Gregorio Carafa

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Gregorio Carafa
Image illustrative de l'article Gregorio Carafa
Gregoire Caraffa, par J.-F. Cars, c. 1725
Biographie
Naissance
Castelvetere en Calabre
Décès
La Valette
Ordre religieux Ordre de Saint-Jean
de Jérusalem
Reçu de minorité 1615
Langue Langue d'Italie
Grand maître de l'Ordre
1680 –1690
Précédent Nicolas Cottoner y de Oleza Adrien de Wignacourt Suivant
Général des galères de l'Ordre
1654 –?
Chevalier de l'Ordre

Gregorio Carafa, né le à Caulonia et mort le à La Valette, est un religieux catholique italien du XVIIe siècle, qui fut archevêque de Salerne et le 62e grand maître[1] de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Castelvetere, en Calabre, Gregorio Carafa est en réalité originaire de Naples : issu des princes de Roccella, il appartient à l'une des grandes familles nobles de la cité parthénopéenne, celle des Carafa, qui compte parmi ses ancêtres des personnalités telles que le pape Paul IV (Gian Pietro Carafa, 1476-1559) et possède de nombreux fiefs en Calabre. À la fin du XIVe siècle, un autre Carafa, Bartolomeo Carafa della Spina, avait été anti-grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Entré de minorité au service de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (dès 1615), Gregorio Carafa se fait remarquer par ses qualités militaires : il est nommé général de la flotte de l'ordre en 1654 et, deux ans plus tard, il commande le contingent maltais victorieux lors de la bataille des Dardanelles. À Malte, il se distingue également comme un grand protecteur des arts et un promoteur de grands chantiers : il protège le peintre Mattia Preti, principal peintre napolitain de la seconde moitié du XVIIe siècle, originaire comme lui de Calabre et qui s'installe à Malte, il commande la décoration ou la reconstruction de plusieurs édifices comme l'église de l'hôpital du Saint-Esprit ou l'auberge d'Italie à La Valette. Il fait également restructurer les fortifications de la ville par Carlos de Grunenbergh. À sa mort en 1690, il est enterré dans un fastueux monument funéraire en marbres polychromes dans la chapelle de la langue d'Italie à l'intérieur de la co-cathédrale Saint-Jean.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B. Galimard Flavigny (2006) p. 317-319

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]