Jean Baffier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Baffier
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean Baffier, gravure de A. Brauer.
Nom de naissance Jean Eugène Baffier
Naissance
Neuvy-le-Barrois
Décès (à 68 ans)
Paris
Activité principale

Jean Eugène Baffier, né à Neuvy-le-Barrois (Cher) le et mort à Paris le , est un sculpteur et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Baffier dans son atelier en 1908, photographie de l'agence Rol.

En 1864, l'émerveillement de Jean Baffier devant la cathédrale de Nevers fut à l'origine de sa vocation. Il fut d'abord tailleur de pierres sur le chantier de restauration de la cathédrale, puis il tenta une carrière de sculpteur à Paris. Il se fit connaître par des figurines en bronze (Le Vigneron, Le Faucheur, Le Vielleux) et des étains (vases, candélabres, services de table) décorés de motifs végétaux. Il réalisa également des statues et des bustes de personnages historiques (Louis XI, Jean-Paul Marat, Jean-Jacques Rousseau).

Fervent régionaliste, il s'intéressa à la musique traditionnelle et aux contes populaires du Berry, et fonda en 1886 Le Réveil de la Gaule, revue qui dura jusqu'en 1912. Il est également l'auteur d'un recueil de récits berrichons, Nos géants d'auterfoés, dans lequel il mentionne de nombreux lieux ruraux, tels les villages de Coust ou de Saint-Pierre-les-Étieux.

Jean Baffier voulut ranimer la foi des derniers ménétriers. Après avoir rassemblé quelques vielleux et cornemuseux, il fonda à Paris, le , la Société des Gâs du Berry et aultres lieux du Centre, sise au 6, rue Lebouis dans le 14e arrondissement. Il dota cette société de deux emblèmes : la bannière et le bâton. La première bannière se compose d'un panneau de bois muni d'un manche. Elle porte la devise : « Nout' soup' est maigre mais j' la trempons dans nout' écuelle ».

Comme la plupart des fondateurs du mouvement folklorique, Jean Baffier avait des idées réactionnaires et était antisémite. On trouve ses écrits dans les journaux de l'époque (Journal du Cher, Dépêche du Berry).

Il est enterré au cimetière de Sancoins (Cher)[1].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Réveil de la Gaule, ou la Justice de Jacques Bonhomme, Paris, Imprimerie spéciale, 1886.
  • Les Marges d'un carnet d'ouvrier : objections sur la médaille à M. Zola offerte à propos de l'affaire Dreyfus, Paris, chez l'auteur, 1898 (Texte en ligne).
  • Causeries esthétiques d'un ouvrier sculpteur français. La Cathédrale de France, ses destructeurs, ses détracteurs, pourquoi on a voulu la détruire, pourquoi on l'a calomniée, Paris, chez l'auteur, 1900.
  • Nos géants d'auterfoés. Récits berrichons recueillis par Jean Baffier, préface de Jacques Boulanger, Revue du seizième siècle, Société des études rabelaisiennes, Champion, Paris, 1913 (Texte en ligne). Réédité à Paris par Champion, 1920.
  • Un jau de la grousse espèce.
  • Articles et contes, Lettres de Neuvy-le-Barrois.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, p. 48.
  2. « Monument à Louis XI – Bourges », notice sur e-monumen.net.
  3. « Monument aux morts de 1870, ou Monument aux enfants du Cher – Bourges », notice sur e-monumen.net.
  4. Gravure parue dans Le Magasin pittoresque, 15 juin 1898.
  5. Gravure parue dans Le Magasin pittoresque, 1er juin 1901.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Neil McWilliam, Monumental Intolerance. Jean Baffier, A Nationalist Sculptor in Nineteenth-Century France, Penn State University Press, 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]