Henry Murger

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Henry Murger
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Henry Murger en 1854.

Naissance
Paris
Décès (à 38 ans)
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Henri Théophile Bouillon (1864-1934), Monument à Henry Murger (1895, détail), Paris, jardin du Luxembourg[1].

Henry Murger, né le à Paris, mort le à Paris, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un concierge-tailleur et d'une ouvrière, Louis Henry Murger passe sa jeunesse parmi les « Buveurs d'Eau » (car n'ayant pas assez d'argent pour s'offrir une autre boisson au comptoir), un groupe d'artistes-bohémiens du Quartier latin que fréquentera notamment le photographe Nadar.

Ami avec les grands noms de la littérature, il connaîtra la célébrité en publiant les Scènes de la vie de bohème, un feuilleton de l'école réaliste dans lequel il met en scène ses amis, comme Schanne, sous des noms les masquant à peine.

Le compositeur italien Giacomo Puccini en tirera son fameux opéra, La Bohème, en 1896. Marcel L'Herbier et Aki Kaurismaki le porteront au cinéma.

Secrétaire du comte Tolstoï, collaborateur de différentes revues littéraires dont La Revue des Deux Mondes, il fut auteur dramatique à succès.

Ballades et fantaisies (1854) et Les Nuits d'hiver (1864) sont ses deux recueils de poésie. L'un de ses compères, Théodore de Banville, célèbre les héroïnes de Murger par un poème tout simplement intitulé « À Henri Murger » (Odelettes, 1856).

Il est mort à la maison de santé municipale à Paris, 10e (Hôpital Fernand Widal), dite Maison Dubois[2] le 29 Janvier 1861.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Scènes de la vie de bohème (1847-49)
  • Scènes de la vie de jeunesse (1851)
  • Le Pays latin (1851)
  • Propos de ville et propos de théâtre (1853)
  • Scènes de campagne (1854)
  • Le Roman de toutes les femmes (1854)
  • Ballades et Fantaisies (1854)
  • Les Buveurs d'eau (1854)
  • Le Dessous du panier (1855)
  • Le Dernier rendez-vous (1856)
  • Les Nuits d’hiver (1856)
  • Les Vacances de Camille (1857)
  • Le Sabot rouge (1860)
  • Madame Olympe (1860)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Loïc Chottard, préface à Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, Paris, Gallimard, 1988.
  • Claude Foucart, « De la conversation romanesque à l'air d'opéra : d'Henry Murger à Giacomo Puccini », in Opera als Text, Romantische Beiträge zur Libretto-Forschung, Heidelberg, Universitätsverlag, 1986.
  • Niklaus Manuel Güdel, « Henri Murger (1822-1861) : réminiscence et fin de la bohème romantique », in Robert Kopp (dir.), Achèvement et dépassement. Romantisme et Révolution(s) III, Paris, Gallimard, coll. « Cahiers de la NRF », 2010, p. 31-75.
  • Vincent Laisney, « De la sociabilité bohémienne à la sociabilité cénaculaire (les Scènes de la vie de bohème de Henry Murger) », in Sarga Moussa (dir.), Le mythe des Bohémiens dans la littérature et les arts en Europe, Paris, L'Harmattan, 2008, p. 295-314.
  • Georges Montorgueil, Henri Murger, romancier de la bohème, Paris, Grasset, 1928.
  • Tokayasu Oya, « Henry Murger, peintre des grisettes et réaliste sans le savoir », in Études de Langue et Littérature françaises, Tokyo, no  32, 1978, p. 25-45.
  • Jerrold Seigel, Bohemian Paris. Culture, politics, and the boundaries of bourgeois life, 1830-1930, Baltimore and London, The Johns Hopkins University Press, 1986.
  • Cyprien Tasset, « Construction d'enquête et définition des groupes sociaux. Réflexions à partir de Bohemian Paris, de Jerrold Seigel »

Notes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]