Claude Péloquin

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Claude Péloquin
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Biographie
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Nationalité
Activités

Claude Péloquin est un poète, écrivain, chanteur, scénariste et réalisateur québécois né à Montréal le et mort dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

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Claude Péloquin a écrit les paroles de plusieurs chansons, dont les plus célèbres sont Monsieur l'Indien et Lindberg. Cette dernière, interprétée par Robert Charlebois et Louise Forestier, permet à Péloquin de remporter le Prix Félix-Leclerc pour la « meilleure composition canadienne de l'année » en 1969.

Son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir bande de caves ! C'est assez ! » fit scandale lorsqu'il fut inscrit sur la murale du Grand Théâtre de Québec par Jordi Bonet en 1970.

En 1971, il signe les paroles d'un premier disque solo qui met en scène la musique de Jean Sauvageau; une œuvre contemporaine marquante voyageant entre l'électronique des Tangerine Dream (Allemagne) et Silver Apples (États-Unis) et une musique plus traditionnelle... (Mama Vagina) et grégorienne (Les Grands silencieux). En 1977, il travaille cette fois avec le multi-instrumentiste Michel Le François pour enregistrer Les Chants de l'éternité, une œuvre transcendante, éclatée et intrigante qui unit la douceur de chansons telles Magnétique et Matin magique à une musique et poésie plus progressive et audacieuse de Même si et Apocalyptus.

Au milieu des années 1980, il revient à la chanson à travers Robert Charlebois, que Péloquin alimente de textes pour l'album Super Position (1985). Cela donne quelques chansons pop/rock légères, pleines de pep, avec le son des années 1980 (C'est pas physique, c'est électrique, l'Amour-éléphant, Juke-Box, Zoo-Diac, Donne-moi, Je ne pense qu'à toi, l'Ouvreuse, Tout Nucléaire), mais l'album ne connait qu'un succès mitigé.

Après avoir vécu aux Bahamas, il revient s'installer au Québec dans les années 1990. Quelques éditions de luxe de ses poèmes accompagnant des œuvres dans des livres d'art ponctuent cette époque. Cette avenue de diffusion de ces œuvres lui permet de se faire apprécier des milieux corporatifs, qui lui commandent des éloges poétiques.

En 2000, Péloquin effectue un retour sur disque avec Tout le monde au ciel, mais les nouvelles pièces et la relecture techno de Lindberg ne connaissent, tout au plus, qu'un succès d'estime.

Au début de 2007, on annonce la publication d'un nouvel ouvrage de Péloquin chez Lanctôt Éditeur.

En 2009, il était censé être l'auteur du poème que prononce Guy Laliberté dans l'espace, mais Claude refuse de céder la totalité de ses droits à Guy Laliberté, et préfère donc publier son poème sous forme de livre chez l'éditeur Transit.

Le fonds d'archives de Claude Péloquin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Le 25 novembre 2018, il décède à l'âge de 76 ans des suites d'un cancer généralisé[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Jéricho (1963)
  • Les Essais rouges (1964)
  • Les Mondes assujettis (1965)
  • Manifeste subsiste (1965)
  • Calorifère (1966)
  • Manifeste infra suivi des Émissions parallèles (1967)
  • Pour la grandeur de l'homme (1969)
  • Le repas est servi (1970)
  • Éternellement vôtre (1973)
  • Chômeurs de la mort (1973)
  • Amuses crânes : aphorismes (1963-1973) (1974)
  • On est tous pris du cœur (1976)[4]
  • Inoxydables (1977), contient Amuses crânes
  • Une plongée dans mon essentiel (1978)
  • L'Autopsie merveilleuse (1979)
  • La Philharmonie du plaisir (1980)
  • Delirium Concerto (1982) en collaboration avec Alfred Pellan
  • La Paix et la Folie (1985)
  • Le Voyage en Arctique (1986)
  • L'Ouragan doux (1990)
  • Les Mers détroublées (1993)
  • Dix doigts sur les rails (1993)
  • Pour la suite des amuse-crânes (1995)
  • Les Saints-Innocents (1996)
  • Les Faits vécus (1996)
  • Vagues à Longueuil (1996)
  • Tranche de porc (1998)
  • Les Hélices dans la bouche (1998)
  • Le Poète en feu de glace (2014)
  • La Valse fatale (2017)

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1969 et 1970, il scénarise et réalise deux courts-métrages documentaires de 10 minutes pour l'Office national du film du Canada, L'Homme nouveau et Balle de gin.

Péloquin remporte, en 1971 aux Canadian Film Awards à Toronto le prix du meilleur scénario non-dramatique pour un film documentaire pour L'Homme nouveau.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1969 : L'Homme nouveau
  • 1970 : Balle de gin
  • 1971 : Moi, un savon

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Laissez-nous vous embrasser où vous avez mal, Péloquin-Sauvageau, 1972
  • Pélo Krispé, 1973
  • Les Chants de l'éternité, Éternité, 1977
  • L'Ouverture du paradis, 1979
  • Tout le monde au ciel, 2000

Notes et références[modifier | modifier le code]

2009 : Le chômeur de la mort : documentaire consacré à Claude Péloquin réalisé par Benjamin Hogue et Pierre-Luc Gouin.

  1. Notice de la BnF
  2. Fonds Claude Péloquin (MSS94) (MSS143) (MSS228) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  3. « Le poète et parolier Claude Péloquin n’est plus », sur Le Devoir (consulté le 27 novembre 2018)
  4. « Claude Péloquin | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 5 juin 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]