Théodule Ribot (peintre)

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Théodule Ribot
Théodule Ribot (peintre) portrait d'après photographie.jpg

Théodule Ribot, photographie parue dans la revue L'Artiste.

Naissance
Décès
(à 68 ans)
Colombes
Nom de naissance
Augustin-Théodule Ribot
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Enfant
Germain Théodule Clément Ribot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Médailles aux Salons de 1864 et 1865
Officier de la Légion d'honneur en 1887

Théodule Ribot, né à Saint-Nicolas-d'Attez le et mort le à Colombes, est un peintre, aquafortiste et aquarelliste réaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un ingénieur civil, Ribot dut se livrer d’abord aux travaux géométriques et au dessin linéaire[1]. Se destinant à la carrière artistique, il était entré à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie[1]. Ayant trouvé, pour assurer la subsistance de sa mère et ses sœurs, du travail chez un décorateur de stores, et peint des bordures pour un fabricant de glace. Il se marie tôt et se rend à Paris en 1845, où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize.

Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions[1], il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant un grand nombre de dessins pour des industriels[1] et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant pour lui-même la nuit.

Il ne put figurer au Salon qu’à partir de 1861, où il débuta avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le font connaître du grand public[1]. Il a exposé depuis Prière des petites filles, Toilette du matin (1864), Chant du cantique, Rétameurs, le Martyre de saint Sébastien (1865) acquis par l’État pour le Luxembourg, le Christ au milieu des Docteurs, le Fluteur (1866) ; le Supplice des coins, d’une énergie très remarquée, Un vieillard (1867) l’Huitre et les plaideurs (1868) acquis pour le musée de Caen ; les Marionnettes au village, les Philosophes (1869), pour le musée de Saint-Omer ; le Bon Samaritain, Jeune Homme à la manche jaune, acquis pour le Luxembourg (1870), la Lecture, Une jeune fille (1874) ; Cabaret normand (1875) ; Loge de famille, Portrait de Madame Gueymard-Lauters (1876) ; Bretonne de Plougastel, Vieux Pêcheur de Trouville (1877) ; Ménagère relevant ses comptes, Mère Morieu (1878)[1].

Il a obtenu une médaille de 3e classe en 1864 et 1865[2], une médaille de 3e classe à l’exposition universelle de 1878[1]. Il emménage à cette époque à Colombes, mais tombe malade et abandonne peu à peu la peinture.

Théodule Ribot, qui a aussi traité avec succès l’eau-forte et l’aquarelle[1], a peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des natures mortes, des portraits et des scènes de genre[3]. Il est l’ami d’Henri Fantin-Latour et de François Bonvin.

En 1884, alors qu’il est affaibli, ses amis Fantin-Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet donnent un banquet en son honneur et lui offrent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ».

Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887. Il est le père du peintre Germain Théodule Clément Ribot (d) (1845-1893).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Théodule Ribot sont conservées dans les musées d’Amsterdam, Arras (Musée des beaux-arts), Bayeux (Musée Baron-Gérard), Bilbao, Boston, Budapest, Buenos Aires, Caen (Musée des beaux-arts), Chicago, Dresde, Grenoble, Lausanne (Musée cantonal des beaux-arts), Lille, Lyon, Marseille, New York, Paris (Louvre), Philadelphie, Reims, San Francisco, Vienne, Colombes (Musée municipal d’Art et d’Histoire).

  • Thaix, église Saint-Martin : Martyr de saint Sébastien, huile sur toile, achat de l’État en 1882[4]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, , 5e éd., 1892 p. (lire en ligne), p. 1891.
  2. Base Léonore : Augustin Théodule Ribot
  3. Dictionnaire Bénézit 1999, p. 641
  4. Yves Ducroizet et Robert Pommery (illustrateur), « Le canton de Fours », La Camosine, Les Annales des Pays Nivernais, n° 154, p.37.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 11, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030214), p. 641-642.
  • Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l’École française depuis l’origine des arts du dessin jusqu’à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, tome 2, p. 370-371, Librairie Renouard, Paris, 1885 (lire en ligne).
  • Geneviève Lacambre, Jacqueline de Rohan-Chabot, Le Musée du Luxembourg en 1874, p. 154, Éditions des Musées Nationaux, Paris, 1974.
  • Abbé Sertillanges, Notice sur la vie et les travaux de M. Théodule Ribot, Paris, imp. Firmin-Didot, 1920.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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