Auguste-Barthélemy Glaize

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Auguste-Barthélemy Glaize
Glaize - Le sang de Venus, 1845.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Maîtres
Conjoint
Rose-Esther Rémond (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Auguste-Barthélemy Glaize, né le à Montpellier, et mort le à Paris, est un peintre, lithographe et pasteliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève des peintres Achille Devéria et Eugène Devéria, Glaize fit ses débuts au Salon de 1836 avant de s’installer à Paris[1].

Après avoir traité d’abord le genre et les sujets religieux[1], il demanda à la littérature et aux idées romantiques des inspirations souvent heureuses[1] et est considéré comme l’un des grands peintres français, marquant sa carrière par d’importants tableaux d’histoire et des cycles de peinture monumentale religieuse dans plusieurs églises de France.

Son tableau, l’Étoile de Béthléem, représentant l’arrivée des Rois Mages, guidés par un ange portant l’étoile dans sa chevelure et désignant la Sainte Famille à leur vénération, conservé dans l’église de Quesnoy-sur-Airaines est considéré par Didier Rykner comme l’un de ses chefs-d’œuvre[2]. Les critiques de l’époque ont été généralement hostiles à sa manière quelque peu profane de traiter une scène religieuse[2]. Alfred Des Essarts, qui n’appréciait pas la toile, souligne néanmoins son originalité[2]. Il a aussi cultivé avec succès la lithographie et le pastel[1].

Glaize a été le professeur de Paul-Maurice Duthoit, Joseph Aubanel et de son fils Pierre-Paul-Léon Glaize. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise[3].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Charles Baudelaire écrit à propos de la Conversion de Marie-Madeleine :

« M. Glaize a un talent – c'est celui de bien peindre les femmes. – C'est la Madeleine et les femmes qui l'entourent qui sauvent son tableau de la Conversion de Madeleine – et c'est la molle et vraiment féminine tournure de Galathée qui donne à son tableau de Galathée et Acis un charme un peu original. – Tableaux qui visent à la couleur, et malheureusement n'arrivent qu'au coloriage de cafés, ou tout au plus d'opéra, et dont l'un a été imprudemment placé auprès du Marc-Aurèle de Delacroix. »

— Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques

Galerie[modifier | modifier le code]

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Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Beaux-arts : revue d’information artistique, Paris, (lire en ligne), p. 215.
  2. a, b et c Didier Rykner, « Cinq tableaux du XIXe siècle conservés dans des églises de Picardie », sur La Tribune de l’art, (consulté le 12 mai 2018)
  3. 44e division Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 177
  4. « Les Femmes gauloises, épisode de l'invasion romaine », notice no 01610000271, base Joconde, ministère français de la Culture.
  5. « Le Pilori », notice no 000PE014826, base Joconde, ministère français de la Culture.
  6. « Pharmacie et Chapelle de la Miséricorde », sur http://www.montpellier.fr/ (consulté le 20 mai 2017)
  7. « Héliodore chassé du temple », notice no 000PE001330, base Joconde, ministère français de la Culture.
  8. « Les Femmes gauloises, épisode de l'invasion romaine », notice no 000PE028907, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « La Pourvoyeuse de misère », notice no 00000055456, base Joconde, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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