Bercy 89

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Bercy 89

Live de Michel Sardou
Sortie 1989
Enregistré
Palais omnisports de Paris-Bercy
Durée h 59 min 45 s
Genre Variété française
Label Tréma

Albums de Michel Sardou

Bercy 89 est le neuvième album live de Michel Sardou enregistré en 1989 lors de son premier passage au Palais omnisports de Paris-Bercy, le . Le concert n'a jamais été édité en vidéo car aucun accord financier n'a été trouvé pour les droits d'auteur de la mise en scène finale de Robert Hossein[1] sur la chanson Un jour la liberté. Michel Sardou se serait opposé à une réalisation de vidéo excluant le tableau final.

À la suite de ce passage à Paris-Bercy où il reste en tête d'affiche durant dix-huit jours (du au ) et au cours desquels il remplit chaque soir la salle de 18 000 spectateurs, il obtient une Victoire de la musique le pour avoir fédéré le plus grand nombre de spectateurs au terme d'une même tournée[réf. nécessaire].

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Disque 1[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. L’Acteur 5:25
2. Chanteur de jazz 4:35
3. Tous les bateaux s’envolent 4:07
4. Dans ma mémoire elle était bleue 4:35
5. Dessins de femme 4:02
6. Road book 3:22
7. Le Paraguay n’est plus ce qu’il était 6:47
8. Rouge 4:45
9. Les hommes qui ne dorment jamais 3:54
10. Une lettre à ma femme pour tout lui expliquer 4:10
11. L’An mil 6:23
12. La même eau qui coule 4:59
13. Minuit moins dix 4:13

Disque 2[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. Les Yeux d’un animal 4:13
2. Afrique adieu 3:59
3. Attention les enfants… danger 4:01
4. Les Bateaux du courrier 3:44
5. 1965 4:27
6. Elle en aura besoin plus tard 5:04
7. Vincent 4:05
8. Le Successeur 4:49
9. Musulmanes 6:21
10. Les Lacs du Connemara 5:27
11. Un jour la liberté 12:14

Autour du concert[modifier | modifier le code]

Michel Sardou se produit pour la toute première fois au Palais omnisports de Paris-Bercy le jour-même de l'enregistrement de l'album, le .

La chanson Un jour la liberté[modifier | modifier le code]

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Le concert se termine sur la chanson Un jour la liberté, écrite par Michel Sardou et Pierre Barret (qui a déjà collaboré avec Sardou sur le texte de chansons à thème historique, L'An mil en 1983 et Les Routes de Rome en 1987) et composée par Jacques Revaux et Jacques Cardona. Elle a pour thématique le bicentenaire de la Révolution française de 1789. La chanson n'a jamais été enregistrée en version studio et n'est présente que dans l'enregistrement de ce concert et sur les intégrales du chanteur.

Constat pessimiste sur l'évolution des idéaux des Lumières, principaux facteurs philosophiques de la proclamation de la République en 1792, au cours de cette période de bouleversements (« Pourquoi a-t-elle si vite, au gré des circonstances / Oublié l'essentiel des leçons de Voltaire ? »), la chanson s'interroge sur la continuité entre la proclamation des droits de l'homme et la réalité de leur application (« Elle permettait d'un coup à chacun d'exister / Humain sans rien devoir au hasard de naissance / Elle nous faisait égaux dans la fraternité / Elle avait de bonnes intentions, la Révolution »). Elle rappelle également les oppositions inhérentes à la Révolution, notamment le déchirement de la guerre de Vendée (« Si la France était menacée / Comme eux j'irai mourir à pied / […] Mais qu'on brûle un bout de mon champ / Alors je me ferai Chouan ») mais aussi le conflit entre Jacobins et Girondins (« Pour proclamer les droits de l'homme / Je m'inscrirai aux Jacobins / Mais comme je crois au droit des hommes / je passerai aux Girondins »).

Les chœurs de Bruno Rossignol se chargent de chanter l'introduction – ponctuée des notes du premier vers du Chant des partisans – ainsi que le refrain. L'introduction évoque la fin du monde qui se rapproche ainsi que l'Apocalypse de saint Jean (« Le monde va bientôt disparaître […] / Bientôt la Terre, de sang couverte / Verra l'agneau des cieux paraître »). Le rapprochement de l'époque révolutionnaire avec l'eschatologie chrétienne se trouve renforcé par la périphrase « Fille de Dieu » qui vient qualifier la Liberté. Cette introduction évoque enfin le thème de la réincarnation, authentique dans le répertoire de Sardou, ce dernier ayant consacré un nombre certain de chansons à cette thématique (Un roi barbare (1976), Je ne suis pas mort, je dors (1979), La même eau qui coule (1988)...), en ces termes : « Le monde vieillit, le monde périt / […] Mais ne crains rien, un jour prochain / Il te fera renaître ». La mise en scène accompagnant la chanson est effectuée par Robert Hossein et nécessite la présence de plus de cent figurants[2].

Crédits[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]