Ayen

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Ayen
Ayen
Ayen.
Blason de Ayen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Brive
Maire
Mandat
Hélène Lacroix
2020-2026
Code postal 19310
Code commune 19015
Démographie
Gentilé Ayennois, Ayennoises
Population
municipale
708 hab. (2018 en diminution de 2,48 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 52″ nord, 1° 19′ 38″ est
Altitude Min. 123 m
Max. 379 m
Superficie 13,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Brive-la-Gaillarde
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Yssandonnais
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ayen

Ayen, Aiént en occitan, est une commune française du département de la Corrèze, dans la région Nouvelle-Aquitaine, en France.

Ses habitants sont appelés les Ayennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ayen est situé en Nouvelle-Aquitaine mais sur une des buttes témoins du Périgord blanc qui se prolongent sur le bassin sédimentaire du pays de Brive en formant l'Yssandonnais. Terre argilo-calcaire et non granitique, la commune est arrosée par l'Elle qui y prend sa source et par le Roseix, affluent et sous-affluent respectifs de la Vézère.

Vue sur les deux buttes-témoins d'Ayen depuis le Puy Guimont.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ayen est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,1 %), zones agricoles hétérogènes (34,4 %), forêts (21,5 %), zones urbanisées (3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ayen est un ancien comté, qui fut érigé en duché en pour Louis de Noailles.

En 1137, Ayen, comme toute l'Aquitaine, est réuni au royaume de France par le mariage d'Aliénor et de Louis VII, mais après le divorce d'Aliénor, elle passe sous domination anglaise.

Après deux siècles mouvementés durant lesquels les barons limousins se livrèrent à des guerres incessantes, les Anglais réoccupent Malemort et Ayen dont le château a été notamment occupé par Richard Cœur de Lion.

En 1415, les Brivistes soutenus par le roi Charles VI abattent le château de Malemort. Les survivants anglais qui l'occupaient se réfugient alors à Ayen. L'année suivante, les paysans du village mettent le siège au château.

Après 17 jours de blocus, vaincus par la famine et la soif, les Anglais se rendent. Afin d'éviter que la forteresse ne tombe aux mains de l'ennemi, Jean Ier de Comborn, futur chambellan de Charles VII, reçoit mission de raser le château d'Ayen.

Ayen fut une des étapes de la route dite de Richard Cœur-de-Lion qui guerroya en France deux siècles auparavant, depuis Ségur où il reste des vestiges du passage de sa troupe, en passant par Pompadour, Juillac, Ayen, et Noailles, pour finir sa vie tué au siège de Châlus en Limousin en 1199.

En 1842, les communes du Temple-d'Ayen et d'Ayen, canton d'Ayen, arrondissement de Brive (Corrèze), sont réunies en une seule, dont le chef-lieu est fixé à Ayen[7].

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

L'ancienne commune Le Temple d'Ayen est une des plus anciennes commanderies de l'ordre du Temple[8] puis une des plus importantes du temps des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au sein de leur langue d'Auvergne[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ayen

Son blasonnement est : Tiercé en fasce : au premier de La Religion, au deuxième d'azur aux trois fleurs de lys d'or ordonnées 2 et 1, au troisième de gueules à la bande d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1967 Louis Mareuse    
1967 1989 Maurice Cassan   Médecin
1989 1995 Gabriel Soulier   Agriculteur
1995 2014 Paul Raynal DVD  
2014 En cours Hélène Lacroix DVD Dentiste

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

C’est en 2000 que le village d’Ayen a lancé ses actions pour le développement durable en signant la Charte des Droits et Devoirs des Villages, lors de l’assemblée générale de l’association Notre Village.

En 2005, la même association propose à Ayen, qui accepte, le label « Notre Village Terre d’Avenir » visant l’équilibre social, la protection de l’environnement et l'économie responsable. Le premier programme de l’opération comportera 55 actions et le village se verra labellisé de une « hirondelle », de deux « hirondelles » en 2010 et de trois « hirondelles » en 2014.

La commune a confirmé sa politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006[10]. La commune s’inscrit dans le label Agenda 21 local et l’obtient en 2007 en devenant à cette époque la plus petite collectivité de France à posséder cette distinction. Le programme des agendas 21, construit avec le comité de pilotage, regroupant les habitants et les élus, va passer de 70 actions en 2007 à presque 170 en 2014. Cette démarche fut reconnue par le ministère de l’écologie.

Aussi, le village crée le collectif associatif réunissant des adhérents individuels, associatifs ou privés. Cela permet de créer une véritable synergie entre acteurs locaux sur les thématiques responsables.

Enfin, depuis , un service de covoiturage « EcoSyst’M » a été mise en place à Ayen. Le système fonctionne sur une monnaie locale permettant aux conducteurs d’échanger leur fichets kilométriques contre des « Y’ACA » qu’ils peuvent utiliser dans les commerces partenaires. Les commerces échangeant ensuite cette monnaie contre des euros. Cela permet d’optimiser les déplacements en voiture mais aussi de créer du lien et de l’entraide pour rompre la fracture sociale pouvant s’installer chez les personnes ne pouvant plus se déplacer seules. Ainsi, en une année de mise au point, EcoSyst’M a vendu 5 550 km et injecté 93  dans l’économie locale.

Le Bilan du durable à Ayen est plus que satisfaisant, avec la mise en place d’équipements de proximité, l’action village solidaire, la sauvegarde du groupe scolaire, l’accueil de nouveaux artisans, etc. Pour plus d'information, consultez le site "Ayen : le durable a son village".

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué trois fleurs à la commune[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 708 habitants[Note 3], en diminution de 2,48 % par rapport à 2013 (Corrèze : −0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9479359789589741 0071 1981 2631 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3661 3261 3331 3261 3301 2901 2471 1361 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1941 2401 2421 010967930906867847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
761733654704682623669708727
2018 - - - - - - - -
708--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Champs.

En 2012, selon une étude statistique de L’Insee, 69,5 % des Ayennois étaient actifs (soit 13 points de pourcentage de plus que la moyenne nationale), 6,2 % étudiants, 9,6 % inactifs et 8,7 % retraités. Cela reflète du dynamisme de la population.

Selon la même étude, la répartition des activités étaient de 40 % pour l’agriculture, 38% pour les commerces, 18% pour les administrations publique, enseignement, santé, action sociale et le reste de construction et d’industrie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Enfeu classé du XIIe siècle de l'église (XXe siècle) - (après la destruction de l'église paroissiale d'Ayen bas en 1894, les six enfeus ont été remontés autour de la nouvelle église paroissiale).
  • Panorama depuis les remparts de Ayen-Haut et la table d'orientation (360 degrés).
  • Vieux village dans le Bas Ayen.
  • Fontaine de L'Homme qui crache située dans le Bas Ayen.
  • Le Temple d'Ayen: ancienne commanderie templière puis hospitalière
  • Lieu-dit la Charnie, anciennement la Charmille qui appartenait à la commanderie du Temple d'Ayen[16]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Butte d'Ayen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  7. Par Ordonnance (n°10.168) du Roi (à Neuilly, le 5 août 1842), dans le Bulletin des Lois, 9e série : lois & ordonnances, tome 25 (no 925-970), 2e semestre 1842 [1]
  8. Jean-Marie Allard, « Templiers et Hospitaliers en Limousin au Moyen Âge. État de la recherche et nouvelles considérations. », Revue Mabillon, no 14,‎ , p. 55, note 14 (lire en ligne).
  9. Louis-Augustin Vayssière, « L’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte en Limousin et dans l’ancien diocèse de Limoges », Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze,‎ , p. 58-68, lire en ligne sur Gallica.
  10. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Ayen, consultée le 27 octobre 2017
  11. Site des villes et villages fleuris, consulté le 31 janvier 2021.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Vayssière 1884, p. 58-59.
  • "Ayen en Bas-Limousin et les Noailles pendant la Révolution" de Maurice Cassan, publié 1989 - R. Dessagne - 279 pages
  • "Le duché d'Ayen et les Noailles une terre limousine" de Maurice Cassan, publié 1987 - R. Dessagne - 245 pages
  • "Petite histoire de l'église d'Ayen" de Maurice Cassan, publié 1986

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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