Alain Gest

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Alain Gest
Illustration.
Alain Gest (à droite) lors d'une inauguration à Longueau le 20 juin 2016
Fonctions
Député de la 4e circonscription de la Somme

(5 ans)
Élection
Prédécesseur Gilbert Mathon (PS)
Successeur Jean-Claude Leclabart (REM)
Président de la Communauté
d'agglomération Amiens Métropole
En fonction depuis le
(4 ans, 6 mois et 4 jours)
Élection
Prédécesseur Gilles Demailly (PS)
Député de la 6e circonscription de la Somme

(4 ans et 19 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Fleury (PS)
Successeur Jacques Fleury (PS)

(10 ans)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jacques Fleury (PS)
Successeur La circonscription est supprimée.
Conseiller général du Canton de Corbie

(19 ans et 11 jours)
Élection
Réélection ,
Prédécesseur Claude Lemoine (PCF)
Successeur Isabelle Demaison (PS)
Président du Conseil général de la Somme

(3 ans et 5 jours)
Prédécesseur Fernand Demilly (PSD)
Successeur Daniel Dubois (UDF)
Conseiller régional de Picardie

(7 ans, 2 mois et 13 jours)

(4 ans, 4 mois et 14 jours)
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Amiens (Somme)
Nationalité Française
Parti politique UMP, LR
Diplômé de Université d'Amiens
Profession Consultant

Alain Gest, né le à Amiens (Somme), est un homme politique français. Il est l'actuel président d'Amiens Métropole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Fils d’un journaliste sportif du Courrier picard, Alain Gest passe les premières années de sa vie dans sa ville natale d’Amiens. Élève au lycée Louis-Thuillier, il poursuit des études de droit à la faculté d’Amiens et obtient une maîtrise de droit privé en 1975.

Joueur de tennis de table de niveau national, il consacre beaucoup de temps à cette activité, devenant entraîneur puis président de la ligue de Picardie, mais il démissionne de ses fonctions le jour de son élection au Conseil régional de Picardie en 1986.

Engagement politique et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Alain Gest entre d’abord en politique en réaction à Mai 68. Il crée un mouvement lycéen à Amiens et s’inscrit à la FNEF, syndicat étudiant rival de l’UNEF. Entre 1970 et 1972, il en est le président de la fédération picarde et entre au comité national.

En 1975, enthousiasmé par la campagne électorale de Valéry Giscard d’Estaing de 1974, il adhère à la Fédération nationale des républicains et indépendants (FNRI) qui devient le Parti républicain (PR) le .

Chargé de mission du Parti républicain dès 1978, il a la responsabilité des régions Picardie, Basse et Haute-Normandie. Chargé d’animer les fédérations, de préparer les échéances électorales et de diriger certaines campagnes, il collabore étroitement avec le ministre de l’intérieur Michel Poniatowski.

L’élection présidentielle de 1981, favorable à la gauche, est synonyme de défaite pour les partisans de Valéry Giscard d’Estaing. Contraint d’entrer dans la société civile, Alain Gest est employé comme assistant marketing aux Galeries du papier peint le  ; il quitte l'entreprise en 1983 comme directeur du marketing. Cette même année, il prend un poste de professeur d’économie et de gestion au lycée de La Sainte-Famille à Amiens. Dans le même temps, il monte un cabinet de formation professionnelle avec un ami.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Résidant à Amiens les trente premières années de sa vie, Alain Gest se marie en 1980 et part habiter dans la commune de son épouse, dans le canton de Corbie.

En 1985, il obtient son premier mandat comme conseiller général du canton de Corbie sous l’étiquette UDF.

En 1986, il devient conseiller régional de Picardie et en préside la commission des finances.

En 1993, il se présente aux élections législatives dans la 6e circonscription de la Somme où le canton de Corbie représente 20 % des voix. Le , il obtient son premier mandat de député. Battu aux législatives de 1997 par Jacques Fleury (PS), il remporte de nouveau cette circonscription le sous l’étiquette UMP puis est réélu, avec seulement 712 voix d’écart sur le candidat socialiste, le .

Nommé président de la première commission d’enquête sur les sectes à l’Assemblée nationale en 1995, il est également rapporteur de deux projets de loi et porte-parole de l’UMP sur certains textes législatifs.

Président du Conseil général de la Somme de à , il est mis à mal dans une triangulaire avec le FN aux cantonales de 2004. Il perd le canton de Corbie dont il avait la charge depuis 1985.

Le , sur proposition du ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo, le Conseil des ministres le nomme à la présidence du conseil d'administration des Voies navigables de France (VNF)[1].

En 2012, il se présente aux élections législatives dans la 4e circonscription de la Somme. Le , les résultats du second tour le donne vainqueur face à la candidate socialiste Catherine Quignon[2].

Le , il est investi par la commission nationale d'investiture de l’UMP comme candidat aux élections municipales à Amiens de mars 2014[3]. À la suite d'un accord passé avec Brigitte Fouré, la candidate investie par l'UDI, il est décidé que cette dernière conduise la liste d'union de la droite et qu'en cas de victoire la présidence de la Communauté d'agglomération d'Amiens Métropole soit confiée à Alain Gest[4]. Engagé dans la préparation de cette échéance, il annonce le ne pas se représenter à la tête des Voies navigables de France[5].

Le , Brigitte Fouré remporte les élections municipales à Amiens avec 50,39 % des voix[6]. Le , elle est élue maire de la ville tandis qu'il est nommé 6e adjoint délégué aux relations internationales, anciens combattants et voirie[7]. Le , conformément à l'accord passé avec Brigitte Fouré, il est proposé comme président d'Amiens Métropole et est élu par le conseil communautaire[8].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[9].

En mars 2017, la loi sur le non-cumul des mandats l'oblige à faire un choix entre ses mandats nationaux et locaux. Il décide de rester président d'Amiens Métropole plutôt que de se représenter aux élections législatives dans la 4e circonscription de la Somme[10]. En juin 2017, il annonce sa démission de la présidence de la fédération des Républicains de la Somme qu'il dirigeait depuis 2010 pour pouvoir se consacrer exclusivement à Amiens et à son agglomération[11].

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Anciens mandats et fonctions à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Secrétaire de l'Assemblée nationale du au , vice-président de la commission d’enquête sur l’influence des sectes, membre de la mission fin de vie 2008, président du groupe de travail de la commission sur l’environnement.

Anciens mandats locaux[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Alain Gest, Sectes : une affaire d'État, Val De France, , 191 p. (ISBN 2-84382-028-6).
  • Alain Gest, Le cœur et la raison, Senfina, (ISBN 1091971080).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Alain Gest est nommé président du Conseil d'Administration du VNF », actu-environnement.com, (consulté le 29 novembre 2013).
  2. « Résultats des élections législatives : 4e circonscription de la Somme », Le Monde, (consulté le 29 novembre 2013).
  3. Halima Najibi, « Amiens Municipales 2014 : L'UMP choisit Alain Gest », France 3 Picardie, (consulté le 29 novembre 2013).
  4. Rémi Ink, « Municipales 2014 : Alain Gest (UMP) se range derrière Brigitte Fouré (UDI) pour une union de la droite à Amiens », France Bleu Picardie, (consulté le 29 novembre 2013).
  5. « Alain Gest ne se représentera pas à la tête de VNF », France 3 Picardie, (consulté le 28 novembre 2013).
  6. « Résultats municipales 2014: Amiens rebascule une nouvelle fois », Le Huffington Post, (consulté le 6 avril 2014).
  7. a et b « 16 adjoints aux côtés de Brigitte Fouré, élue maire d'Amiens », amiens.fr, (consulté le 6 avril 2014).
  8. « Quinze vice-présidents aux côtés d’Alain Gest », amiens.fr, (consulté le 17 avril 2014).
  9. « Serge Dassault et Patrick Balkany parmi les parlementaires qui soutiennent Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 9 septembre 2016.
  10. Cécilia Sanchez, « Alain Gest choisit de rester président d'Amiens métropole plutôt que député », France 3 Picardie, (consulté le 10 juillet 2017).
  11. Halima Najibi, « Alain Gest démissionnera de la présidence de la fédération de la Somme des Républicains », France 3 Picardie, (consulté le 10 juillet 2017).
  12. « Alain Gest lâche la présidence de Voies Navigables de France », courrier-picard.fr, (consulté le 18 avril 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]