la libération d'un grand nombre de prisonniers dont Guillaume de Chateauneuf et 25 chevaliers-Hospitaliers qui arrivent à Acre le [6].

En 1756, une trêve de dix ans fut conclue entre les sultans de Damas et d'Égypte et les barons de Terre sainte, les Templiers et les Hospitaliers, le roi de France, pris en son représentant Geoffroy de Sargines et le comte de Jaffa[7].

La guerre entre Gênes et Venise[modifier | modifier le code]

Les Génois et les Vénitiens avaient une possession indivise de l'église de Saint Sabbas et chacun en voulaient une possession exclusive. Le pape avait cru régler le problème en engageant l'abbé à vendre l'église aux Génois puis revient sur sa décision. Ceux qui avaient parti pris au droit de Hugues II de Lusignan se rallièrent aux Vénitiens dont les Templiers et ceux qui avaient parti pour Conradin, dont les Hospitaliers, se regroupèrent autour des Génois[8]. Les Hospitaliers attendent le succès de la flotte génoise aux environs de Saint-Jean-d'Acre avec le contingent réuni par Philippe de Montfort. Mais, le , c'est l'échec de la flotte génoise, les Vénitiens ruinent leur quartier à Saint-Jean-d'Acre en le partageant et les prisonniers furent conduits à Tyr. Cela marqua la fin des hostilités[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B. Galimard Flavigny (2006) p. 317-319
  2. a b et c Delaville Le Roulx (1904) p. 190
  3. Delaville Le Roulx (1904) p. 201-202
  4. a b c et d Delaville Le Roulx (1904) p. 191
  5. Delaville Le Roulx (1904) p. 193
  6. Delaville le Roulx (1904) p. 197
  7. Delaville Le Roulx (1904) p. 199
  8. a et b Delaville Le Roulx (1904) p. 200

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • J. Delaville Le Roulx, Les hospitaliers en terre sainte et à Chypre 1100 à 1310, Paris, Ernest Leroux, 1904
  • Bertrand Galimard Flavigny (2006) Histoire de l'ordre de Malte, Perrin, Paris

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]